Salade de champignons, tomate et coriandre

A la manière des champignons à la grecque, en version crue

Une pointe de beau temps ce premier mai qui donne envie de crudités pour laver les excès fraternels et épicuriens post manif.

Une salade de champignons, c’est peu calorique et toujours gouteux. Et puis vous savez, j’en ai toujours qui traînent dans mon frigo des ces champignons bruns qui agrémentent le quotidien.

C’est vite fait et efficace.

Ingrédients pour 4 personnes

300 g de champignons bruns –

2 cuillers à soupe de double concentré de tomate – une cuiller à soupe de jus de citron – sel – Paprika fort – 3 cuillers à soupe d’huile d’olive – une cuiller à soupe de coriandre hachée et 2 cuillers à soupe de vert d’oignon frais

Recette

Préparer la sauce, sans les herbes, avec les ingrédients, dans l’ordre où ils vous sont indiqués, je peux pas faire mieux.

Brosser ou laver rapidement les champignons. Coupez le pied au ras du chapeau. Détaillez les en fines lamelles.

Mélangez dans un saladier, puis ajouter les herbes.

Laissez mariner une demi heure, les champignons seront cuits crus, enrobés de la sauce. Vous verrez c’est simple et bon.

Commentaires

Rien de sorcier, c’est une variante à partir de trois ingrédients essentiel des champignons à la grecque : le citron, la tomate et la coriandre.

A essayer également une cuiller de vin blanc dans la sauce salade pour se rapprocher encore de la recette et puis de l’origan haché en sus.

En l’absence de vert d’oignon, allez y avec de l’échalote hachée, de la ciboulette, de la ciboule…

On peut varier à l’infini ce type de salade avec une version plus orientale par exemple : ail écrasé, tomate, cumin ou carvi ou coriandre ou alors indienne avec oignon, tomate, curry ou changer le herbes, il y en a des dizaines qui donneront un goût typé : basilic, thym, estragon, cerfeuil…

On peut aussi remplacer la tomate par de la sauce soja (ne salez pas à ce moment là) et vous pouvez parsemer de sésame grillé…

Allez y : l’imagination au pouvoir !

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Artichaut sarde en salade folle, sauce à l’anchois

Une salade composée résolument méditerranéenne

Pour reposer un peu le foie entre les fêtes on s’est fait une petite salade un midi avec un fond de frigo. La vedette c’est l’artichaut sarde que l’on peut consommer cru tellement il est tendre et que l’on trouve en hiver (de novembre à avril).

Il a eu une AOP et il le mérite bien, alors pourquoi s’en priver?

La petite originalité de cette salade réside dans la sauce : un anchois écrasé, jus de citron, sel poivre, huile d’olive, thym. Franchement ça envoie bien et ça donne une typicité à la salade.

Les ingrédients vous les voyez : artichaut, chou fleur (cuit vapeur encore un peu croquant), tomate cerise, oignon rouge, olive noire d’Aragon et quelques copeaux de vieux fromage de brebis de St Bérain (en Haute Loire) que vous pouvez remplacer par un brebis sarde, ou corse, ou basque et même par du parmesan.

Après pas besoin de longs discours, le visuel devrait vous suffire. Et les ingrédients sont un peu ce qui tombait sous la main.

Commentaires quand même

L’anchois comme fond de sauce ça fonctionne vraiment bien si vous voulez du goût et de l’originalité (style « oh elle trôôôp bôôônne ta sauce, tu y as mis quoâ? »).

Il y a des variantes, par exemple un tout petit peu de concentré de tomate en plus, ou de la mandarine à la place du citron. Mais toujours une bonne huile d’olive.

De toutes façons, une salade composée soit vous prenez une sauce classique et vous avez un truc plat, déjà vu mille fois. Soit vous réfléchissez à une sauce qui change et vous serez le roi du pétrole (et de la salade aussi).

Et en plus les dames adorent la salade. Je dis ça, je dis rien…

Chou fleur et cabillaud grillés au curry

Une autre façon d’apprécier le chou-fleur


Un chou fleur qui me nargue au frigo depuis une semaine : je ne vais pas attendre qu’il se dégrade ! Je n’ai jamais été fan des gratins de ce légume et de l’odeur très discutable qui envahit la maison dès que vous le cuisinez, c’est pour cela que ma préférence va à la cuisson vapeur, al dente, qui évite le dégagement de soufre.

