Poulpe à la plancha, sauce crue

Pour un déjeuner au soleil, à l’heure espagnole

On dit tant de choses sur la cuisson du poulpe qu’on n’ose le cuisiner … Alors profitant lâchement de prix acceptables au marché de Benicarlo je me suis lancé et j’ai acheté une belle pieuvre de 3 kilos : tant pis si j’ai un morceau de caoutchouc au final, l’investissement n’aura pas été ruineux.

Et sans bouchon de liège, sans incantations, sans pacte avec le diable, j’ai finalement bien réussi. Je vous donne ma recette pour vous décomplexer vous aussi totalement et que vous puissiez oser à votre tour. Vous verrez, ce n’est pas compliqué.

Ingrédients :

Un poulpe, pimenton de la vera fort, ombelles de fenouil sauvage, thym et romarin de la montagne

Pour la sauce crue : une tomate allongée, huile d’olive extra vierge, deux cuillers à soupe de jus de citron, un demi bouquet de coriandre fraîche, 3 cuillers à soupe d’oignon rouge haché fin, sel, pimenton de la vera fort

Recette

J’ai acheté mon poulpe à une poissonière qui me l’a préparé. Si ce n’est pas le cas, videz le et nettoyez le bien sûr.

La veille mettez votre poulpe entier au congélateur à température de conservation (-18° en général). Le but c’est que les paillettes de gel éclatent les fibres, ça vous évite de le battre.

Le lendemain vous le sortez du congélo et vous le mettez à dégeler tranquillement dans une grande casserole d’eau froide.

Quand c’est fait, faîtes bouillir avec les herbes et le pimenton à bons bouillons. Vous piquez régulièrement avec une fourchette et quand ça s’enfonce sans résistance dans la partie la plus charnue c’est cuit. J’ai bien mis 50 minutes. A voir chez vous selon la taille du céphalopode.

A partir de là vous avez du poulpe cuit que vous pouvez apprêter comme bon vous semble. Vous pouvez même le réservez au frais – ce que j’ai fait – pour laisser venir l’inspiration.

Dans ma location de vacances j’ai une plancha bon marché, électrique, 1500 W : je l’ai mise à contribution mais elle a fait son petit boulot pour griller le poulpe. Pour cela vous détaillez ses tentacules entières puis vous les fendez su la partie la plus charnue. Et vous coupez en anneaux la tête.

Vous préparez votre plancha en la mettant à chauffer (à fond pour celle-ci mais à mon avis c’est plutôt feu moyen/fort sur une bonne plancha) et vous l’huilez bien au pinceau. Vous y déposez vos tentacules et vous en profitez pour les huiler sur la seconde face. regardez comme c’est beau !

Vous retournez quand ça colore.

Pour la sauce crue, lavez la coriandre et hachez la. L’oignon rouge en petits dés aussi.

La tomate vous la fendez en deux puis vous passez chaque moitié sur les gros trous de la râpe à légume. Recueillez la pulpe dans un bol et bien sûr jetez la peau. Mélangez tous les autres ingrédients dans le bol et vous avez une sauce simple et sympathique.

Arrosez en généreusement votre poulpe qui n’attend que ça !

Dégustez, vous verrez, le poulpe est hyper tendre si vous l’avez bien fait cuire et la caramélisation le rend plus appétissant encore. Quant à la sauce elle apporte ce qu’il faut de fraîcheur, de goût et de piquant.

En accompagnement ce sont des pommes de terre dorées au four, pesto ail – persil – huile d’olive – graines de courges grillées – sel – pimenton.

