Lactaires en soupe asiatique

Des lactaires dans une soupe asiatique, pourquoi pas?

En rentrant de ballade, nous sommes rentrés avec une poignée de lactaire, trop peu pour en faire une fricassée. C’est un champignon au gout délicat, qui reste ferme, c’est pour cela que je l’ai apprêté dans une soupe asiatique. Rien de compliqué

Ingrédients pour 2 assiettes :

500 ml de bouillon parfumé – 4 demies tranches de fenouil de 5 mm – 1 cm de gingembre frais – une carotte – 40 g de vert clair de poireau – Une cuiller à soupe de jus de citron – Une ciboule – une cuiller à soupe de coriandre hachée – 5 lactaires sanguins – Une cuiller à soupe de Noilly Prat

Recette :

Prenez vos sanguins et taillez les en tranches de 7 mm. Taillez la carotte en julienne. Préparez les tranches de fenouil ainsi que le vert clair de poireau (à 3 mm).

Rien de compliqué : d’abord vous emmenez votre bouillon additionné du gingembre et du jus de citron à petite ébullition puis vous y mettez vos tranches de fenouil et de poireau.

Juste une indication, j’ai pris une gelée de cuisson de poitrine de boeuf confite à la Dong ce qui donne au bouillon un caractère asiatique. Si vous utilisez un bouillon du commerce ajoutez un peu de sauce soja et de 5 parfums si vous avez, ça typera bien le bouillon. Mais pas obligé.

Laissez revenir à ébullition pendant 2 minutes puis mettez les lactaires et au bout de 3 minutes mettez la julienne de carottes.

Laissez cuire encore 4 minutes (tout doit être encore un peu ferme) puis rajoutez la cuiller de Noilly.

Dans les assiettes rajoutez la ciboule et la coriandre hachées.

C’est bien bon.

Cassoulet

Un classique de la cuisine française.

Le cassoulet, c’est un des must de notre cuisine française. Bien sûr, on en a trop mangé de mauvais, en conserve bon marché, et pourtant… Pourtant avec des haricots cuits maison et quelques bons produits c’est un tel délice. OK, on est pas sur du diététique mais faut bien se faire plaisir de temps en temps, non?

Voici donc ma recette, ou plutôt la recette que j’ai faite ce jour là, car en la matière il n’y a aucune vérité établie, ni encore moins révélée.

Ingrédients pour 8 personnes

Un paquet de 500 g de haricots secs (des mogettes pour le coup) – un gros oignon – une belle carotte – une tranche céleri rave de 5 mm – 3 gousses d’ail – un quart de bulbe de fenouil – 3 tomates séchées – thym – sarriette – sauge – 1 cube de bouillon (maison) – poivre – 1 kilo de poitrine de porc – 8 cuisses de canard – 8 saucisses de 100 g – graisse de canard – gros sel gris – une demi cuiller à café de bicarbonate

Recette

2 jours avant : vous tranchez votre poitrine en 8 parallélépipèdes. Vous la mettez au sel gris, ainsi que les cuisses de canard.

Entre 12 heures et 24 heures, vous sortez du sel, vous rincez, vous séchez vos viandes.

Les cuisses de canard vous les faîtes confire à couvert avec de la graisse de canard à 130° au four pendant 3 heures. Plus si vous aimez le confit qui se défait. Vous réservez.

La veille vous faîtes tremper vos haricots secs au moins 12 heures (il paraît que pour les mogettes c’est pas obligatoire, mais je fais quand même).

Mettez deux litres d’eau à bouillir puis jetez y les haricots 2 minutes à la reprise de l’ébullition. Jetez l’eau, rincez. Réservez dans une passoire.

Dans votre cocotte à cassoulet, faîtes revenir à la graisse de canard à feu moyen les oignons, les carottes, le céleri, le fenouil détaillées en petits dés.