Une petite marinade au curry utilisée pour le poisson et le légume en même temps, et on obtient un plat plutôt réussi.

Ingrédients

Un chou fleur – 4 darnes de cabillaud

Marinade : Une petite racine de curcuma – un pouce de gingembre – deux cuillers à soupe de jus de citron – une cuiller à soupe de curry – Sel – Une belle échalote -une cuiller à café de cassonade

Recette

Enlevez les feuilles du chou en coupant à la base.

Détaillez le bouquets de chou fleur à partir du trognon.

Vous pouvez éplucher la tige également et cuire le cœur, tendre et riche en amidon.

Cuire à la vapeur jusqu’à ce que le légume soit al dente. Ni trop mou, ni trop dur. Cela évite l’odeur de soufre.

Pendant que ça cuit, préparez votre marinade. Épluchez le curcuma et le gingembre puis hachez près fin.

Coupez aussi l’échalote très fin puis mixez le tout avec le curry, l’huile, le sel, le jus de citron, la cassonade.

Tartinez vos tranches de cabillaud avec un tiers de la marinade.

Refroidissez les fleurs de chou fleur dès qu’elles sont cuites. Partagez les en deux depuis la base. Comptez 2 fleurs entières par personne (réservez le reste pour une salade, ou une purée chaude ou froide).

Enduisez les fleurs du reste de marinade.

Maintenant allons y pour la cuisson.

Il vous faudra deux poêles : une pour le poisson, l’autre pour le chou-fleur.

Pour le poisson on cuit à feu moyen en recherchant le résultat suivant : chair cuite juste nacrée, croûte grillée.

Pour le chou on y va avec un feu avec un eu plus doux. Le but est de ramener en chaleur le cœur du légume et d’avoir aussi un beau grillé autour.

Servez. Vous avez un beau plat, plutôt léger, au goût prononcé et plutôt original.

Commentaires

  • Si vous n’avez pas de gingembre frais et de curcuma frais, remplacez par de la poudre, mais le résultat n’est pas totalement identique.
  •  La cassonade c’est pour faire un petit aigre doux mais surtout pour obtenir une belle caramélisation, plus appétissante. Mais sinon vous pouvez vous en  passer si vous êtes un intégriste qui fait la chasse aux glucides : l’échalote a un peu de sucre. Le résultat sera un peu moins marqué, c’est tout.

Champignons et fenouil braisés, façon asiatique

Fennouil et champignons braisés façon asiatique

Un accompagnement de choix pour deux légumes de haut goût 

Mon beauf a tenu à goûter à ma poitrine de bœuf confite à la Dong.  Pour avoir un ensemble présentable, j’ai réutilisé le jus de cuisson pour un accompagnement de légumes et de riz basmati, histoire de rester dans l’esprit. Le jus de la viande à braisé parfaitement deux produits de haut goût : champignons et fenouil. Le résultat fût à la hauteur pour une bonne régalade.

Ingrédients pour 4 personnes

Un fenouil de 200 g – un oignon – un pouce de gingembre – 500 g de petits champignons bruns – 1 cuiller à soupe d’huile neutre  – 10 cl de jus de cuisson (sans graisse) de poitrines de boeuf confites à la Dong – Une cuiller à soupe de sauce soja – une demi cuiller à soupe de muscat – une demi cuiller à soupe d’huile de sésame – Une cuiller à soupe de jus de citron – Une demi cuiller à café de tapioca

Recette

Taillez l’oignon en quartiers et détaillez en morceaux.

Émincez le fenouil en tranches de 5 mm.

Émincez les champignons en tranches de 1 cm.

Hachez finement de gingembre.

Dans un wok faîtes chauffer l’huile à feu fort puis faîtes colorer l’oignon avec le gingembre.

Ensuite ajoutez les tranches de fenouil.

Dès qu’elles commencent à prendre couleur, baissez le feu et mettez le jus de viande et le citron. Au besoin ajoutez de l’eau à niveau pour couvrir puis baissez le feu. Verez le tapioca. Couvrez et laissez mijoter 14 minutes.

