Epaule d’agneau méchoui

Epaule d'agneau méchoui

Une viande moelleuse, parfumée à l’orientale

Ingrédients : Deux épaules d’agneau – 2 gousse d’ail – Pulpe de 1/4 de citron  – 2 cuillers à soupe de cumin – Une cuiller à soupe de graines de coriandre – Une cuiller à soupe de paprika – une cuiller à soupe de piment – Un demi verre d’huile d’olive – Sel

Passez au mixer tous les ingrédients de la puis badigeonnez vos épaules avec (d’agneau bien sûr, pas les vôtres !)

Mettez au four à couvert à 115° pendant 3 heures 30.

Vous pouvez les laisser refroidir et les garder au frigo avant de servir. C’est comme une terrine, les goûts vont encore plus s’imprégner.

Pour servir réchauffer à l’avance les pièces de viande à 65° puis passez sous le grill pour que le tour soit bien croustillant.

Le résultat est à la hauteur vous verrez.

Pour l’accompagnement j’avais fait griller des tranches d’aubergine de Florence avec dessus un petit mélange huile d’olive-ail- coriandre- citron.

Le boulgour il est cuisiné avec le jus de l’agneau que j’ai récupéré, en pilaf avec carotte, céleri boule, oignon, ail et coriandre hachée à la fin.

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Cuisse de dinde au four

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Une recette simple, une cuisson douce pour une viande moelleuse.

La cuisse, c’est ce que je préfère dans la dinde. C’est le morceau où la chair a le plus de goût et de texture je trouve. En plus cela reste bon marché, même avec de la bonne qualité de viande. Voici une façon de la cuire qui ne vous fatiguera pas les méninges et qui vous permettra de la consommer, froide ou chaude avec un moelleux incomparable.

Ingrédients Une belle cuisse de dinde (ici 1,8kg) – Sel – Poivre – Une cuillerée d’huile d’olive – Thym – une carotte – un oignon moyen – Une tranche de céleri boule.

Recette : Dans une cocotte placez votre cuisse de dinde. Salez et poivrez à votre convenance. Saupoudrez de thym. Arrosez d’huile d’olive.

Placez autour de la cuisse la carotte, le céleri et l’oignon coupés en petits morceaux.

Couvrez et enfournez dans un four à 105°C. Je l’ai laissée 4h. En fait vous devez avoir une température intérieure en 75 et 90° pour une juste cuisson. Un thermomètre vous donne ça au degré près. Sinon piquez avec une aiguille, ça doit couler transparent. Là on est moins précis.

Avant de servir je l’ai passée sous le grill pour faire croustiller la peau, ce qu’elle a fait bien volontiers. Et ensuite régalez vous !

La viande garde de la texture tout en étant moelleuse et fondante. Aucune sécheresse souvent constatée dans la dinde grâce à la cuisson douce.

La garniture aromatique a parfumé votre viande ce qui en renforce le goût.

Vous avez environs 1 cm de jus au fond de la cocotte, régalez vous avec aussi. Il a une très bonne tenue et en plus il est très peu gras.

Sur la photo il ne reste que le pilon, le reste n’était pas présentable tellement on s’y est jetés dessus !

Cuire des pieds de veau

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Bon marché, à accommoder ensuite pour des plats « bistrot »

Et oui, encore de la tripaille, de la gélatine. Vous avez compris : j’adore. Aujourd’hui on va se tortorer des pieds de veau.

C’est l’ami indispensable des plats de tripe pour avoir une sauce qui colle bien. Vous pensez, avec tous ses os et sa peau, il dégage un maximum de collagènes. Mais on peut aussi le manger pour lui même. Il est très apprécié dans la cuisine lyonnaise mais j’en ai mangé aussi dans de la cuisine asiatique ou orientale. Il n’y a que la garniture aromatique qui change.

C’est un morceau fade qui exige du temps et un environnement de cuisson plutôt corsé. Comme vous le voyez, j’ai fait dans le classique.

Pour 4 demi-pieds (coût 1,30€) :

Oignon, vert de poireau, céleri (boule), carottes, persil, girofle (2 clous), poivre, sel, thym, laurier et eau bien sûr.

Vous faîtes cuire à tout petit feu, juste à ébullition pendant 3-4-5 h. Il faut que votre chair se détache facilement des os.