Quand tout a bien fondu, mettez l’ail haché une minute puis mouillez avec de l’eau bouillante, le bouillon concentré, les tomates séchées en lamelle, les herbes et bien sûr les haricots. A feu doux doux doux. N’oubliez pas non plus le poivre et la petite touche de bicarbonate.

Dans le même temps faîtes dorer votre poitrine à la poêle, puis les saucisses (ou au four très chaud). Quand les couleurs sont appétissantes, mettez avec les haricots.

Laissez mijoter au four à 150°. Au besoin rajoutez de l’eau à niveau.

Quand la croûte se forme, percez là.

Votre confit, vous le faîtes bien griller à la poêle en dernier que la peau elle soit bien croustillante. Vous l’enfouissez dans votre cassoulet ensuite.

Quand les haricots sont bien cuits, allez y, servez… Ou tenez au chaud !

Commentaires

Oui bon je sais, le VRAI cassoulet, il faut des couennes. En fait je croyais en avoir au congélo, mais non. Mais le jus était délicieux quand même et bien lié. Deux raisons à mon avis : les saucisses et la poitrine ont lâché leur collagène et en plus mon bouillon c’est de la gélatine concentrée et aromatisée quand je cuis des jambonneaux, de la tête, des oreilles.

Même mon neveu prompt à critiquer a reconnu que ça se tenait…

Oui bon je sais. Normalement il faut mettre des haricots tarbais pour le cassoulet.

Alors d’abord vous me dîtes où vous en trouvez au Puy en Velay.

Ensuite les mogettes c’est super digeste avec leur peau très fine et en plus c’est une AOP. Ils sont bien mieux utilisés là que dans la cuisine vendéenne plutôt fadasse.

Enfin, foutez moi la paix avec vos traditions parce que les haricots c’est aztèque. Ils sont dans nos assiettes depuis 500 ans à tout casser. Donc les diverses sortes qui font la fierté de nos clochers ne sont que le fruit d’une adaptation aux divers sols et climats et de la sélection par les producteurs en fonction de plein de paramètres objectifs et subjectifs.

Donc j’ai le droit de faire mon cassoulet aux mogettes et appelez le mogettado si ça vous fait plaisir. Parce que l’essentiel c’est quand même qu’on se régale, non?



Purée de pois cassés dite « purée Saint Germain »

Un grand classique, simple et nourrissant 

Voilà un plat oublié qui revient sur nos tables avec le retour du « vintage » en cuisine et le goût immodéré pour les protéines végétales. Pour ce qui me concerne, c’est plutôt une affaire de famille, un repas que je prépare pour mon vieux père lorsque nous mangeons ensemble et qui est pour lui bourré de souvenir d’enfances.

Quant à l’appellation de « Saint Germain » elle provient de Saint Germain en Laye qui était une zone de maraîchage avant de devenir une banlieue chic. Et c’est au café Procope que la recette vit le jour, avec des petits pois frais. Le café Procope, Robespierre, Desmoulins, Marat, le clubs des Cordeliers, celui des Jacobins : une grande histoire qui revient d’actualité…

Et c’est un plat chaud qui tient au ventre, idéal pour ceux qui passent la journée sur un rond point .

Mais assez causé et venons en à cette recette simplissime dans une interprétation très rustique, délibérément pleine de bonnes protéines animales aussi. Que les végans veuillent bien me pardonner !

Ingrédients

Pour 4 personnes : 300 g de pois cassés, un petit oignon, 60 g de poitrine fumée, une petite carotte, 8 tiges de fenouil ou un quart de bulbe, 5 cm d’un beau poireau,  une tranche de 5 mm de céleri bulbe, un litre de bouillon de viande (du porc ici), une cuiller à soupe d’huile d’olive, une cuiller à café de bicarbonate, sel, poivre

Recette

Vous taillez bien en mirepoix (en tous petits morceaux) tous les ingrédients aromatiques : oignon, fenouil, carotte, céleri, poireau et le lard fumé en petit dés.

