Plancha de dinde et de poivron, sauce aigre-douce

Explosion de goûts et de couleur pour une plancha simple et bon marché

J’ai depuis longtemps un petit faible pour les plats asiatiques au wok. J’ai voulu voir ce que ça donnait à la plancha, faut bien que je m’amuse avec mon nouveau joujou. Je vous assure qu’on a un résultat à la hauteur et ça évite bien de s’enfermer l’été dans sa cuisine.

Dinde, poivron, oignon, sauce aigre douce et le tour est joué. On prépare à l’avance et en 5 minutes c’est prêt !

Ingrédients pour 3 personnes

450 g de viande de dinde (j’ai pris du haut de cuisse, plus ferme que le filet) – 2 poivrons de couleur différentes (ici un rouge et un jaune) – 50 g d’oignon rouge de Toulouges

Sauce aigre douce : 5 cm de gingembre frais – Une cuiller à café de 5 parfums – une cuiller à soupe de miel – 3 cuillers à soupe de vinaigre de riz – 5 cl d’huile de pépin de raisin – une échalote – 2 cuillers à soupe de sauce soja – piment fort selon votre goût

Recette

Taillez votre morceau de dinde en petites lanières, y compris la peau.

Épluchez le gingembre et taillez le en petits morceaux, idem pour l’échalote puis mixe tous les éléments de la marinade pour un résultat homogène.

Réservez en la moitié et dans le reste, mettez les morceaux de dinde au moins une demi-heure.

Videz et épluchez les poivrons. Oui je sais, je fais toujours ça, ils sont plus digestes sans leur peau. Un bon économe ou un économe spécial et ça se fait tout seul !

Taillez l’oignon en gros morceaux.

Pour préparer, chauffez la plancha à feu moyen (je dirais 170/180°).

Versez un peu de marinade et faîtes y sauter les oignons une minute en tournant.

Rajoutez le viande de dinde avec sa marinade puis faîtes cuire 2 minutes en tournant.

Rajoutez les poivrons. Nourrir si besoin avec de la marinade et continuez à faire chauffer en tournant 2 bonne minutes.

Vous sentez la cuisson de votre viande lorsqu’elle offre de la résistance tout en restant élastique.

Quand c’est cuit, sortez dans une assiette et dégustez avec un riz basmati vapeur. A mon avis on peut aussi faire sauter le riz dans la marinade , une minute sur la plancha. Pas essayé mais je vois pas pourquoi ça le ferait pas.

Toujours est-il que c’est très bon.

La viande est caramélisée et juteuse, le morceau « haut de cuisse » à l’avantage d’avoir de la mâche. Les poivrons sont encore croquants, les oignons plus fondus ont perdu leur agressivité. La sauce aigre douce enrobe bien le tout.

Un petit repas de midi tranquille sur la terrasse à l’ombre du cerisier…

Pancake banane-maïs-huile de coco

Un dessert absolument végétal, et sans gluten, aux parfums des Caraïbes

Un nouveau dessert absolument sans œuf, ni gluten, ni produit laitier avec un résultat bluffant et des produits courants et plutôt bon marché. Pour cela j’ai utilisé la banane et ses extraordinaires propriétés liantes qui permettent un beau résultat.

Le plat a l’avantage d’être rapide à effectuer et d’une simplicité extrême. Il sera idéal pour un petit déjeuner ou un goûter.

Ingrédients pour 5 pancakes

2 bananes bien mûres – 80 g de fumetto (farine de maïs) – 40 g d’huile de coco + une cuiller à soupe pour la poêle – 5 gouttes d’extrait de vanille – une cuiller à café de rhum – une pincée de bicarbonate

5 cuillers à café de sucre

Recette

Tout d’abord écraser la banane à la fourchette en purée. Ajoutez la farine et la graisse puis mélanger pour obtenir une pâte souple.

Ajoutez les autres ingrédients et laissez reposer 20 minutes.

Faîtes chauffer à feu moyen dans une poêle l’huile de coco. A l’aide d’un cercle constituez vos pancakes sur une épaisseur de 5 à 10 mm.

Retournez quand c’est doré.

Saupoudrez d’une cuiller à café de sucre (idéalement un sucre brun non raffiné).

Le résultat a une bonne tenue tout en restant moelleux. Le mélange banane, coco, rhum, vanille fonctionne à merveille.

La farine de maïs donne la teinte jaune appétissante.

Et en plus il parait que c’est bien fluffy.

Quelques commentaires, il n’y a pas de raison.

La fumetto, farine de maïs, très utilisée en Italie mais aussi dans le Sud Ouest pour faire le fameux millas, gâteau au maïs (même si le nom vient du millet). Ce n’est pas de la maïzena (fécule) ni de la polenta (semoule). L’avantage c’est sa couleur mais vous pouvez utiliser certainement un autre farine sans gluten voire de la fécule à mon avis.

La banane remplace l’œuf, mais elle a un goût marqué.