Et quelques réflexions sentencieuses pour terminer

  • J’ai lu que vous pouviez mettre directement le poulpe congelé à cuire. On m’a toujours dit de ne pas faire ça mais peut être que pour une cuisson bouillie c’est sans importance. En tous cas je suis tellement content du résultat que je ne changerai rien : superstition.
  • La sauce crue c’est du « comme ça vient dans le frigo ». En fait elle est entre la sauce vierge de Michel Guérard, un monument à ne pas toucher, et la salsa cruda mexicaine mais sans citron vert et avec du pimenton au lieu du piment japalena, quand ils n’y rajoutent pas du poivron vert haché ! Mais le résultat est bien sympathique et dans l’esprit du lieu où c’est cuisiné.
  • Choisissez une huile d’olive extra vierge pour la sauce. La mienne est une huile d’olive AOP « Les Guarriques » de Catalogne, région de Lleida, 100% arbequina avec un beau fruité et un goût d’amande en fin de bouche.
  • Pour le bouillon là aussi, petite coquetterie, je n’ai mis que les herbes de la montagne derrière ma location. Les portugais cuisent simplement avec du laurier. Vous pouvez aussi faire un court bouillon plus élaboré et pourquoi pas, cuire avec du vin blanc aussi, ça ne fera que parfumer votre poulpe. Mais là on était pas mal.
  • Si vous ne consommez pas tout, vous pouvez réutiliser dans une salade par exemple ou garder le jus de cuisson, faire réduire, et vous taper un riz pilaf au poulpe avec des vrais morceaux dedans. Par contre faîtes tout griller tant que la plancha est chaude, ça rajoutera un bon petit goût caramélisé de bon aloi, quelques soi votre choix. D’ailleurs si vous ne voulez pas vous embêter, froid avec une mayo ça le fait aussi.

Riz à l’encre de seiche, calmars rouges et poivrons sautés

Des classiques méditerranéens en présentation chic

J’ai enfin trouvé de l’encre de seiche (chez Bahadourian, une institution lyonnaise) et j’ai eu envie d’essayer le produit : résultat graphique et intéressant !

Pour 4 personnes

Ingrédients

Risotto :

2 verres de riz bomba (ou de carnaroli ou de tout autre riz à risotto) – 10 cl de vin blanc (un picpoul de Pinet, pour l’occasion) – une échalote – une gousse d’ail – 20 cl de bouillon de calamar – une cuiller à soupe d’encre de sèche – 2 cuillers à soupe de persil plat haché – Piment d’Espelette

Tuiles à l’encre de seiche

80 g d’eau – 10 g de farine – une demi cuiller à soupe d’encre de seiche – 30 g d’huile d’olive

Calmars rouges sautés

4 beaux calamars rouges – Un oignon rouge moyen – 20 tranches de chorizo fort en saucisse – Un poivron rouge – un poivron jaune – Une cuiller à soupe de jus de citron – une cuiller à soupe de coriandre haché – huile d’olive

Recette

Alors il va falloir faire les choses dans le bon ordre.

Rien ne se perd : les tuiles à l’encre se cuisent au départ car on récupère l’huile,et vous aurez besoin du bouillon de cuisson des calamars pour cuire votre riz.

Pour les tuiles vous mélangez les ingrédients, pour obtenir un mélange homogène. Vous versez dans une petite poêle anti adhésive (12 cm) à feu moyen 3 mm de pâte.

Dès que ça commence à prendre versez le trop plein d’huile dans un récipient et finir de cuire presque à sec.

Mettez à sécher sur un papier absorbant.

Réservez, normalement vous avez 4 tuiles.

Pendant ce temps vous avez nettoyé les calmars. A l’eau frémissante vous les faîtes cuire une vingtaine de minutes jusqu’à ce qu’ils soient tendre (le calamar rouge est caoutchouteux si on le saisit juste).

Sortez les et taillez les coffres en anneaux de 5 mm, les tentacules en morceaux de 4 cm.

Filtrez le bouillon, au besoin faîtes le réduire.

Faîtes flamber le vin blanc. Mélangez avec le bouillon et l’encre de seiche.

C’est bon, on peut attaquer le riz.

Récupérer l’huile des tuiles de seiche et faîtes y fondre l’échalote hachée très fine, puis l’ail haché .

Quand ça colore, faîtes nacrer le riz et quand c’est fait, verser le bouillon louche par louche. A feu moyen, il faut 18 minutes pour avoir un riz cuit au cœur al dente .