Faîtes fondre tout ça à feu moyen puis quand c’est prêt mouillez avec le bouillon et amenez le à ébullition.

Versez les pois cassés, rectifiez l’assaisonnement et laissez cuire à petit feu pendant bien 45 minutes. Au besoin rajoutez de l’eau chaude à niveau.

Quand tout est bien cuit, mixez. En laissant des morceaux si vous aimez, ou en purée lisse. Question de goût…

On le sert traditionnellement avec de la saucisse grillée et surtout des croûtons de pain frits à l’huile. Ne les oubliez pas sinon mon père va vous engueuler ! Je le soupçonne même de n’adorer ça que pour le pain frit…

Commentaires

  • Je vous conseille ce site si vous voulez en savoir plus sur ce plat traditionnel. Je ne sais pas si le contenu est vérifié mais l’histoire est bien contée. Quant à la recette originale, elle est grandiose : du pied de porc, du blanc de veau, du beurre comme s’il en pleuvait et même du riz ! « Ah que nos pères étaient heureux ! » comme dit la chanson à boire. Une autre variante avec moult herbes aromatiques, très intéressante aussi.
  • La saucisse vient de chez Méjean, à Costaros, en Haute-Loire. C’est une bonne saucisse à l’ail avec ce qu’il faut de graisse, mais pas trop, et du bon cochon !

Champignons et fenouil braisés, façon asiatique

Fennouil et champignons braisés façon asiatique

Un accompagnement de choix pour deux légumes de haut goût 

Mon beauf a tenu à goûter à ma poitrine de bœuf confite à la Dong.  Pour avoir un ensemble présentable, j’ai réutilisé le jus de cuisson pour un accompagnement de légumes et de riz basmati, histoire de rester dans l’esprit. Le jus de la viande à braisé parfaitement deux produits de haut goût : champignons et fenouil. Le résultat fût à la hauteur pour une bonne régalade.

Ingrédients pour 4 personnes

Un fenouil de 200 g – un oignon – un pouce de gingembre – 500 g de petits champignons bruns – 1 cuiller à soupe d’huile neutre  – 10 cl de jus de cuisson (sans graisse) de poitrines de boeuf confites à la Dong – Une cuiller à soupe de sauce soja – une demi cuiller à soupe de muscat – une demi cuiller à soupe d’huile de sésame – Une cuiller à soupe de jus de citron – Une demi cuiller à café de tapioca

Recette

Taillez l’oignon en quartiers et détaillez en morceaux.

Émincez le fenouil en tranches de 5 mm.

Émincez les champignons en tranches de 1 cm.

Hachez finement de gingembre.

Dans un wok faîtes chauffer l’huile à feu fort puis faîtes colorer l’oignon avec le gingembre.

Ensuite ajoutez les tranches de fenouil.

Dès qu’elles commencent à prendre couleur, baissez le feu et mettez le jus de viande et le citron. Au besoin ajoutez de l’eau à niveau pour couvrir puis baissez le feu. Verez le tapioca. Couvrez et laissez mijoter 14 minutes.

Ajoutez alors les champignons et faîtes mijoter encore 14 minutes. Faîtes le niveau d’eau au besoin.

Montez le feu pour terminer et ajouter la sauce soja.  Remuez une minute.

Maintenant le muscat. Faîtes cuire en tournant 30 secondes.

Éteignez le feu et mettre l’huile de sésame.

Servez en accompagnement avec un riz basmati vapeur et bien sûr, la poitrine de boeuf confite.

C’est un régal.

Variantes

Ce plat peut bien entendu se faire avec un bouillon de viande ou un fond déshydraté. Dans ce cas rajoutez un peu de cinq parfums pour marquer le goût et soyez moins avare en gingembre puisque votre jus n’est pas épicé.

Le tapioca sert à épaissir votre sauce, vous pouvez également utiliser du konjac, de la xanthane, voire de la farine ou de la fécule. J’aime bien le tapioca pour le côté gélatineux qu’il donne aux sauces, sans les troubler. Et en plus c’est un produit populaire et bon marché qui ne se la pète pas.