Si vous trouvez l’huile de coco trop chère, vous pouvez utiliser une autre graisse végétale type margarine, mais vous aurez un goût moins typé. Je fais juste remarquer qu’on en utilise pas énormément dans la recette, même si c’est vrai que c’est pas donné.

Le truc du cercle pour donner la forme, c’est une coquetterie de cuistot. Vous pouvez également déposer vos cuillers de pâte telles quelles. Le résultat sera moins régulier, voire confectionner une grande crêpe épaisse façon matefaim et la découper ensuite.

Quelques variantes à essayer : incorporez des dés de fruits caramélisés dans la préparation style pomme ou mieux encore, ananas !

Filet de poulet à la plancha, façon kebab

Un filet de poulet en marinade orientale, moelleux et savoureux !

Même si je ne suis pas un addict de la restauration rapide, j’adore me taper un kebab quand j’en ai l’occasion. Pour un repas de midi au soleil, je me suis donc lancé dans le « morceau de viande grillé » (traduction du kebab) pour tester les performances de ma nouvelle plancha.

Rien de compliqué, résultat succulent.

Ingrédients pour 4 personnes

4 filets de poulet, une petite racine de curcuma frais (ou 2 cuillers à soupe en poudre), une cuiller à soupe de cumin, 2 cuillers à soupe de curry, 4 cm s de gingembre frais (ou une cuiller à soupe en poudre), paprika fort ou piment si votre curry est faiblard en piquant, 1 cuiller à soupe de jus de citron, 1 cuiller à soupe de sucre, 1 petit oignon, 5 cl d’huile d’olive, sel

Recette

Épluchez et hachez curcuma et gingembre, idem pour l’oignon (haché grossièrement).

Préparez votre marinade en mixant tous les ingrédients.

Découpez vos filets de poulet en lanière de 0,5 cm et faîtes mariner le tout au mins 2 heures, idéalement 12 voire plus si affinités.

Huilez votre plancha et placez la à feu très fort. Mettez vos morceaux de poulet et retournez en permanence avec vos spatules pour une cuisson homogène et dorée.

Si vous avez une plancha puissante, 5 minutes suffiront. En fait vous sentez la cuisson quand ça devient ferme avec une légère élasticité.

Vous aurez des morceaux de poulets très gouteux grâce à la marinade mais néanmoins moelleux et juteux.

J’ai servi ça avec un taboulé maison mais vous pouvez aussi servir dans un sandwich avec oignon salade et tomates et des frites ! Comme au turc du coin.

Conseils

1 – Si vous avez une plancha un peu poussive, je vous conseille de ne pas tout mettre la viande d’un coup. Procédez en plusieurs fois, la plaque ne baissera pas en température sur de plus petites quantités. Sinon le risque c’est que la viande perde son eau et vous ayez un mâchon de viande sec sans être doré.

2 – Vous pouvez aussi faire ça à la poêle : feu fort et petites quantités !

3 – Le sucre est très utile pour accélérer la caramélisation de vos viandes. Sinon vous allez attendre et ce sera trop cuit. Ne vous inquiétez pas pour le diabète, il y a moins de sucre dans une part que dans un spéculoos!

Taboulé de boulgour et freekeh aux herbes

Un classique libanais, juste un peu adapté

Sur une table d’été, avec des grillades ou de la plancha, rien de tel que ce bon vieux taboulé. Oui, je sais ce que vous allez me dire :  » c’est pâteux, c’est sans texture,sans goût… » Je veux bien admettre que les taboulés tous prêts, voire certains qu’il m’est arrivé de manger, cumulent ces inconvénients. Je n’en dirais pas plus mais certains ici savent à quel taboulé je fais référence.

Le taboulé libanais, il est fait à partir de boulgour, du blé dur concassé qui a gardé sa texture, des herbes et des légumes. Il y a de la mâche, de la fraîcheur, du goût. Essayez, vous verrez ce plat d’un autre œil.

Voici ma version de ce jour (elle est variable selon les goûts des uns et des autres et l’inspiration).

Ingrédients pour 4

150 g de boulgour, 50 g de freekeh, 4 cuillers à soupe de jus de citron, 10 cl d’huile d’olive, 6 tomates roma, 40g d’oignon rouge haché (de Toulouges, what else), un beau bouquet de menthe, un autre de persil, un troisième de mélisse, sel, paprika fort

Recette

Tout d’abord faîtes tremper ensemble le boulgour et le freekeh dans 4 fois leur volume d’eau froide. Au moins deux heures.

Épluchez les tomates. Taillez en cube la pulpe et réservez là. Mettez les graines et l’eau de végétation dans le bol d’un mixeur et mixez. Réservez à part aussi. Tout ça au frais bien sûr.

Hachez menu menu toutes vos herbes ensemble .

Rincez le blé quand il a gonflé, arrosez le généreusement de l’huile d’olive, salez et paprikatez. Mélangez les herbes.