Ajoutez alors les champignons et faîtes mijoter encore 14 minutes. Faîtes le niveau d’eau au besoin.

Montez le feu pour terminer et ajouter la sauce soja.  Remuez une minute.

Maintenant le muscat. Faîtes cuire en tournant 30 secondes.

Éteignez le feu et mettre l’huile de sésame.

Servez en accompagnement avec un riz basmati vapeur et bien sûr, la poitrine de boeuf confite.

C’est un régal.

Variantes

Ce plat peut bien entendu se faire avec un bouillon de viande ou un fond déshydraté. Dans ce cas rajoutez un peu de cinq parfums pour marquer le goût et soyez moins avare en gingembre puisque votre jus n’est pas épicé.

Le tapioca sert à épaissir votre sauce, vous pouvez également utiliser du konjac, de la xanthane, voire de la farine ou de la fécule. J’aime bien le tapioca pour le côté gélatineux qu’il donne aux sauces, sans les troubler. Et en plus c’est un produit populaire et bon marché qui ne se la pète pas.

Le muscat. Ben oui, si vous avez du vin chinois c’est mieux. Essayez aussi le Vermouth.

L’huile de sésame, c’est pour booster à la fin. Sinon : sésame grillé, coriandre fraîche hachée, feuilles de céleri hachées, basilic thaï….

 

 

 

 

Filets de maquereau en marinade asiatique et légumes rôtis

Filets de maquereau en marinade asiatique et légumes rôtis

Bon marché et gastronomique

Le thon frais, la bonite, la thonine… on adore mais pas toujours facile à trouver, surtout aux fins fonds du massif central. En plus il paraît que les gros poisson fixent les métaux lourds. Voilà qui plombe le moral. Alors on se rabat sur le plus petit des scombridés (c’est la famille des thons et tutti quanti) c’est à dire le maquereau pour cette recette sous influence japonaise.

C’est très bon, très classe aussi vous verrez, et sans complication. Et bon marché en plus, pour ceux dont les fins de mois commencent le 10…

Pour 4 personnes

8 beaux filets de maquereau ou 4 beaux maquereaux

Marinade : oignon rouge haché 2 cuillers à soupe – Un pouce de gingembre – une cuiller à soupe de sauce soja – une CAS de jus de citron – 1 cas d’huile de pépins de raisin – 1 cuiller à café d’huile de sésame – Une cuiller à café de cassonade

8 petites courgettes – 8 gros champignons bruns

Basilic thaï

Recette

Constituez votre marinade et laissez y vos filets de maquereau une bonne demi heure.

Bien sûr si vous prenez des maquereaux entiers, vous pouvez lever les filets, mais c’est pénible. Une préparation sur l’arête sera goûteuse aussi. Videz et avez bien les poissons et mettez aussi de la marinade dedans dans ce cas là.

Mais en filets c’est mieux.

Apprétez vos légumes. Courgettes en deux dans la longueur ou en 4 selon l’épaisseur. Il vous faut une épaisseur à peu près égale pour une homogénéité de cuisson.

Les champignons bruns en 2 ou en 4 aussi pour les mêmes raisons.

Après pour cuire il vous faudra deux poêles, une pour le poisson, une pour les légumes.

Les légumes c’est pas compliqué, vous faîtes rôtir dans une cuiller à soupe d’huile de pépins de raisin. N’oubliez pas de saler. A feu moyen-fort.

Le poisson vous le cuisez à la poêle avec la marinade qui va réduire à feu moyen-fort aussi. Attention à la surcuisson, ça se défait vite.

Adoptez une présentation prétentieuse, saupoudrez de basilic thaï, et dégustez.

Variante

A défaut de basilic thaï (très bon, très bon), de la coriandre convient tout à fait, ou des graines de sésame grillées.

 

Gambas grillés – artichauts en barigoule de bisque de crustacé

Gambas grillés - artichauts en barigoule de bisque

Artichauts et gambas : la rencontre de deux produits à forte personnalité.

Mes amis m’avaient demandé un repas léger pour le soir. En pleine semaine j’ai fait comme j’ai pu en recourant à mon frigo et mon congélo. Le résultat fût plébiscité pour un plat assez simple tout comptes faits : des gambas géantes poêlées avec des artichauts en barigoule cuits dans la bisque des crustacés.