Le muscat. Ben oui, si vous avez du vin chinois c’est mieux. Essayez aussi le Vermouth.

L’huile de sésame, c’est pour booster à la fin. Sinon : sésame grillé, coriandre fraîche hachée, feuilles de céleri hachées, basilic thaï….

 

 

 

 

Poulpe en rillettes

Poulpe en rillettes

Une boîte de poulpe en conserve, de l’ail, quelques herbes, de l’huile d’olive, un bon mixer : une mise en bouche, façon tapa, sans prise de tête

Que dire de plus sur cette recette, réalisée cet été pour accompagner un bon cava avec des potes  cet été ? Que j’ai mis dans ces rillettes les herbes cueillies dans la montagne, du fenouil, du thym, du romarin. Voilà vous savez tout.

Prenez une boîte de 160 g de « tacos de pota a l’ajo », c’est à dire tentacules de pieuvre à l’ail.

Ouvrez et versez dans le bol du mixeur.

Ajoutez une gousse d’ail, des herbes hachées.

Mixez en ajoutant petit à petit de l’huile d’olive jusqu’à la consistance souhaitée. Pas trop quand même, il faut qu’il y ait un peu des morceaux.

Ah oui ! Aussi quelques gouttes de jus de citron, disons une petite cuiller et puis aussi du pimenton de la Vera. On est en Espagne ou non?

Et puis mon petit secret à moi, mais vous ne le répétez pas : pour qu’il y ait une  consistance homogène, j’ai aussi ajouté au départ une bonne cuiller de haricots blancs cuits, en boîte, le reste est parti dans une salade.

En fait on peut lier aussi avec de la crème fraîche épaisse mais je n’en avais pas dans mon frigo de vacances. En plus c’est pas trop mon truc.

Bon, la recette est un peu dans le désordre mais pour ce genre de préparation je vais pas me prendre la tête non plus avec les 1°, 2° …

C’était juste parfait avec le cava. Et après on a mangé des encornets farcis au chorizo et de la palette de porc confite en papillote.

Mais tout ça est une autre histoire…

Bon, je vous donne quand même les ingrédients :

160 g de tentacules de poulpe à l’ail

Une gousse d’ail

2 cuillers à café de mélange d’herbes (thym, fenouil, romarin)

Une cuiller à soupe de haricots blancs en conserve cuits

Un trait de jus de citron.

Huile d’olive

Pimenton de la Vera (ou piment d’Espelette ça doit le faire aussi, mais c’est pas fumé).

 

Salade de fenouil au cumin

salade de fenouil au cumin

Simple et frais. Juste besoin d’une bonne mandoline.

Oui c’est vrai, j’aime le fenouil ! Alors voilà une petite salade à préparer à l’avance et à mettre sur la table en kémia ou en entrée.

Le tout c’est de la préparer bien deux heures à l’avance et d’avoir une bonne mandoline.

Ingrédients pour 4 personnes

Un bulbe de fenouil (environs 200g) – Deux cuillers à soupe de jus de citron – Une cuiller à soupe de graines de cumin – 4 cuillers à soupe d’huile d’olive – Sel – Paprika fort

Recette

Réglez votre mandoline à 0,5 mm et ajoutez l’outil à julienne.

Coupez votre fenouil en deux là partir de la base dure.

Émincez vos deux moitiés de fenouil.

Faîtes torréfier à sec vos graines de cuminl jusqu’à ce qu’elles commencent à caraméliser.

Mélangez, et  tenez au frais deux bonnes heures pour « fatiguer » le fenouil c’est à dire l’attendrir par une cuisson à froid dans le citron.

Vous pouvez rajoutez des olives noires pour ajouter du goût ou, au moment

Salade de fenouil au cumin et coriandre

de servir (sinon elle cuit et elle perd son goût), de la coriandre fraîche comme ci-dessus.