Vous pouvez laisser au frais, même une nuit. Votre grain et l’huile prendront le goût des herbes

Et au moment de servir vous mélangez tout, tomates, jus de tomate en ajoutant le citron.

C’est vraiment autre chose que le taboulé de la supérette du coin, vous allez voir : on sent le bon goût des herbes, un fond de fumé, la fraîcheur des tomates, la mâche des graines…

Commentaires

1 – Si vous mettez vos herbes dans un mélange acide, elles vont cuire et perdre leur goût, ce qui explique d’ailleurs le manque de saveur des taboulés tous prêts. On ne sent que l’acide citrique, même les tomates, les poivrons, les oignons… sont archi cuits. Moi je vous propose de la fraicheur et de la texture ! Gardez ça en tête, même pour vos salades en général. Soit vous mettez l’acide (vinaigre, citron…) en dernière minute, soit vous mettez les herbes en dernière minute.

2 – Le freekeh (prononciation perse) ou frik (prononciation maghreb) c’est une variété ancienne de blé dur, cueilli vert et séché à la flamme. Il a un goût fumé qui vous rend plus sapide la préparation (eh, eh, j’ai pas dit umami).

La version perse que j’utilise ici c’est un grain entier, le frik du Maghreb est concassé. Je l’utilise quand je fais un boulgour chaud, c’est plus homogène pour une cuisson courte.

2 – Et puis allez voir cet article de Madame Figaro, ça a l’air d’être tendance le freekeh dans la haute. Oui, le Figaro, je sais, mais bon… ils savent écrire, il y a encore la liberté de la presse et même Desproges y collaborait.

3 – Vous trouverez aussi dans les sites bios plein de choses sur le sujet, les valeurs nutritives, les maladies guéries par le freekeh et autres sorcelleries. Pour citer le grand philosophe inuit Gromütt : « les êtres humains ne mangent pas les nutriments, ils mangent de la nourriture ».

Méli-mélo de chou-fleur, radis et maquereau fumé

Pour les virtuoses de la mandoline, une entrée fraîche, originale et savoureuse

Faire de la gastronomie avec des produits simples, voire vulgaires, c’est ce que j’ai essayé de faire avec cette entrée surprenante qui a ravi le palais de mes convives en ce repas d’été.

Une petite ballade parmi les brassicacées -comprenez les légumes de la famille des choux- sous diverses formes : racine, fruit, huile et feuilles, de l’huile de coude et de l’imagination, un poisson populaire et voilà le résultat. Étonnant, non?

C’est plein de fraîcheur, de couleur, de croquant et de saveur. Voici la recette, rien que pour vous !

Ingrédients pour 4 personnes

200 g de choux fleur cru, 10 beaux radis, une vingtaine de feuilles de roquette, 25 g d’oignon rouge de Toulouges, 2 cuillers à soupe de jus de citron, 3 cuillers à soupe d’huile de colza, 1 cuiller à soupe d’huile de noix, 100 g de maquereau fumé au poivre, sel pour rectifier

Recette

Laver vos légumes puis réglez votre mandoline à 0,5 mm et utilisez l’outil julienne.

Prenez vos fleurettes de chou-fleur puis vos radis et frotte, frotte sur ta mandoline, mon petit Bambino !

Hachez vos oignons menu menu ainsi que votre roquette (réservez 4 feuilles).

Enlevez la peau et les arêtes du maquereau puis écrasez la chair à la fourchette.

Mélangez avec le citron, les huiles. Au besoin rectifiez l’assaisonnement.

Faîtes une présentation qui se la pète avec une forme en métal ou une timbale, il paraît que ça marche.

Lustrez d’un coup de pinceau d’un peu d’huile de colza puis rajoutez une feuille de roquette : magnifique.

Servez à vos invités ébahis accompagné d’un blanc fruité type viognier ou marsanne. Mais nous, tant qu’à se la péter, avec, on s’est envoyé un champagne brut. Il n’y pas de raison !

Commentaires (faut bien)

1 – La mandoline c’est un ustensile de cuisine qui est équipé d’une lame tranchante (et d’une deuxième pour couper gaufré parfois). Ça sert à tailler les légumes en tranches fines ou en julienne.

2 – Seules les bonnes mandolines de type professionnelles arrivent à une coupe à 0,5 mm. Si vous n’avez pas, ne vous bilez pas et n’allez pas dépenser plus de 100 €. Une râpe à gruyère à gros trou fera l’affaire et ensuite vous retaillez au couteau.

3 – L’idéal est de « fatiguer » votre chou fleur et vos radis. Pour cela faîtes les mariner une heure ou deux à l’avance voire une nuit avec le citron et les huiles et même l’oignon et le maquereau bien sûr. Tout cela cuira un peu à froid, sans plus, et le plat sera plus facile à manger et plus digeste, sans perdre de croquant. Vous parfumerez également avec le bon goût de poisson fumé tout votre méli-mélo : du plus bel effet.

Votre roquette, rajoutez la par contre au dernier moment. Sinon elle va cuire, perdre son goût et rendre de l’eau.