Quand c’est cuit vous désossez et vous coupez en petits bouts. Pour 4 pieds j’ai eu 1 kg à peu près de pieds désossés.

Ensuite vous pouvez les préparer chauds, ou en salade.

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Et le bouillon? Ne le jetez pas malheureux !

Vous le filtrez en laissant le fond (il y a des impuretés).

Vous le dégraissez (le plus simple c’est de laisser refroidir au froid et d’enlever la graisse mais il n’y en a pas énorme).

Ensuite vous faîtes réduire sur le  feu à un tiers voire un quart de son volume.

Laissez refroidir 12h , cela vous fait une gelée bien dure. En bas, ou à la surface, en général il y a encore des impuretés. Vous les jetez.

Après moi je coupe des cubes que je met au compartiment à glace du frigo. D’autres utilisent un bac à glaçon, pourquoi pas? Cette gelée sera un précieux auxiliaire pour des fonds de sauce, parfumer une soupe…

Paleron de bœuf aux olives

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Une garniture toute en saveurs pour ce « bas morceau »

Encore une recette de paleron de bœuf. Et oui, j’adore ce « bas morceau » gélatineux au cœur, charnu et pourtant si moelleux si on le laisse mijoter.

Du paleron aux olives, vous en trouverez un millier de recettes sur internet, et toutes se valent. Mais je ne résiste pas à vous en donner une variante supplémentaire qui a fait l’unanimité d’une bonne tablée.

Ingrédients

Un paleron de 1,8 kg avec sa bande gélatineuse centrale.

Pour la garniture : Un oignon – du céleri boule (une tranche de 5 mm) – 6  carottes miniature – Une tranche de poitrine de porc salé – Des sommités de 3 bulbes de fenouil – 4 trompettes de la mort séchées – Une tomate séchée – 2 boîtes de 350 g de pulpe de tomate – de l’origan – 75 cl de bon vin blanc (ici du Viognier d’Ardèche) – Une trentaine d’olives d’Aragon – Sel – Poivre – huile d’olive

Recette

Dans une grande cocotte faîtes revenir à feu vif dans de l’huile d’olive sur toutes ses faces le morceau de paleron entier.

Dans le même temps amener le vin blanc à ébullition dans une casserole

Quand la viande a doré, réserver là, baisser le feu et rajouter si besoin un peu d’huile pour y faire fondre lardons, oignons, carottes, céleri, fenouil taillés en dés.

Laisser fondre et maintenant flambez votre vin qui doit bouillir.

Une fois que votre garniture a bien fondu rajouter vos boîtes de tomate (ou en saison des fraîches, c’est bien mieux !), votre viande bien sûr, le vin blanc flambé, les trompettes de la mort émiettées, les tomates séchées en fines lamelles, l’origan. Salez et poivrez.

Maintenant laissez cuire à feu doux, ce qui veut dire à une température du bouillon à 85° à peu près (ce sont les premières bulles qui font blop-blop).

Combien de temps? Il a cuit trois heures la veille puis passé la nuit au frais et encore trois heures avant le repas.

Ah oui, les olives ! Il faut les mettre une petite heure avant la fin pour ne pas qu’elles s’exposent mais elles parfumeront bien le plat, ne vous inquiétez pas.

Dégustez, c’est savoureux. La viande est tendre et moelleuse, avec une bonne mâche quand même. Que du fondant dans la partie gélatineuse si vous aimez (moi j’adore).

Ici avec des pennes dont j’ai terminé la cuisson dans le jus de la viande.

Quelques diversions

En fait pour la fin de cuisson il faut que vous enfonciez une fourchette sans résistance. Plus ça cuit longtemps et plus votre gélatine partira dans la sauce et « nourrira » la viande. Si vous restez sur une température douce (62° au centre de la viande) pas de risque que la viande sèche ou se défasse, elle gagnera juste en moelleux. Vous pouvez cuire tant que vous voulez.

Les deux cuissons ce n’est pas obligatoire mais « c’est meilleur réchauffé », vous savez. Ce n’est pas une légende puisque en se refroidissant les fibres de la viande absorbent le jus de cuisson. cela a été testé en labo, le morceau de viande pèse plus lourd refroidi dans le jus qu’au sorti de la cuisson. Donc il se gave des saveurs de la garniture.