Tiens, je n’avais pas mis l’outil julienne. C’est plus graphique mais moins commode à manger.

Commentaires

1 – Vous allez me dire : « je n’ai pas une mandoline qui taille assez fin ». Si c’est le cas, oubliez parce que le fenouil cru c’est dur de chez dur et même avec des bonnes dents vous n’aurez aucun plaisir à manger cette salade.

Alors là, là, là, deux  solutions :

  • Vous passez vos tranches de fenouil quelques minutes à la vapeur pour les attendrir tout en les gardant croquantes. Inconvénient c’est pas tout à fait le même goût – bien plus anisé –  et ça tue les vitamines. Dans ce cas n’oubliez pas de les refroidir immédiatement à l’eau glacée
  • Vous optez pour du fenouil râpé. Vous aurez un résultat similaire mais un  peu moins agréable à l’œil. Quand je n’avais pas de bonne mandoline, je faisais comme ça.

2 – Oui bien sûr, vous pouvez aussi mettre du cumin en poudre. Un peu moins bien que la graine grillée.

3 – Pas de paprika fort? Poivre, gingembre, piment d’Espelette… Vous allez m’embêter longtemps avec vos questions ?

Wok de crevettes, concombre, fenouil et gingembre

wok de crevettes au fenouil et au concombre

Une note asiatique pour un plat vite réalisé

Le concombre, ça se mange chaud aussi, juste poêlé. Il apportera à un plat astringence et  amertume. Essayez cette recette simplissime et plutôt légère !

Ingrédients pour 2 personnes

Un concombre noa – Un demi bulbe de fenouil (100 g) – 24 queues de crevettes  – une petite branche de livèche – Une gousse d’ail – un pouce de gingembre – 2 cuillers à soupe d’huile –  Une cuiller à soupe de sauce soja – une cuiller à soupe de vin blanc ou de vin chinois

Recette

1 –  Écraser ensemble ail, gingembre avec une cuiller à soupe d’huile. Faîtes y mariner vos crevettes.

2 – Épluchez et videz le concombre; taillez le en cubes.

3 – Taillez le fenouil en lamelles de 0,6 cm

4 – Coupez menu les petites tiges de livèche. Hachez à part les feuilles.

5 – Faîtes chauffer la deuxième cuiller d’huile au wok. Faîtes revenir ensemble à feu fort les tiges de livèche et de fenouil puis baissez le feu pour laisser fondre 5 minutes environs. Le fenouil doit rester croquant sans être dur.

6 – Remontez le feu et faîtes sauter les crevettes avec l’ensemble jusqu’à ce qu’elles rosissent.

7 – A ce moment là, vous ajoutez le concombre que vous faîtes revenir en tournant une bonne minute quand la température est remontée. Il commence à fondre sur les côtés tout en restant ferme.

8 – Vous ajoutez la sauce soja et vous faîtes revenir en tournant une minute

9 – Maintenant vous mettez le vin, et vous faîtes sauter juste 30 s, que l’alcool s’évapore.

10 – Hors du feu, vous ajoutez la livèche hachée.

Vous pouvez manger seul ou faire sauter avec des nouilles chinoises si vous avez une grosse faim.

Commentaire

Encore de la livèche, me direz vous. Mais oui, sachez qu’elle convient parfaitement à la  cuisine asiatique à cause de son bon goût « umami ». J’ai un ami originaire du Laos qui pille tous les jardins où il y a du céleri perpétuel, mais quand vous goûtez les soupes de sa maman, vous ne le regrettez pas !

Mogettes à l’agneau et aux herbes

Maugettes à l'agneau et aux herbes

Un os de gigot, des herbes du jardin : de quoi parfumer des haricots mijotés 

De la pluie, toujours de la pluie, et déjà au jardin mes aromatiques qui poussent : allons y pour un bon petit plat mijoté, ça nous remontera le moral !