Taillez l’oignon rouge en morceaux grossiers.

Enlevez la peau des poivrons à l’économe, videz les, et taillez les en rectangles de 4 cm X 2 environs

5 minutes avant la fin de la cuisson du riz, dans un wok à feu fort, faîtes sauter l’oignon et les tranches de chorizo. Le gras du chorizo suffit.

Faites ensuite sauter les morceaux de poivron avec le mélange 2 minutes puis ajoutez les calmars 2 minutes aussi.

Pour terminer mettre le jus de citron. Éteignez le feu et mettez la coriandre.

Faîtes une présentation prétentieuse et servez.


Gambas grillés – artichauts en barigoule de bisque de crustacé

Gambas grillés - artichauts en barigoule de bisque

Artichauts et gambas : la rencontre de deux produits à forte personnalité.

Mes amis m’avaient demandé un repas léger pour le soir. En pleine semaine j’ai fait comme j’ai pu en recourant à mon frigo et mon congélo. Le résultat fût plébiscité pour un plat assez simple tout comptes faits : des gambas géantes poêlées avec des artichauts en barigoule cuits dans la bisque des crustacés.

Un peu de travail , sans plus, pour un résultat fort savoureux. Dommage que la photo soit naze…

Pour 4 personnes

12 grosses crevettes crues entières – 12 artichauts poivrade – Huile d’olive

Bisque : une échalote – les tiges d’un bulbe de fenouil – un œil de badiane – une tranche de citron – un pouce de gingembre frais –  une petite pousse de livèche – sel – Un demi litre d’eau –

Barigoule : Une échalote – une tranche de lard fumé – une carotte – Une cuiller à soupe de jus de citron

Recette

Épluchez les gambas pour ne garder que les queues.Mettez au frais.

Réservez les têtes, les pattes et les carcasses. Émincez les tiges de fenouil, l’échalote et la livèche. Hachez le gingembre.

Faîtes revenir dans une cuiller d’huile d’olive à feu fort avec les carcasses. Laissez colorer.

Rajoutez l’eau, la badiane, le citron. Au besoin rectifiez l’assaisonnement.

Laissez mijoter 30 minutes puis filtrez la bisque avec une passoire grille fine.

Effeuillez les artichauts et ne garder que les cœurs. Conservez dans de l’eau citronnée pour éviter le noircissement.

Dans une cocotte faîtes revenir à l’huile d’olive l’échalote hachée avec le lard fumé et la carotte, tout ça taillé en dés bien sûr.

Mouillez avec la bisque, rajoutez le jus de citron. Mettez les artichauts à mijoter jusqu’à cuisson tendre.

Poêler les gambas à l’huile d’olive quelques minutes de chaque côté puis saupoudrez du piment d’Espelette.

Servez avec les artichauts.

Commentaires parce qu’il le faut

Pour les crevettes je n’ai pas enlevé « le boyau noir » pour une raison simple : ce n’est pas un boyau mais le système nerveux. Il faut bien que ça serve de fréquenter des profs de sciences nat (on dit SVT maintenant je crois). Donc ça rougit bien et ça ne gêne pas le goût.

Le goût de la bisque et de l’artichaut se mélangent fort bien.

 

 

 

Encornets farcis « Felipe » au chorizo et trompettes de la mort

Encornets farcis au chorizo et trompettes de la mort

Mer et sous bois dans une tapa. Juste un délice.

Surprenant, mais au Mercadona (*) de Peniscola il y avait non seulement des petits encornets – il y en a toujours – mais aussi des trompettes de la mort, à un bon prix en plus. Je n’ai pas réfléchi et elles sont allées dans mon caddy. Mais une fois qu’on a tout ça au frigo avec force ail, oignon et charcuteries espagnoles, il faut bien sortir un plat. Et sur le coup je suis plutôt fier de moi…

Ingrédients

40 petits encornets (1 kg) – 80 g de trompettes de la mort – Un oignon rouge de Figueras de 100 g – Une gousse d’ail – 100 g de chorizo bellota – Un cuiller à soupe de jus de citron – 2 cuillers à soupe d’huile d’olive

Pour la sauce persil : une gousse d’ail – 5 cl d’huile d’olive – Une demi cuiller à café de jus de citron – un demi bouquet de persil – sel – pimenton de la vera

Recette

Videz les calmars, réservez les têtes.