Flamber le vin je le fais systématiquement depuis que j’ai vu Jean François Piège qui le conseillait à la télé. Et c’est vrai que l’on n’a pas d’aigreur. D’ailleurs j’ai été interdit de cuisiner au vin blanc pendant des années à la maison. Depuis que je le flambe, je n’ai que des félicitations. (Je viens de voir sur internet la recette du bœuf bourguignon de Bernard Loiseau. Il flambait son bourgogne et le laissait refroidir avant de mettre les viandes à mariner. Comme quoi ce n’est pas qu’une fantaisie personnelle.)

Comme d’habitude, la photo est naze.

Jambonneau grillé en pot au feu

Jambonneau en pot au feu, façon thaï

Une cuisson en bouillon thaï pour ce jambonneau, les légumes du pot au feu.

Je suis plutôt fan du jambonneau. C’est un morceau plein de goût mais j’avais envie de nouveauté.

Les saveurs asiatiques du bouillon de cuisson rompent avec la traditionnelle cuisson charcutière.

Le croustillant de la cuisson grillée crée un contraste intéressant avec le fondant de la viande cuite d’abord en basse température.

La veille : on cuit le jambonneau dans un bouillon thaï

Ingrédients

Un jambonneau

Pour le bouillon : Un oignon, une tranche de céleri boule (20g), une carotte, un vert de poireau, 2 cm de gingembre, un quart de bulbe de fenouil, 5 cm de citronnelle, une tranche de citron (juste la pulpe), un œil de badiane, un clou de girofle, sel

Taillez  tous vos légumes, mettre votre jambonneau dans une cocotte avec, couvrez d’eau. Laissez cuire au moins trois heures à feu très doux (première ébullition, environ 85 °).

Coupez le feu.

Laissez refroidir dans le bouillon.

Dégraissez (gardez la graisse), filtrer le bouillon en laissant au fond de la cocotte les impuretés.

Tout ça peut se faire la veille. Laissez votre jambonneau au frais, trempant dans le bouillon, il ne séchera pas.

Une heure avant le repas :

Préparez des légumes de pot au feu :ici  carotte, raves, blanc de poireau. Mais faîtes comme vous aimez:  pommes de terre, panais, fenouil…

Cuisez les au bouillon thaï. Attention, la durée n’est pas identique pour tous. Ils doivent rester croquants. Sortez les au fur et à mesure puis quand tous sont cuits, remettez tout dans le bouillon chaud.

Taillez des tranches de jambonneau. Mettre à cuire à feu moyen dans une sauteuse une bonne cuillère à soupe de graisse de porc. Faîtes dorer vos morceaux de jambonneau.

Servez à l’assiette avec un peu de bouillon.

Que faire du bouillon qui reste ?

Votre bouillon est plutôt gélatineux, cela tient à la couenne pleine de collagènes (c’est une protéine de structure). Mais il ne contient aucune graisse (vous l’avez enlevée).

Vous pouvez:

  • le boire. Il a du goût.
  • vous le tartiner sur la figure pour garder une belle peau dans ride: je garantis pas le résultat sinon que vous serez plutôt poisseux.
  • le jeter, c’est dommage.
  • le garder pour le ré-utiliser, par exemple pour une soupe asiatique type shitaké en bouillon.
  • le réserver en le faisant réduire encore au feu, ce qui vous donnera une gelée ferme. Coupez la ensuite en cubes puis faites congeler (certains mettent aussi dans des bacs à glaçons) et sortez votre cube pour parfumer une préparation.

 

 

 

 

 

Ris de veau au jus de cèpes

 

Ris de veau jus aux cèpes

Simple comme bonjour, moelleux et  gouteux. Le mariage de deux produits d’exception.

Ingrédients pour 2 :

1 ris de 600 g.

50 cl de bouillon de volaille parfumé

30 g de cèpes secs.

50 cl d’eau

Une bonne cuillère à soupe de crème.

Huile d’olive

Déroulement:

Blanchissez 1 minute votre ris de veau à l’eau bouillante.

Refroidir.

Faîtes chauffer votre bouillon de volaille à 65°. Y mettre à pocher votre ris de veau pendant une petite heure.

Pendant ce temps faîtes gonfler vos cèpes secs dans l’eau tiède.

Sortez vos ris du bouillon (gardez le précieusement) et refroidir.

Mélanger l’eau de trempage des cèpes et le bouillon. Faîtes réduire en jus de environs 20 cl en écumant régulièrement.