Un peu de travail , sans plus, pour un résultat fort savoureux. Dommage que la photo soit naze…

Pour 4 personnes

12 grosses crevettes crues entières – 12 artichauts poivrade – Huile d’olive

Bisque : une échalote – les tiges d’un bulbe de fenouil – un œil de badiane – une tranche de citron – un pouce de gingembre frais –  une petite pousse de livèche – sel – Un demi litre d’eau –

Barigoule : Une échalote – une tranche de lard fumé – une carotte – Une cuiller à soupe de jus de citron

Recette

Épluchez les gambas pour ne garder que les queues.Mettez au frais.

Réservez les têtes, les pattes et les carcasses. Émincez les tiges de fenouil, l’échalote et la livèche. Hachez le gingembre.

Faîtes revenir dans une cuiller d’huile d’olive à feu fort avec les carcasses. Laissez colorer.

Rajoutez l’eau, la badiane, le citron. Au besoin rectifiez l’assaisonnement.

Laissez mijoter 30 minutes puis filtrez la bisque avec une passoire grille fine.

Effeuillez les artichauts et ne garder que les cœurs. Conservez dans de l’eau citronnée pour éviter le noircissement.

Dans une cocotte faîtes revenir à l’huile d’olive l’échalote hachée avec le lard fumé et la carotte, tout ça taillé en dés bien sûr.

Mouillez avec la bisque, rajoutez le jus de citron. Mettez les artichauts à mijoter jusqu’à cuisson tendre.

Poêler les gambas à l’huile d’olive quelques minutes de chaque côté puis saupoudrez du piment d’Espelette.

Servez avec les artichauts.

Commentaires parce qu’il le faut

Pour les crevettes je n’ai pas enlevé « le boyau noir » pour une raison simple : ce n’est pas un boyau mais le système nerveux. Il faut bien que ça serve de fréquenter des profs de sciences nat (on dit SVT maintenant je crois). Donc ça rougit bien et ça ne gêne pas le goût.

Le goût de la bisque et de l’artichaut se mélangent fort bien.

 

 

 

Salade aux deux poissons – citronnette aux raisins et au safran

Salade aux deux poissons - citronnette au raisin et au safran

Une salade colorée, aux saveurs subtiles

Un début d’automne avec des températures encore clémentes. Pour commencer le week-end, après une semaine chargée en nourritures et breuvages riches et abondants, quoi de mieux qu’une petite salade « healthy » pour nettoyer tout ça?

L’idée elle est dans l’assaisonnement : rajouter du fruit selon les conseils de mon pote Francky, grand épicurien également. Et ça fonctionne parfaitement…

Ingrédients, pour 2 personnes en plat principal ou pour 4 en entrée

100 g de flétan noir fumé, 600 g d’aile de raie pelée, un jus de citron

Pour le mesclun  : 2 grandes feuilles de romaine, 8 radis, une pêche, 6 tomates cerise, une cuiller à soupe d’oignon rouge haché, une fleur de capucine par convive

Pour la citronnette : 2 tomates romaine, une cuiller à soupe de jus de citron, une pincée de filaments de safran, piment d’espelette, sel, une cuiller à soupe d’huile d’olive, 5 grains de raisin muscat, 4 cuillers à soupe de jus de raie

Recette

Cuire la raie dans de l’eau à frémissement avec le jus de citron et du sel jusqu’à ce que les chairs se détachent des cartilages.

Réservez sur une assiette, recueillez le jus dans un blender.

Rajoutez dans le blender les autres ingrédients de la citronnette et mixez.

Hachez les radis en rondelles, taillez la romaine en lanière, coupez en deux les tomates cerises, taillez en quartiers les pêches.

Disposez votre salade à l’assiette et saucez. Votre poisson poché est tiède.

Dégustez, vous verrez, c’est très classe.

Commentaires quand même

Vous l’aurez compris, l’essentiel de cette salade réside dans le contraste des poissons fumé et poché ainsi que dans la sauce au fruit, et au safran bien sûr.

Pour le mesclun ne vous cassez pas la tête, prenez d’autres ingrédients. Important d’en mettre un sucré quand même. Choisissez selon les saisons : poire, melon…

Ce que j’aime bien c’est le camaïeu d’oranges…

Pour le poisson fumé c’est le hasard des promos de date courte dans mon supermarché favori dont je tairais le nom. Evitez quand même le hareng, trop puissant en goût.

