Oreilles de cochon farcies aux crevettes, façon nem

Un terre-mer graphique et dépaysant

Vous connaissez maintenant mon faible pour l’oreille de cochon et c’est vrai que froide avec un cornichon, ou, pêché suprême, avec une bonne mayo, c’est déjà un régal (*). Mais chez nous on cuit aussi les oreilles de cochon farcies, traditionnellement avec de la chair à saucisse, alors j’ai eu envie d’innover et de réaliser une nem aux crevettes, roulée dans une oreille de cochon.

Le résultat n’a pas déplu et c’est parti en deux bouchées.

Voici donc la recette.

(*) Soit dit en passant, je ne suis pas le seul à apprécier cette friandise cartilagineuse puisque, si j’en crois mon tableau de bord, les recettes d’oreilles de cochon font partie de celles que vous lisez le plus, surtout celles des oreilles sautées en persillade.

Ingrédients

Oreilles au bouillon : 4 oreilles de cochon – gros sel – poivre – un vert de poireau – 4 brins de persil – 10 feuilles de sauge – un petit verre de vinaigre à cornichons – un oignon – une carotte – 2 clous de girofle – un œil de badiane – un quart de bulbe de fenouil – une petite branche de livèche – 4 piments oiseau

Nem : Une petite carotte – 6 cm de côte de céleri – 2 cm de gingembre frais – 15 queues de crevettes – un quart d’oignon – 5 champignons noirs – une cuiller à soupe de sauce soja – une cuiller à soupe d’huile d’arachide – une demie « feuille » de bulbe de fenouil – un cuiller à soupe de Noilly

Sauce nem : deux cuillers à soupe de jus de citron – une cuiller à soupe de sauce soja – gingembre en poudre – une cuiller à café de sucre en poudre – 3 cuiller à soupe d’huile d’arachide – une cuiller à soupe d’huile de sésame – deux cuillers à soupe d’échalotes hachées – une cuiller à soupe de coriandre hachée

Recette

La veille, mettez vos oreilles au gros sel. Il leur faut bien 12h pour prendre le sel, au maximum 24 h.

Rincez. Coupez en morceaux carotte, oignon, vert de poireau, et mettez à cuire doucement au coin du feu avec les oreilles et tous les éléments du bouillon. On sait que c’est cuit quand une pique en bois traverse le cartilage facilement. Pas moins d’une heure et demie.

Une demi heure avant la fin, préparez votre appareil à nem.

Dans le même temps prélevez deux louches de bouillon filtré que vous faîtes réduire à un quart du volume initial.

Taillez carotte, oignon, gingembre, champignons noirs, fenouil, céleri, en tous petits dés

Faîtes rissoler à feu moyen en tournant dans l’ordre oignon, gingembre, carotte, fenouil, céleri, champignons noirs.

On fait chauffer une minute l’ingrédient puis on rajoute le suivant.

On met la sauce soja et on fait revenir une minute en tournant encore.

Puis les crevettes taillées aussi en dés.

Puis on déglace au Noilly.

On verse la dessus le bouillon réduit qui doit être très sirupeux.

On laisse tiédir.

On sort ses oreilles de cochon aussi que l’on fait tiédir.

On étale du film plastique sur sa table de cuisine, trois épaisseurs. On verse de l’appareil à nem avec la gelée dans le trou de l’oreille, deux ou trois bonnes cuillerées puis on ferme et on roule dans le plastique.

Maintenant on oublie ça au frigo 24 heures.

Détaillez en tranches fines sur un plat. Admirez le graphisme !

Pour la sauce, diluer dans le jus de citron le sucre puis ajoutez la sauce soja et le gingembre en poudre. Émulsionner au fouet avec les huiles. Rajoutez échalote hachée et coriandre au moment de servir.

En arroser vos tranches avant de présenter à vos invités ébahis.

Commentaire

Il faut bien faire durcir la gelée et surtout en mettre en quantité. Moi j’ai été un peu radin et ça ne tenait pas partout comme vous pouvez le voir sur la photo. Mais bon, ça a quand même de la gueule, et du goût !

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Plancha de dinde et de poivron, sauce aigre-douce

Explosion de goûts et de couleur pour une plancha simple et bon marché

J’ai depuis longtemps un petit faible pour les plats asiatiques au wok. J’ai voulu voir ce que ça donnait à la plancha, faut bien que je m’amuse avec mon nouveau joujou. Je vous assure qu’on a un résultat à la hauteur et ça évite bien de s’enfermer l’été dans sa cuisine.

Dinde, poivron, oignon, sauce aigre douce et le tour est joué. On prépare à l’avance et en 5 minutes c’est prêt !