Épluchez vos ris de veau. Taillez les en morceaux de 1 cm d’épaisseur.

Faîtes revenir vos cèpes dans l’huile d’olive, puis vos ris de veau pour les faire colorer.

Sel – poivre.

Allongez votre jus avec la crème fraîche.

Servez.

Si vous avez réussi votre cuisson, les ris seront parfaitement moelleux.

Au bouillon de volaille se seront incorporés les goûts du ris puis celui du cèpe qui domine.

Un régal tout simplement.

Comme je l’ai servi en plat principal, j’ai fait dorer quelques pommes de terre, mais ce n’est pas une obligation.

 

 

 

Oreille de cochon en salade de lentilles

oreille de cochon en salade de lentilles

Croquant et fraîcheur pour cette entrée canaille.

Ingrédients (pour 4 personnes en entrée ou 2 personne en salade composée)

Une oreille de cochon cuite – Un verre de lentilles vertes du Puy – 8 radis – 12 tomates cerises jaune

Pour la sauce : 8 tomates cerises jaunes – Un cuillère à soupe d’huile de colza – une demi cuillère à soupe d’huile de noisette – Une cuillère à soupe de vinaigre de cidre – Une bonne cuillère à soupe de moutarde à l’ancienne – Une échalote – Un bouquet de ciboulette – Persil (15 brins) – Estragon – Sel – Poivre

Faîtes cuire vos lentilles à l’eau salée pendant 20 minutes – Quand c’est terminé égouttez et refroidir.

Pendant ce temps préparez la sauce en mettant dans le bol d’un mixeur les tomates cerises, les huiles, le vinaigre, le sel et le poivre. Mixez, cela vous donne une sauce plutôt épaisse. Hachez finement vos herbes et l’échalote. Ajoutez tout cela à votre sauce avec la moutarde. Cela vous donne une sauce épaisse.

Passez vos radis à la mandoline fine. Coupez vos tomates en deux. Taillez finement les oreilles en lanières de 3 mm.

Mélangez le tout avec les lentilles et la sauce.

Notes de bas de page

1 – C’est une sauce allégée car j’ai quelques problèmes avec la faculté en ce moment. Mais vous pouvez tout à fait réaliser avec les mêmes ingrédients une belle sauce moutarde. Enlevez les tomates et allez y généreusement avec les huiles !

2 – L’estragon amène un goût anisé intéressant, vous pouvez le remplacer par du cerfeuil où si vous n’avez ni l’un ni l’autre cuisez vos lentilles avec un œil de badiane (anis étoilé).

3 – Vous pouvez cuire vous même vos oreilles de cochon (c’est ce que j’ai fait). C’est simple comme bonjour. Mettez au sel 12 h. Lavez et brossez les bien. Mettre dans une cocotte ou tout plat fermé passant au four avec de l’eau, du vert de poireau, un oignon piqué de girofle, du thym, du persil, de la sauge, des graines de moutarde, de l’estragon (ou un œil d’anis étoilé), un peu de vinaigre blanc ou mieux, du vinaigre du pot de cornichon, du sel (pas trop) et du poivre. Laissez cuire 5 h au moins à 110° au four si vous avez un four programmable, sinon à petit feu et petit bouillon sur votre cuisinière.

Vous pouvez cuire de la même manière des langues, des pieds (plus longtemps), des jambonneaux…

Paleron de boeuf mijoté au fenouil

paleron au fenouilDu paleron de bœuf braisé à l’ancienne, un accompagnement méridional.

J’adore les cuissons douces, et ma belle mère -qui a 93 ans et plus toutes ses dents- encore plus. Alors quoi de mieux pour lui faire plaisir que du paleron, ce morceau si goûteux et si tendre à la fois.

Ingrédients (pour 6 personnes au moins, mais ça se réchauffe)

Un beau morceau de paleron de 1,2 kg/1,5 kg – 4 ou 5 bulbes de fenouil coupés en quartiers – 5 ou 6 tomates allongées – Une vingtaine d’olives – Un oignon – Une cuillère à soupe de graines de coriandre – Une tomate séchée – Une cuillère à soupe de jus de citron – de l’origan – Sel et poivre – Une cuiller à soupe d’huile d’olive

Recette

Coupez votre oignon en mirepoix, vos bulbes de fenouil et vos tomates en quartiers, votre tomate séchée en fines lamelles. Écrasez grossièrement vos grains de coriandre.