Il y a une gamme intéressante qui change du saumon : thon, lingue, cabillaud…

Bon j’arrête de causer, je pars au marché.

Poulpe en rillettes

Poulpe en rillettes

Une boîte de poulpe en conserve, de l’ail, quelques herbes, de l’huile d’olive, un bon mixer : une mise en bouche, façon tapa, sans prise de tête

Que dire de plus sur cette recette, réalisée cet été pour accompagner un bon cava avec des potes  cet été ? Que j’ai mis dans ces rillettes les herbes cueillies dans la montagne, du fenouil, du thym, du romarin. Voilà vous savez tout.

Prenez une boîte de 160 g de « tacos de pota a l’ajo », c’est à dire tentacules de pieuvre à l’ail.

Ouvrez et versez dans le bol du mixeur.

Ajoutez une gousse d’ail, des herbes hachées.

Mixez en ajoutant petit à petit de l’huile d’olive jusqu’à la consistance souhaitée. Pas trop quand même, il faut qu’il y ait un peu des morceaux.

Ah oui ! Aussi quelques gouttes de jus de citron, disons une petite cuiller et puis aussi du pimenton de la Vera. On est en Espagne ou non?

Et puis mon petit secret à moi, mais vous ne le répétez pas : pour qu’il y ait une  consistance homogène, j’ai aussi ajouté au départ une bonne cuiller de haricots blancs cuits, en boîte, le reste est parti dans une salade.

En fait on peut lier aussi avec de la crème fraîche épaisse mais je n’en avais pas dans mon frigo de vacances. En plus c’est pas trop mon truc.

Bon, la recette est un peu dans le désordre mais pour ce genre de préparation je vais pas me prendre la tête non plus avec les 1°, 2° …

C’était juste parfait avec le cava. Et après on a mangé des encornets farcis au chorizo et de la palette de porc confite en papillote.

Mais tout ça est une autre histoire…

Bon, je vous donne quand même les ingrédients :

160 g de tentacules de poulpe à l’ail

Une gousse d’ail

2 cuillers à café de mélange d’herbes (thym, fenouil, romarin)

Une cuiller à soupe de haricots blancs en conserve cuits

Un trait de jus de citron.

Huile d’olive

Pimenton de la Vera (ou piment d’Espelette ça doit le faire aussi, mais c’est pas fumé).

 

Gigolette de poulet à l’estragon

Gigolette de poulet à l'estragon

Après les gigolettes de poulet à la sauge, voici une recette similaire, servie froide ce coup-ci, avec de l’estragon et accompagnée d’un coulis de tomates, à l’estragon également.

Ingrédients :  4 cuisses de poulet – une branche d’estragon – un petit oignon blanc frais – deux cuillers à soupe de jus de citron – 4 cuillers à soupe d’huile de pépin de raisin – Un pouce de gingembre frais – sel

Coulis : 2 tomates allongées – une rondelle de citron – Une cuiller à soupe d’huile de pépin de raisin – Poivre – sel

Recette

Préparez vos cuisses : désossez les en laissant juste 5 cm d’os en haut du pilon. Coupez à de niveau au sécateur.

Mixez les ingrédients de la marinade puis étalez les sur la chair désossée.

Prenez du film alimentaire pour micro ondes puis roulez chaque cuisse en forme de cône, bien hermétiquement.

Dans une casserole mettez de l’eau, les os de poulet, les pluches de gingembre, de l’oignon, les branches de l’estragon, les zestes de citron, du sel.

Menez à petite ébullition autour de 70° et mettez vos cuisses emmaillotées à cuire environs une heure (ne vous inquiétez si vous laissez plus, compte tenu de la température aucun risque de surcuisson).

Laissez refroidir dans le bouillon puis mettez les au réfrigérateur, idéalement 24 h histoire que les parfums finissent de se fondre dans la viande.

Vous pouvez enlever le film plastique : ça tient bien, une petite gelée s’est formée. C’est bien dodu et appétissant comme tout.

Préparez votre coulis de tomates qui rajoute de la fraîcheur (sinon une mayo) et dégustez à l’ombre d’un arbre par grand beau temps. Avec un petit rosé, pourquoi pas?