Ingrédients pour 3 personnes

450 g de viande de dinde (j’ai pris du haut de cuisse, plus ferme que le filet) – 2 poivrons de couleur différentes (ici un rouge et un jaune) – 50 g d’oignon rouge de Toulouges

Sauce aigre douce : 5 cm de gingembre frais – Une cuiller à café de 5 parfums – une cuiller à soupe de miel – 3 cuillers à soupe de vinaigre de riz – 5 cl d’huile de pépin de raisin – une échalote – 2 cuillers à soupe de sauce soja – piment fort selon votre goût

Recette

Taillez votre morceau de dinde en petites lanières, y compris la peau.

Épluchez le gingembre et taillez le en petits morceaux, idem pour l’échalote puis mixe tous les éléments de la marinade pour un résultat homogène.

Réservez en la moitié et dans le reste, mettez les morceaux de dinde au moins une demi-heure.

Videz et épluchez les poivrons. Oui je sais, je fais toujours ça, ils sont plus digestes sans leur peau. Un bon économe ou un économe spécial et ça se fait tout seul !

Taillez l’oignon en gros morceaux.

Pour préparer, chauffez la plancha à feu moyen (je dirais 170/180°).

Versez un peu de marinade et faîtes y sauter les oignons une minute en tournant.

Rajoutez le viande de dinde avec sa marinade puis faîtes cuire 2 minutes en tournant.

Rajoutez les poivrons. Nourrir si besoin avec de la marinade et continuez à faire chauffer en tournant 2 bonne minutes.

Vous sentez la cuisson de votre viande lorsqu’elle offre de la résistance tout en restant élastique.

Quand c’est cuit, sortez dans une assiette et dégustez avec un riz basmati vapeur. A mon avis on peut aussi faire sauter le riz dans la marinade , une minute sur la plancha. Pas essayé mais je vois pas pourquoi ça le ferait pas.

Toujours est-il que c’est très bon.

La viande est caramélisée et juteuse, le morceau « haut de cuisse » à l’avantage d’avoir de la mâche. Les poivrons sont encore croquants, les oignons plus fondus ont perdu leur agressivité. La sauce aigre douce enrobe bien le tout.

Un petit repas de midi tranquille sur la terrasse à l’ombre du cerisier…

Champignons et fenouil braisés, façon asiatique

Fennouil et champignons braisés façon asiatique

Un accompagnement de choix pour deux légumes de haut goût 

Mon beauf a tenu à goûter à ma poitrine de bœuf confite à la Dong.  Pour avoir un ensemble présentable, j’ai réutilisé le jus de cuisson pour un accompagnement de légumes et de riz basmati, histoire de rester dans l’esprit. Le jus de la viande à braisé parfaitement deux produits de haut goût : champignons et fenouil. Le résultat fût à la hauteur pour une bonne régalade.

Ingrédients pour 4 personnes

Un fenouil de 200 g – un oignon – un pouce de gingembre – 500 g de petits champignons bruns – 1 cuiller à soupe d’huile neutre  – 10 cl de jus de cuisson (sans graisse) de poitrines de boeuf confites à la Dong – Une cuiller à soupe de sauce soja – une demi cuiller à soupe de muscat – une demi cuiller à soupe d’huile de sésame – Une cuiller à soupe de jus de citron – Une demi cuiller à café de tapioca

Recette

Taillez l’oignon en quartiers et détaillez en morceaux.

Émincez le fenouil en tranches de 5 mm.

Émincez les champignons en tranches de 1 cm.

Hachez finement de gingembre.

Dans un wok faîtes chauffer l’huile à feu fort puis faîtes colorer l’oignon avec le gingembre.

Ensuite ajoutez les tranches de fenouil.

Dès qu’elles commencent à prendre couleur, baissez le feu et mettez le jus de viande et le citron. Au besoin ajoutez de l’eau à niveau pour couvrir puis baissez le feu. Verez le tapioca. Couvrez et laissez mijoter 14 minutes.

Ajoutez alors les champignons et faîtes mijoter encore 14 minutes. Faîtes le niveau d’eau au besoin.

Montez le feu pour terminer et ajouter la sauce soja.  Remuez une minute.

Maintenant le muscat. Faîtes cuire en tournant 30 secondes.

Éteignez le feu et mettre l’huile de sésame.

Servez en accompagnement avec un riz basmati vapeur et bien sûr, la poitrine de boeuf confite.

C’est un régal.

Variantes

Ce plat peut bien entendu se faire avec un bouillon de viande ou un fond déshydraté. Dans ce cas rajoutez un peu de cinq parfums pour marquer le goût et soyez moins avare en gingembre puisque votre jus n’est pas épicé.