Rincez les coffres. Mettez à chauffer deux litres d’eau.

Quand elle bout plongez la moitié des coffres une minute puis sortez les à l’écumoire dans une passoire et passez sous l’eau froide. Procédez de la même façon pour la seconde moitié.

En même temps faîtes votre farce avec les têtes et tentacules hachées menues, tout comme l’oignon, les trompettes de la mort et le chorizo. Faîtes revenir ce petit monde avec une demi cuiller à soupe d’huile d’olive (le chorizo lâchera du gras, ne vous inquiétez pas). Quand ça commence à fondre, citronnez et réservez.

L’opération ébouillantage aura coagulé la chair de vos encornets qui vous présentent maintenant une gueule béante, prête à être farcie. Alors faîtes le, qu’est-ce que vous attendez !

Vous pouvez maintenant les ranger bien soigneusement au frais pour être servis plus tard ou les cuisiner tout de suite.

L’avantage de la première solution c’est que vous pourrez les servir à l’apéro sans passer votre temps en cuisine et qu’en plus les trompettes de la mort en particulier vont bien diffuser leur goût.

Pour la sauce ail persil, c’est pas compliqué : réalisez là avec un bon mixeur sans réduire non plus l’herbe en purée.

Faîtes chauffer bien fort une poêle anti adhésive avec de l’huile d’olive, ou une plancha. Faîtes revenir les encornets une minute de chaque côté, le temps de chauffer et de colorer.

Servez avec l’huile à l’ail et au persil avec un un bon cava frais – ou un crémant – ou un champagne – ou un vin blanc – ou un vin rouge – ou un pastis…

Je ne sais pas vous mais mon pote Felipe a adoré. alors comme il se marrie aujourd’hui, je lui offre la recette !

Commentaires oiseux et sans grand intérêt

Vous avez remarqué que je n’ai pas épluché les encornets. Je suis feignant. J’aime la couleur rouge que la petite peau prend en cuisant et en plus je me persuade qu’elle renforce le goût, mais ça reste à démontrer…

L’oignon rouge de Figueras c’est juste pour faire le malin. D’abord celui de Toulouges est bien plus marqué en goût et ensuite tout autre oignon peut convenir.

Le pimenton de la vera, il entre dans la composition du chorizo mais bon si vous n’en avez pas le poivre ou le piment d’Espelette feront l’affaire.

Contrairement à la plupart des recettes d’encornets farcis, ceux -ci sont en cuisson rapide. Cela rend la chair très moelleuse sous la dent. Faîtes attention aux temps de cuisson. Si vous insistez trop vous aurez du caoutchouc.

Dans la plupart des recettes, les encornets farcis mijotent un bon bout de temps  ce qui les rend tendres sous la dent et parfume la sauce de cuisson qui est souvent aussi bonne que le céphalopode. Pour résumer : c’est 3 minutes maxi ou 30 minutes mini. Entre ce sera inmangeable.

(*) chaîne de supermarchés espagnole

 

Wok de crevettes, concombre, fenouil et gingembre

wok de crevettes au fenouil et au concombre

Une note asiatique pour un plat vite réalisé

Le concombre, ça se mange chaud aussi, juste poêlé. Il apportera à un plat astringence et  amertume. Essayez cette recette simplissime et plutôt légère !

Ingrédients pour 2 personnes

Un concombre noa – Un demi bulbe de fenouil (100 g) – 24 queues de crevettes  – une petite branche de livèche – Une gousse d’ail – un pouce de gingembre – 2 cuillers à soupe d’huile –  Une cuiller à soupe de sauce soja – une cuiller à soupe de vin blanc ou de vin chinois

Recette

1 –  Écraser ensemble ail, gingembre avec une cuiller à soupe d’huile. Faîtes y mariner vos crevettes.