Ingrédients pour 4  :

250 g de haricots secs, des mogettes bien sûr ! – Les os d’un gigot – 2 belles carottes – Un oignon – Une gousse d’ail – Un demi bulbe de fenouil – Une petite branche de livèche (ou céleri perpétuel)  – 2 ou 3 branches de sarriette fraîche –  Une petite branche de romarin – 10 feuilles de sauge – une petite cuiller de bicarbonate – 3 cuillers à soupe d’huile d’olive –  sel – poivre

Recette

La veille faîtes tremper vos maugettes dans un litre d’eau. On dit que c’est facultatif mais moi je fais.

Le matin, jetez l’eau de trempage.

Taillez l’oignon menu menu ainsi que le fenouil, les carottes en tranches de 0,6 cm. Hachez les herbes.

Faîtes revenir le tout dans l’huile d’olive à feux moyen dans une cocotte jusqu’à ce que les oignons et le fenouil soient translucides.

Rajoutez l’ail haché que vous faîtes dorer une minute ou deux.

Ajoutez l’os de gigot, un litre d’eau bouillante, le sel, le poivre, le bicarbonate, puis les haricots trempés.

Couvrez. Laissez mijoter jusqu’à ce que les haricots soient fondants. Faîtes le niveau d’eau et tournez de temps pour que ça n’accroche pas.

Quand la texture vous plaît, sortez les eaux du gigot et raclez les de toute la viande confite qui s’enlèvera toute seule. Mélangez bien à la préparation.

Moi j’aime quand les haricots sont vraiment fondants, presque en purée.

Voilà, le plat est prêt à être servi pour lui même ou en accompagnement. Pourquoi pas avec une côtelette d’agneau ou une tranche de gigot grillées rosées?

Si vous voulez boire un coup avec, je vous conseille un vin du Sud bien charpenté et épicé : Minervois, Saint Chinian, Tautavel, Collioure, Côte du Roussillon…

Remarques et commentaires

  • Il se trouve que j’avais fait des brochettes d’agneau avec un gigot désossé et que j’avais conservé l’os au congélateur (rien ne se perd n’est-ce pas ?). Sinon demandez à votre boucher s’il a des os d’agneau. En désespoir de cause vous pouvez opter pour morceau de poitrine d’agneau (200 g) avec les os, c’est très bon marché. Dans ce cas, découpez en  morceaux et faîtes griller dès le départ à l’huile d’olive, ça parfumera. Réservez la viande et faîtes revenir avec le mélange graisse d’agneau/huile d’olive. Ajoutez la viande au départ du mijotage. Attention quand même, vous aurez quelque chose de plus gras.
  • Le fin du fin ce sera avec du collier d’agneau, c’est un peu plus cher mais ça lâche plus de goût et c’est moins gras. Là vous pouvez carrément faire un plat unique.
  • Livèche j’en ai déjà parlé, mais sinon remplacez par un bon céleri. Vous pouvez être plus généreux pour la quantité, c’est moins puissant que la livèche.
  • Pour les herbes, c’est au goût de chacun, vous pouvez rajouter thym, persil, coriandre (tiges hachées dans les haricots, feuilles à la fin), origan…
  • Une variante c’est de mettre de la tomate aussi pour l’acidité.
  • Bicarbonate indispensable pour la digestion
  • Les mogettes ce sont des haricots lingots IGP de Vendée (oui, et du Maine et Loire aussi, je sais!) . Ils ont une peau très fine et une texture très fondante avec -dit on – un goût de châtaigne et de poireau. Mais vous pouvez aussi faire ce plat avec des haricots blancs classiques ou des flageolets, ce sera juste un peu moins bon.

Lieu noir et fenouil à l’étuvée, aux algues et au safran

Lieu noir et fenouil à l'étuvée

Un plat léger et subtil, après les ripailles de fin d’année

Les fêtes sont passées mais il y a toujours une cérémonie de vœux par ci par là, sans compter les inévitables galettes des rois, tellement bonnes mais tellement caloriques. Alors pour se calmer un peu dimanche soir voila un petit plat que je me suis mitonné pour nous reposer l’estomac de ces bonnes choses, tout en se régalant.