Le tapioca sert à épaissir votre sauce, vous pouvez également utiliser du konjac, de la xanthane, voire de la farine ou de la fécule. J’aime bien le tapioca pour le côté gélatineux qu’il donne aux sauces, sans les troubler. Et en plus c’est un produit populaire et bon marché qui ne se la pète pas.

Le muscat. Ben oui, si vous avez du vin chinois c’est mieux. Essayez aussi le Vermouth.

L’huile de sésame, c’est pour booster à la fin. Sinon : sésame grillé, coriandre fraîche hachée, feuilles de céleri hachées, basilic thaï….

 

 

 

 

Poitrine de bœuf confite et grillée, à la Dong

Poitrine de boeuf confite à la Dong
Une chair moelleuse, un grillé croustillant, des parfums asiatiques

Si vous ne connaissez pas le marché du Puy, vous n’avez pas le plaisir de prendre l’apéritif au bar « le 3B ». Le patron est un copain et il y a toujours sur le comptoir le samedi quelque chose à grignoter avec votre verre de vin. L’autre jour, sa cuisinière laotienne, Dong, nous a servi des petits morceaux de poitrine de bœuf qui sortaient du four, grillés, croustillants et moelleux, avec un nez de cuisine asiatique.

On a tellement aimé avec mon neveu qu’on a repris moult verres de vin pour pouvoir à nouveau déguster cette friandise. La suite je ne vous la raconte pas… Mais avec une bonne sieste sur le canapé, c’est vite oublié.

C’est donc de mémoire que j’ai essayé de refaire ce plat la semaine suivante. Je suis assez content du résultat et les copines ont adoré. Mais nous avons été bien plus raisonnables avec le liquide cette fois ci. Heureusement !

Ingrédients

1 kg de poitrine de bœuf (plat de côtes) –

Marinade aigre douce : Un oignon rouge, un pouce de gingembre, une demi cuiller à soupe de 5 parfums, une cuiller à soupe de vinaigre blanc, une cuiller à soupe de cassonade, 2 cuillers à soupe de sauce soja, 2 cuillers à soupe d’huile de pépin de raisin

Mixez les éléments de la marinade.

Réservez en la moitié.

L’autre moitié vous en tartinez vos morceaux de poitrine de bœuf, vous mettez dans une cocotte au four à 115° et vous laissez cuire trois bonnes heures. Piquez avec un couteau, il faut que votre viande soit confite et moelleuse de chez moelleuse.

Quand c’est prêt, réservez les morceaux, désossez, et laissez refroidir.

Quand vous voulez les servir, il faut terminer la cuisson : mettez votre four en position grill à 240°. Re-tartinez de marinade et laissez dorer d’un côté puis de l’autre.

J’avais servi ça avec un riz basmati impérial accompagné de feuilles de betteraves et de chou kalé braisées à l’oignon rouge et à la sauce soja.

Un régal.

Commentaires

– Je vous conseille de filtrer et de garder le jus qui est dans la cocotte. Vous le mettez au frigo. La graisse et la gelée se seront séparés.

Vous pouvez garder la graisse pour faire des frites, façon belge. Et en plus il y a la petite pointe asiatique. Pas dégueu je pense.

Quant à la gelée qui s’est formée, c’est votre bouillon cube à vous. Faîtes une soupe asiatique avec : vous verrez, c’est un régal.

Ou vous pouvez aussi l’utiliser pour braiser des légumes, en accompagnement.

– Vous pouvez avec cette marinade griller de la même façon des travers de porc, des pilons de poulet, des magrets de canard…

– En y mettant un peu plus d’huile, ce sera aussi une très bonne vinaigrette pour une salade asiatique de légumes râpés ou en chiffonnade.

– Vous pouvez aussi en saison griller tout ça au barbecue

Wok de crevettes, concombre, fenouil et gingembre

wok de crevettes au fenouil et au concombre

Une note asiatique pour un plat vite réalisé

Le concombre, ça se mange chaud aussi, juste poêlé. Il apportera à un plat astringence et  amertume. Essayez cette recette simplissime et plutôt légère !

Ingrédients pour 2 personnes

Un concombre noa – Un demi bulbe de fenouil (100 g) – 24 queues de crevettes  – une petite branche de livèche – Une gousse d’ail – un pouce de gingembre – 2 cuillers à soupe d’huile –  Une cuiller à soupe de sauce soja – une cuiller à soupe de vin blanc ou de vin chinois

Recette

1 –  Écraser ensemble ail, gingembre avec une cuiller à soupe d’huile. Faîtes y mariner vos crevettes.

2 – Épluchez et videz le concombre; taillez le en cubes.