Votre bouillon ? Filtrez le il pourra vous resservir. Pour une soupe refroidie, pourquoi pas? Ou un risotto, ou une soupe chinoise…

Si vous êtes esthète, vous pouvez faire griller la peau sous le grill une fois la gigolette refroidie, puis la refroidir à nouveau, ça n’en sera que meilleur et plus appétissant.

 

Le houmous à Sam

Houmous à ma façon

La traditionnelle purée de pois chiches, avec quelques petites touches personnelles

Je ne voulais pas mettre cette recette sur ce blog, mais comme Tonio insiste, je ne peux lui refuser. Vous pouvez la trouver en des milliers d’exemplaires sur le net. J’ai juste fait une ou deux petites adaptations en fonction de la pénurie d’ingrédients de base mais ça ne change pas grand chose.

Juste une précision de départ  : « houmous » ne veut pas dire « purée », mais « pois chiche », en arabe. Je préfère expliquer parce que l’autre jour au restaurant on est venu m’indiquer qu’il y avait « du houmous de pois chiche » dans mon assiette, c’est à dire du « pois chiche de pois chiche » ! Et je ne parle pas des houmous de ceci ou de cela qui fleurissent sur le net et dans nos menus, mais c’est vrai que ça fait plus exotique que « purée de … » qui sonne un peu cantoche. Respectons les mots et leur sens et réservons le mot de houmous aux préparations où il y a du pois chiche.

Bon, ça c’était pour mon petit coup de gueule du matin, mais c’est très secondaire en définitive, voici la recette :

Ingrédients : Une boîte de pois chiches cuits de 400 g égouttés – 4 cuillers à soupe de sésame blond – Une cuiller à soupe de cumin en graines – 5 cl d’huile de colza grillée – 10 cl d’huile de colza neutre – une gousse d’ail – deux cuillers à soupe de jus de citron – sel – paprika fort

Recette

Égouttez et rincez les pois chiches.

Dans une poêle brûlante, à sec, faîtes torréfier (c’est à dire caraméliser sans griller) les graines de cumin. Réservez dans un mortier.

Dans la même poêle, faîtes torréfier également votre sésame. Attention, je vous conseille un couvercle parce que les graines ont tendance à faire « pop corn ». Mais pensez quand même à tourner régulièrement.

Mélangez dans le mortier avec le cumin et écrasez grossièrement . Vous pouvez également utiliser un robot hachoir, mais ça à tendance à faire une pâte et à chauffer à nouveau le mélange.

Épluchez et hachez grossièrement la gousse d’ail.

Dans le bol d’un mixer à vitesse moyenne mélangez vos ingrédients (sauf les pailletes de paprika qui sont  bien plus jolies entières) en ajoutant petit à petit l’huile neutre jusqu’à la consistance souhaitée. Vous pouvez aussi rajouter de l’eau pour un mélange moins gras, mais tout ça est plein de bons oméga 3 que diable !

A la fin mettez le paprika.

Vous pouvez présenter dans une assiette creuse en rajoutant de l’huile par dessus et en décorant avec quelques pois chiches entiers, un saupoudrage de paprika…

Commentaires

Normalement pour la recette il faut du tahiné (de la pâte de sésame), ou de l’huile de sésame grillée. La recette est née du hasard parce que je n’avais pas tout ça. Donc l’huile de colza grillée amène le grillé, quand au sésame torréfié, il amène une note de caramel dont je suis très fier et qui me permet d’intituler cette recette « le houmous à Sam ».

Je n’utilise pas d’huile d’olive parce que j’estime que ça brouille un peu le message avec le  sésame. Question de goût. C’est pour cela que j’ai choisi des huiles  plus neutres. D’ailleurs l’huile d’arachide conviendrait peut être mieux puisque l’arachide et le pois chiche sont des cousins, y compris en saveur.  Par contre les provençaux font une « poichichade » (à prononcer avé l’accent et à accompagner d’un rosé ou d’un pastis) sur le même principe sans sésame mais avec de l’huile d’olive et des herbes. Pour en avoir dégusté plusieurs fois, je trouve ça plus cohérent.

Mais  en cuisine, rien n’est écrit pour toujours… Heureusement !