2 – Épluchez et videz le concombre; taillez le en cubes.

3 – Taillez le fenouil en lamelles de 0,6 cm

4 – Coupez menu les petites tiges de livèche. Hachez à part les feuilles.

5 – Faîtes chauffer la deuxième cuiller d’huile au wok. Faîtes revenir ensemble à feu fort les tiges de livèche et de fenouil puis baissez le feu pour laisser fondre 5 minutes environs. Le fenouil doit rester croquant sans être dur.

6 – Remontez le feu et faîtes sauter les crevettes avec l’ensemble jusqu’à ce qu’elles rosissent.

7 – A ce moment là, vous ajoutez le concombre que vous faîtes revenir en tournant une bonne minute quand la température est remontée. Il commence à fondre sur les côtés tout en restant ferme.

8 – Vous ajoutez la sauce soja et vous faîtes revenir en tournant une minute

9 – Maintenant vous mettez le vin, et vous faîtes sauter juste 30 s, que l’alcool s’évapore.

10 – Hors du feu, vous ajoutez la livèche hachée.

Vous pouvez manger seul ou faire sauter avec des nouilles chinoises si vous avez une grosse faim.

Commentaire

Encore de la livèche, me direz vous. Mais oui, sachez qu’elle convient parfaitement à la  cuisine asiatique à cause de son bon goût « umami ». J’ai un ami originaire du Laos qui pille tous les jardins où il y a du céleri perpétuel, mais quand vous goûtez les soupes de sa maman, vous ne le regrettez pas !

Moules à l’escabèche

moules à l'escabèche

La bivalve reine de l’apéro

Rien de plus simple que de réaliser soi même ses moules à l’escabèche qui seront bien meilleures que celles que vous achetez fort chères au rayon apéritif de votre supermarché, souvent trop acides et peu parfumées.

Ingrédients : 1,5 kg de grosses moules de méditerranée, 3 gousses d’ail, une carotte, un bouquet de persil, 5 cl de vinaigre de xérès, 5 cl d’huile d’olive, une cuiller à soupe de sucre, persil, pimenton

Faîtes ouvrir les moules à feu vif et retirer les bêtes dans un plat (ou une terrine comme ici).

Pour l’escabèche, hachez menu l’ail, le persil, la carotte.

Dans une poêle faîtes chauffer à l’huile d’olive le hachis d’ail avec la carotte. Quand ça caramélise, ajoutez le vinaigre, l’huile et le sucre, chère Auxine, et faîtes chauffer jusqu’à ébullition. Ajoutez le pimenton et le persil et versez sur les moules.

Laissez au frais deux bonnes journées et le tour est joué.

Commentaires

Vous avez compris le principe, une vinaigrette chaude sucrée versée sur un produit déjà cuit.

Vous pouvez donc varier :

  • le produit de base : sardines, poissons, légumes… à l’escabèche
  • la préparation odorante : oignon, céleri, champignons, tomates séchées, fenouil…
  • le corps acide : vinaigres divers, jus de citron…
  • les aromates : thym-laurier (c’est la préparation classique), basilic (attention à ne pas le cuire et il a tendance à perdre son gôut en milieu acide, mettez le au moment de servir), origan, cerfeuil (mêmes précautions que le basilic), estragon…

Vous avez un exemple de sardines à escabèche sur ce blog.

Par contre je ne vois pas trop comment remplacer l’huile d’olive. Peut être par du beurre salé pour  nos amis bretons 🙂

 

Mise en bouche de coques aux agrumes

coques-aux-agrumes

Des coques avec un air de fête

Une petite préparation qui met à l’honneur les coques, ce coquillage au goût délicat. A consommer à l’apéritif. Attention à la cuisson !