3 – Taillez le fenouil en lamelles de 0,6 cm

4 – Coupez menu les petites tiges de livèche. Hachez à part les feuilles.

5 – Faîtes chauffer la deuxième cuiller d’huile au wok. Faîtes revenir ensemble à feu fort les tiges de livèche et de fenouil puis baissez le feu pour laisser fondre 5 minutes environs. Le fenouil doit rester croquant sans être dur.

6 – Remontez le feu et faîtes sauter les crevettes avec l’ensemble jusqu’à ce qu’elles rosissent.

7 – A ce moment là, vous ajoutez le concombre que vous faîtes revenir en tournant une bonne minute quand la température est remontée. Il commence à fondre sur les côtés tout en restant ferme.

8 – Vous ajoutez la sauce soja et vous faîtes revenir en tournant une minute

9 – Maintenant vous mettez le vin, et vous faîtes sauter juste 30 s, que l’alcool s’évapore.

10 – Hors du feu, vous ajoutez la livèche hachée.

Vous pouvez manger seul ou faire sauter avec des nouilles chinoises si vous avez une grosse faim.

Commentaire

Encore de la livèche, me direz vous. Mais oui, sachez qu’elle convient parfaitement à la  cuisine asiatique à cause de son bon goût « umami ». J’ai un ami originaire du Laos qui pille tous les jardins où il y a du céleri perpétuel, mais quand vous goûtez les soupes de sa maman, vous ne le regrettez pas !

Shitaké en bouillon

Shitaké en bouillonTout le plaisir de cuisiner et de déguster quelques légumes dans un bouillon parfumé.

Le bouillon de volaille a été réalisé à partir des os et des tendons d’une cuisse de dinde que j’avais désossée pour un faire un rôti. Mais vous pouvez tout aussi bien y mettre une carcasse de poulet (de poulet rôti même, cela amène un goût), ailerons de poulet…

Les autres ingrédients : une échalote, une vert de poireau, deux champignons bruns, les pieds de 150g de champignons parfumés,  deux centimètres de gingembre frais, un quart de bulbe de fenouil, 20 g de céleri rave, une carotte, deux yeux de badiane (anis étoilé), quelques graines de livèche, un zeste d’orange et un zeste de conbawa, ça fait tout de suite snob (du citron vert va bien aussi mais c’est moins tendance), une tranche de citron (juste la pulpe), sel.

Après les avoir taillés en brunoise, j’ai fait revenir à cru dans une casserole tous mes ingrédients aromatiques (sauf le citron) avec mes os de volaille à feu vif. Laisser caraméliser et humez ce mélange de parfums qui vous excite les papilles.

Mouillez avec un litre d’eau, ajoutez le sel et le citron. Faîtes monter à petite ébullition en écumant régulièrement la surface et maintenir ainsi une bonne heure.

Filtrez votre bouillon, rongez vos os si vous êtes gourmand. Faîtes réduire votre bouillon à environs 50 cl.

L’idéal est maintenant de le laisser reposer voire refroidir. Il doit être légèrement gélatineux. L’avantage est :

  • que toutes les impuretés serons retombées au fond et que vous n’aurez qu’à les y laisser lorsque vous cuisinerez, cela vous donnera un bouillon plus transparent.
  • que la graisse s’est solidifiée à la surface, vous n’avez qu’à l’éliminer impitoyablement; vous pourrez ensuite si vous le souhaitez amener de l’onctuosité (c’est le terme poli pour désigner le cholestérol) par de la crème ou du beurre.

Ce bouillon de haut goût peut être utilisé à maints usages. Lorsque je ne le cuisine pas tout de suite, je le fais même encore réduire à 10 cl ce qui me donne un jus très gélatineux. J’en fais des cubes que je congèle et utilise pour améliorer l’ordinaire.

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à mes champignons.

Pour faire la soupe,maintenant, la route est tracée !

Alors j’y ai mis : 3 champignons noirs taillés en lanières (trempés avant), une petite carotte coupée en tranches fines, 3 tiges de fenouil taillées aussi en tranches fines, 15O g de shitakés frais (champignons parfumés) taillés en lanières, une fine tranche de céleri rave taillée ensuite en trapèzes.

Faîtes réchauffer votre bouillon à feu doux, mettez les deux champignons à bloboter (petite ébullition) pendant 5 minutes, rajoutez les carottes et le fenouil, ramenez à ébullition 2 minutes, allez y pour le céleri 2 minutes aussi.

Normalement les shitakés sont fondants, les autres légumes cuits mais croquants.

C’est très parfumé, long en bouche car les champignons épaississent encore le bouillon. Idéal pour faire un break dans les périodes de fête tout en se régalant.