Dans une cocotte faîtes revenir sur toutes faces le paleron pour le colorer. Réservez. Faîtes ensuite à feu plus doux fondre vos oignons. Quand c’est fait, mettez tous les ingrédients dans la cocotte et fermez.

Placez la au four à 105° pendant 6 heures. Un jus se sera formé (voir photo). Vous pourriez presque jeter tous le reste et le déguster dans un bol, tout simplement, tellement il est goûteux.

Servez, la viande se mange à petite cuillère, les légumes gardent de la texture compte tenu de la basse température.

Petits trucs du cuistot

  • Moi j’ai utilisé le jus pour cuire des vermicelles en accompagnement. Je les ai fait revenir dans de l’huile d’olive jusqu’à ce qu’ils soient transparents, puis arrosés de jus jusqu’à ce qu’ils cuisent (4-5 minutes). Sachez qu’en cuisant des féculents dans un bouillon protéique, et encore mieux acide, ils resteront al dente. C’était la minute culturelle. Ma belle mère a pu les manger sans problème et nous on n’a pas eu des pâtes trop cuites. Tout le monde est content, c’est l’essentiel.
  • A mon avis 4 heures de cuisson seraient suffisantes et la viande aurait plus de texture tout en étant moelleuse. Mais faut pas prendre de risque avec les anciens.

Cuisse de dinde roulée à l’estragon

Cuisse de dinde roulée à l'estragon5

On peut être dinde et avoir bon goût !

Voici une recette en cuisson lente, basse température, qui transformera une cuisse de dinde en rôti de haut goût.

Ingrédients :

Une cuisse de dinde désossée et ses parures (os) – 3 branches d’estragon – 2 échalotes – Un quart de citron non traité – sel – poivre

Recette pas à pas :

Vous pouvez désosser vous même votre cuisse de dinde ou le faire faire par votre boucher. Faîtes attention dans les deux cas à ne laisser aucun tendon ni morceau de cartilage . Gardez bien toutes ces parures pour le bouillon.

Cuisse de dinde roulée à l'estragon1

1 – Mettre votre cuisse de dinde sur du film plastique qui passe au micro ondes c’est à dire qui supporte une température jusqu’à 130 °. Salez et poivrez.

Mixez une échalote avec le jus du quart de citron, cela doit vous faire une purée dont vous tartinez votre cuisse.

Hachez menu ensuite deux branches d’estragon et répartissez les herbes sur la viande.

Cuisse de dinde roulée à l'estragon2

2 – Roulez et emmaillotez votre cuisse bien hermétiquement. N’hésitez pas à mettre plusieurs épaisseurs.

Idéalement, vous pourriez la laisser mariner au frais plusieurs heures (même un jour) pour que la viande s’imprègne des goûts, mais vous pouvez aussi passer à la cuisson directement, ça le fera bien aussi.

Cuisse de dinde roulée à l'estragon3

3 – Nous allons maintenant préparer le bouillon. Couvrez d’eau à hauteur dans une cocotte. Rajoutez la seconde échalote, les zestes du citron bien lavés sans le ziste (partie blanche amère), les os, tendons, la branche d’estragon, sel et poivre.

Passons à la cuisson lente. Mettre au four à 90° pendant 4 heures.

Cuisse de dinde roulée à l'estragon4

4 – Laissez refroidir dans le bouillon votre cuisse. Plus c’est long, plus c’est bon !

Lorsque vous voulez la préparer, enlever le film.

Filtrer votre bouillon qui pourra vous servir pour des soupes, risottos…

Déjà votre cuisse présente bien. Vous pouvez la servir froide, ça aura de la gueule. Mais aussi chaude !

Cuisse de dinde roulée à l'estragon5

5 – Pour servir chaud, réchauffer votre cuisse au four à 65° puis avant de servir, allumez le grill du four pour faire dorer la peau.

Vous pouvez faire réduire deux louches de bouillon pour faire votre jus d’accompagnement.

Notes de bas de page

La cuisse de dinde est plus ferme et goutue que les escalopes. Je préfère la cuisiner même si elle reste très peu grasse. Vous le verrez à votre bouillon qui n’a quasiment pas un œil !