Ingrédients pour 2 personnes

Un filet de lieu noir de 300 g – Un bulbe de fenouil – 4 champignons bruns – 15 filaments de safran – Une tranche de citron de 3 mm – Une gousse d’ail – Une cuiller à soupe de mélange d’algues – une cuiller à soupe d’huile d’olive – sel – piment d’espelette

Recette

A la mandoline taillez votre fenouil en tranches de 1 mm. Faîtes de même pour les champignons (au couteau j’y arrive). Taillez également l’ail en fins pétales.

Prenez une grande poêle antiadhésive. Découpez un cercle de papier cuisson à son diamètre.

A feu doux faîtes réchauffer l’huile d’olive puis tous les ingrédients végétaux, le sel et le piment. Couvrez du papier cuisson et laissez étuver 20 minutes.

Le fenouil sera cuit avec un peu de mâche, les champignons également.

Un jus se sera formé au fond captant toutes les saveurs.

Enlevez la feuille de papier cuisson puis déposez le poisson sur le lit de fenouil, toujours à feu doux. Couvrez d’un couvercle et laissez cuire 5 minutes.

Votre poisson doit être coagulé et nacré et se détacher en lamelle souples.

Servez en arrosant du jus.

Les goûts sont subtils. Contrairement à une cuisson à l’huile, vous n’avez des odeurs puissantes dans toute la maison.

Les algues traînaient dans un tiroir. Elles apportent un assaisonnement marin assez sympa et discret. Sinon un peu de fond de poisson déshydraté, mais allez y mollo.

 

 

Pennes rigatte au thon et calamars sautés

Pennes rigatte au thon et calamars sautés

Un bon plat de pâtes, sans prétention, avec une sauce bon marché, aux senteurs du Sud.

Un petit tour au frigo et dans les placards et voici un plat de pâtes riche en goût pour accompagner mes malheureux encornets rouges que je viens d’acheter sur un coup de tête.

Je vous donne mon secret, pas très original mais terriblement rital.

Ingrédients pour 4 personnes :

Une boîte de thon en miettes au naturel de 185 g (135 g égoutté) – Une petite boîte de 385 g de pulpe de tomate en dés – les bases de tige d’un bulbe de fenouil – une belle échalote – une gousse d’ail – Une petite carotte – 40 g de céleri rave – 2 cuillers à soupe d’huile d’olive – une cuiller à soupe d’origan séché – une tomate séchée – sel – poivre

600 g de calamars rouges frais

Des pennes rigatte pour 4 de préférence tréfilées en moule de bronze

Parmesan

Pour la sauce (1 heure avant)

Dans l’huile d’olive faîtes fondre ensemble échalote et fenouil hachés menus, carotte et céleri râpés.

Quand ça prend couleur, ajoutez l’ail haché et laisser colorer une minute ou deux.

Ouvrez la boîte de miettes de thon, ajoutez dans la casserole avec l’eau, puis la pulpe de tomates, l’origan, la tomate séchée taillée en lamelles.

Laisser mijoter à petit feu une bonne demi heure.

Mettez à bouillir  l’eau des pâtes puis préparez les.

Videz les calmars, taillez le coffres en rondelles et les tentacules par groupes de 2 ou 3.

Faîtes réduire la sauce au thon pour qu’elle soit courte.

Mélangez les pennes al dente égouttées à la sauce.

Servez dans des assiettes creuses avec du parmesan.

Dans une grande poêle, faîtes sauter à feu très vite 2 minutes les calmars et mettez les sur les pâtes au thon.

Si vous n’avez pas de calmars, vous pouvez servir les pâtes sans, c’est déjà un régal !

Avec un bon vin rouge du Sud type Minervois ou Saint Chinian, vous allez encore plus apprécier.