Pour 4 personnes en apéritif (une douzaine de coques par personne)

Environs 400 g de coques

Marinade :  Une cuillère à soupe d’échalote hachée fin – Deux cuillères à soupe de cerfeuil haché – Une demi cuillère à soupe de jus de citron – une cuillère à café de zeste de citron vert râpé – Une cuillère à soupe de sauce soja – 2 cuillers à soupe d’huile neutre – poivre

Faire dégorger les coques dans l’eau à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’elles ne rejettent plus de sable.

Verser un cuiller à soupe d’eau au fond d’une casserole, faîtes chauffer avec les coques à feu plutôt vif. Sortez les une à une dans une assiette creuse à mesure qu’elles s’ouvrent (entre 2 à 4 minutes).

Jetez celles qui ne se sont pas ouvertes.

Ouvrez les coques et sortez la bête, réservez.

Mélangez le jus du fond de l’assiette creuse et celui du fond de la casserole. Filtrez. Faîtes réduire à une cuiller à café. Ajoutez la sauce soja et tous les ingrédients de la marinade. tenez au frais avec les coques au moins une heure.

Dégustez dans petites coupelles, verrines…

 

Saint Jacques massalé au pleurotes, sauce corail

saint-jacques-pleurotes-et-poireau-sauce-corail

Terrienne et souterraine, épicée et marine

Puisque l’on est en période fêtes, allons y pour des Saint Jacques. Comme j’ai ramené dans mon panier des pleurotes, autant essayer de marier les deux. Le résultat fût apprécié…

Ingrédients pour 4 personnes

12 coquilles saint Jacques – Un poireau moyen- 400 g de pleurotes – 20 cl de vin blanc – 20 cl de fond de poisson – Une cuiller à café de massalé – sel – Huile d’olive

Recette

Ne garder que la partie tendre du poireau, blanche et vert clair (vous pouvez gardez la partie vert foncé pour un bouillon)  – taillez en rondelles très fines (3mm) – rincez.

Faîtes fondre à feu doux avec du sel dans une bonne cuiller à soupe d’huile d’olive (20 à 30 minutes). Réservez.

Préparez vos saint Jacques en gardant la noix et le corail à part.

Si vous ne savez pas faire, allez voir ici ou demandez à votre poissonnier.

Nettoyez les pleurotes,  puis taillez les en morceaux réguliers. Faîtes revenir à l’huile d’olive avec du sel à feu fort pour qu’elle dorent puis abaissez le feu 3 minutes. Réservez.

Flamber le vin blanc, faire le réduire avec le fumet au 3 quarts.

Dans une poêle, cuisez vos noix de saint Jacques quelques minutes avec un peu d’huile d’olive et de sel. Elles ne doivent pas devenir caoutchouteuses.

Pendant qu’elles cuisent, réchauffer ensemble poireau et pleurotes.

Versez votre réduction chaude de vin et fumet dans le bol d’un mixer, avec le massalé et le corail. Mixez. Vous avez une belle crème. Nappez en votre mélange de légumes.

Servez à l’assiette avec les saint Jacques poêlées.

 

 

 

Seiche sautée aux légumes d’hiver

Wok de seiche au céleri -

Des parfums puissants et inattendus pour ce plat vite cuisiné.

Voici une variante de mon wok de seiches au céleri rave  que j’ai enrichi.

Vous avez compris que je fais beaucoup de plats à l’inspiration sur une visite surprise de mon frigo (et de mon congélateur). Je me suis donc inventé pour moi tout seul ce wok que je re-servirai à coup sûr avec des légumes qui finissent plutôt moulinés dans un potage. Là au moins ils finissent avec panache !

Il y a un peu de préparation mais en 5 minutes c’est cuit. Idéal quand vous avez du monde et que vous ne voulez pas rester derrière les fourneaux.