L’avantage de ce plat c’est qu’il demande peu de préparation et qu’avec un bon four programmable, vous pouvez le laisser cuire sans vous en occuper.

C’est une idée de préparation. Mais mettez l’imagination au pouvoir dans vos marinade. En voici quelques unes que j’ai essayées (à chaque fois je reprends les éléments dans le bouillon, y compris en utilisant les épluchures):

– « cremolata » : ail, citron, persil

– « asiatique » : gingembre, échalote, coriandre, pluches de fenouil

– « charcutière » : juste sel et poivre, mais bouillon avec carotte, vert de poireau, oignon piqué de girofle, thym, laurier, un demi verre de vinaigre blanc aromatisé d’un pot de cornichons.

A vous de jouer maintenant

Joue de boeuf provençale, légumes rapés en fideuà

Joue de boeuf à la provençale, rapée de légumes en fideù

C’est moelleux, c’est croquant, c’est gourmand 🙂

Ingrédients pour 4 personnes

2 joues de bœuf – une petite boîte de pulpe de tomates en dés – un oignon – une gousse d’ail – une carotte – une feuille de livèche (*) – Une cuillère à soupe d’origan – une de thym – une de sarriette – une cuillère à café de graines de fenouil – zeste de citron râpé – 2 tomates séchées – sel – poivre – Une cuillère à soupe d’huile d’olive

Pour la « fideuà » (**) de légumes : 4 pommes de terre moyennes (ici des blue belle) – 2 courgettes petites – 4 carottes – sel – poivre – une autre cuillère à soupe d’huile d’olive

La viande se prépare de préférence la veille.

Dans une cocotte faîtes revenir sur toutes les faces à feu fort les joues avec l’huile d’olive. Réservez.

Dans la même huile faîtes revenir vos oignons taillés en tous petits morceaux (ils fondront pour ceux qui craignent 🙂 ) puis votre carotte taillée en mirepoix (petits dés) puis votre livèche hachée menu menu puis quelques secondes votre gousse d’ail hachée.

Mouillez avec la pulpe de tomates, rajoutez les herbes et graines, les tomates séchées hachées en toutes petites lanières, le zeste de citron râpé (un demi environ), le sel, le poivre.

Mettez vos joues de bœuf dans cette sauce, fermez la cocotte, enfournez là pour 3h30 dans votre four thermostat 95° (3). Vous saurez si c’est cuit quand votre viande est parfaitement moelleuse. Puis laissez refroidir dans la sauce. Ce morceau très gélatineux est meilleur quand c’est réchauffé ! Si vous voulez savoir pourquoi, lisez cette explication scientifique (***).

Pour la cuisson, vous pouvez même faire plus longtemps, c’est pas grave, ça ne bout pas donc la viande ne sèche pas.

Une heure avant le repas, mettez les joues à réchauffer à feu très doux (ou au four à 65°, thermostat 2).

Lavez, épluchez (sauf la courgette), râpez vos légumes séparément, faîtes tremper une bonne demi-heure vos pommes de terre râpées (elles perdront de l’amidon).

Dans une grande poêle, faîtes chauffer l’huile, mettez y vos patates qui deviennent légèrement transparentes, puis rajoutez les carottes et mouillez à niveau avec la sauce de vos joues. Au bout de 4 minutes d’ébullition, ajoutez vos courgettes et faîtes revenir 1 à 2 minutes de plus. Les légumes doivent être cuits en restant croquants, même les pommes de terre.

Servez. C’est enfantin, ça glisse tout seul, la joue est fondante, ça contraste avec les légumes et bien sûr c’est puissant en goût.

Petites digressions du jour pour avoir l’air savant

1 – La joue n’est pas un morceau gras, mais riche en collagènes (112kcal pour 100g. Moyenne des viandes : 182 kcal). La cuisson lente dissout les collagènes qui sont une protéine de structure. Cela donne une sauce liée et même gélatineuse lorsqu’elle refroidit. les saveurs sont renforcées aussi.

2 – Vous pouvez cuisiner de la même manière du paleron, de la macreuse, du jarret de bœuf qui ont des qualités similaires.

3 – Vous pouvez mettre aussi du vin blanc dans la sauce (faîtes le flamber avant), mais tout le monde n’aime pas.

4 – Autre variante : un zeste d’orange au lieu du citron, ça le fait bien aussi.