Voilà les ingrédients pour une personne, mais vous pouvez adapter

2 seiches moyennes (décongelées)

Une cuiller à café d’huile pépin de raisin – Un demi oignon rouge – 10 mm de gingembre frais – Une demi cuiller à soupe de jus de citron – 5/6 feuilles de vert de poireau

En tranches de 5 mm environs :

-2 tranches de céleri rave

– 3 tranches de courge butternut

– 4 tranches de radis noir

1 – Taillez en fines lamelles les seiches, réserver les parures non consommables : peau, bec …(hors entrailles que vous jetez mais là elles sont lavées, pas de souci

2 – épluchez le gingembre, réserver la peau (lavée) et hacher la racine menu.

3 – épluchez le céleri, réservez aussi la peau lavée

4 – Taillez en lamelles votre vert de poireau.

5 – Dans une casserole, faîtes revenir à feu vif sans matière grasse : peaux de céleri et de gingembre, la moitié du gingembre coupé, le vert de poireau. Dès que ça commence à brunir ajoutez vos parures de seiche puis mouillez avant que ça brûle (le fond de votre casserole est caramélisé). Mouillez d’un demi litre d’eau. Sel. Jus de citron.

6 – Laissez le bouillon se faire 20 minutes à petite ébullition.

7 – Taillez tous vos légumes en très fines lamelles de 3 millimètres.

8 – Préparez un riz basmati vapeur

9 – Passez le bouillon puis faîtes le réduire jusqu’à 10 cl. Au besoin épaissir un peu avec ce que vous avez l’habitude d’utiliser (pour moi c’est de la gomme de konjac).

10 – Maintenant c’est la cuisson.

Faîtes chauffer votre huile. Faîtes revenir en tournant l’oignon rouge avec le gingembre.

Ajoutez les lamelles de courge butternut . Faîtes revenir en tournant une minute.

Ajoutez les lamelles de céleri . Faîtes revenir en tournant une minute.

Ajoutez les lamelles de radis noir . Faîtes revenir en tournant une minute.

Ajoutez le lamelles de seiche et le bouillon et faîtes revenir encore une minute, pas plus sinon elles seront dures. Là elles sont parfaitement tendres.

Vos légumes doivent être cuits mais croquants.

11 – Servez avec le riz basmati, vous serez surpris du contraste des saveurs.

A mon avis en tapa dans une petite assiette (sans le riz) ça doit le faire aussi.

 

Wok de seiche au céleri rave

wok de seiche au céleri raveSimplissime et goûteux, souterrain et marin.

L’avantage de ce plat c’est qu’il ne prend que 5 minutes à cuire si vous avez préparé vos ingrédients. On y retrouve des saveurs fortes. Peut se servir en tapa au milieu d’une table ou dans de petites coupelles, avec un bon blanc, entre amis de préférence. Et vous ne passez pas votre vie en cuisine.

Ingrédients pour 2 personnes avec du riz ou pour une seule en plat unique

4 seiches moyennes (8 à 10 cm) nettoyées et vidées – 2 tranches de 4 mm de céleri rave – Un oignon rouge – Le jus d’une rondelle de citron – 5 cl de fond de viande – Poivre – Sel (si besoin) – Une cuillère à soupe d’huile d’arachide

Recette

Taillez votre oignon en gros pétales, votre céleri en quadrilatères, vos seiches dans la longueur en fines lamelles.

Faîtes chauffer l’huile dans le wok. Mettez vos pétales d’oignons, faîtes revenir 2 minutes en tournant.

Rajoutez votre céleri, faîtes revenir une minute en tournant.

Rajoutez vos seiches, faîtes revenir une minute en tournant.

Versez votre fond de viande et le citron, laissez mijoter une minute ou deux. Vos seiches doivent rester moelleuses, vos légumes croquants. Poivrez, rectifiez si besoin l’assaisonnement.

PS – Si vous travaillez sur des fonds déshydratés, vous pouvez rajouter une cuillère à café de maïzena pour épaissir un peu afin que ça enrobe vos aliments.

Rien n’interdit un fonds de poisson pour les végétariens ou un bouillon de légumes concentré (préférable à mon avis).

Vous pouvez servir avec un riz basmati vapeur.