Soupe de feuilles de radis

Soupe de queues de radis

Rien ne se perd, c’est simple et c’est délicieux !

Vous avez pu vous rendre compte que j’aime beaucoup le radis, pour mettre dans les salades et même comme accompagnement. Et comme j’ai été élevé dans une famille nombreuse, on m’a appris à ne rien jeter.

La feuille de radis peut vous faire un excellent pesto, être cuisinée comme des épinards en accompagnement. Mais le grand classique, c’est le velouté.

Un seul truc pour avoir le goût délicat et légèrement piquant de la feuille : ne pas la cuire plus d’une minute, c’est comme le cresson.

Voici donc ma façon de faire, qui en vaut bien d’autres.

Ingrédients :

5 ou 6 feuilles de vert de poireau, une quinzaine de feuilles d’oseille, 20 g de céleri boule (ou quelques feuilles de céleri vert), une petite courgette, une cuiller à soupe d’huile d’olive.

Une cuiller à café de tapioca.

Les feuilles d’une botte de radis.

Un litre de bouillon de volaille.

3 ou 4 radis

Sel – poivre

Déroulement

Bien laver votre vert de poireau et vos feuilles d’oseille (ôter les côtes) . Taillez en fines lanières. Faîtes fondre à feu moyen à l’huile d’olive avec le céleri taillé lui aussi en petits dés.

Lavez la courgette. La tailler grossièrement en dés.

Quand le mélange est fondu, montez le feu et ajoutez la courgette pour faire légèrement caraméliser les graines en formation.

Mouillez avec le bouillon. Laissez mijoter 20 minutes à peu près avec le tapioca.

Pendant ce temps lavez vos feuilles de radis à plusieurs eaux, sinon il reste de la terre. Puis taillez les grossièrement.

Quand la courgette est cuite, ajoutez les feuilles de radis, laissez reprendre l’ébullition une minute puis mixez.

Servez bien chaud avec en déco des rondelles de radis comme sur la photo.

Quelques explications et digressions :

La courgette, surtout le cœur amène de l’épaisseur et du liant à la soupe. Je préfère ça à la pomme de terre qui alourdit la soupe et trouble le bouillon.

Le tapioca amène un peu plus de velouté mais vous n’êtes pas obligés si cela vous rappelle des souvenirs d’enfance douloureux. Là il y en a très peu.

Parfois je remplace le vert de poireau par une échalote, mais le résultat est moins vert.

Quand je n’ai pas d’oseille je mets une rondelle de citron ( juste la pulpe). Il faut un peu d’acidité.

Je peux aussi mettre quelques tiges taillées de persil plat pour parfumer ou un champignon brun (ou de Paris).

Tout ça c’est pour avoir  un beau bouillon de goût discret qui mette en valeur l’ingrédient principal.

Vous pouvez aussi travailler au beurre et terminer en crémant la soupe, ce sera plus riche. Moi j’aime bien sa légèreté, surtout le soir après un repas de midi bien chargé.

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Risotto aux coulemelles

Risotto aux coulemelles 1

Juste pour se faire plaisir, en rentrant de promenade

Bon, je vais encore me faire engueuler par les puristes parce que ce risotto n’est qu’un vulgaire pilaf n’obéissant pas aux règles de l’appellation, mais ça va plus vite de l’appeler comme. Si j’avais écrit « riz gras aux coulemelles » nul doute que la moitié de mon lectorat aurait fui à grandes enjambées tant notre époque stigmatise les lipides qui pourtant sont de sacrés conducteurs de goût.

Et en plus, la coulemelle n’est pas considérée comme un grand champignon, c’est d’ailleurs pour cela que j’en trouve toujours, la plupart des ramasseurs la délaissent. Pourtant  elle dégage un puissant fumet et lorsqu’elle est jeune elle a une consistance intéressante. Quant aux plus grands chapeaux, c’est vrai qu’ils sont caoutchouteux à la cuisson, alors faîtes comme moi, mettez les à sécher puis réduisez les en poudre, un cuiller par ci par là dans une soupe, une sauce et tout de suite vous amènerez un côté gastronomique…

En plus allez voir sur le net, ça se vend à des prix qui font  peur ! Vous aurez l’impression d’être un bourgeois sans débourser un centime !

Et tenez, puisqu’on est dans la promo, voici une photo.

coulemelle

Mais bon, c’est pas tout, on cause, on cause. Je ne vais pas non plus vous raconter ma ballade de cet après midi, passons à la recette.

Pour 2 personnes

Ingrédients

Un verre de riz à risotto (arborio) – 2 cuillers à soupe de graisse de foie gras (on ne se refuse rien) – Un demi poireau fin (diamètre 2 cm) – 6 jeunes coulemelles fermées – Une cuiller à café de jus de citron – 25 cl de bouillon de volaille corsé – Une cuiller à soupe de poudre de coulemelle (voir plus haut) – 2 cuillers à soupe bombées de parmesan râpé – 8 brins de persil – 2 cuillers à soupe de vin blanc sec (marsanne d’Ardèche) – Sel – Poivre

Et la recette

D’abord faîtes chauffer la poêle anti adhésive pour risotto à feu fort, sans matière grasse. Quand elle est fumante verser l’une après l’autre vos cuillers de parmesan râpé pour former deux tuiles. Retirez du feu. Le fromage va fondre et colorer. Avec une spatule mettez le sur une assiette froide pour que les tuiles refroidissent et durcissent.

Passez un coup d’eau sur la poêle sinon les reste de fromage vont sentir fort. Faîtes fondre ensuite à feu moyen une cuiller de graisse. Quand elle est chaude versez votre riz préalablement lavé et laissez le devenir translucide en tournant.

Réservez.

Maintenant mettez la seconde cuiller de graisse et faîtes fondre à feu doux le demi poireau taillé en rondelles très fines avec le jus de citron.

Pendant ce temps nettoyez les coulemelles en les enlevant les herbes et autres impuretés. Coupez les chapeaux en lamelles de 1 cm environs.

Profitez en aussi pour hacher le persil .

Quand le poireau a fondu rajoutez les coulemelles à feu moyen une dizaine de minutes en couvrant. Sel- poivre

Ajoutez maintenant le riz puis a moitié du bouillon et la poudre de champignons. Laissez 18 minutes à feu moyen en refaisant le niveau de bouillon au fur et à mesure.

Quand c’est cuit rajoutez le vin blanc et tournez 30 secondes puis le persil.

Servez en plantant la tuile de parmesan.

Vous verrez que ce champignon a une bonne texture jeune et que son goût est pas mal. A la campagne il se dit que « ça a le goût de viande » Pas si faux.

En tous cas il mérite d’être cueilli.

Il paraît que les grandes coulemelles se mangent panées, à essayer !

PS

Bien entendu, vous pouvez faire ce risotto dans les règles de l’art avec du beurre et un mélange bouillon vin blanc. A ce moment là virez le citron et faîtes flamber le pinard, sinon vous allez être dans l’aigreur.

Si vous n’avez pas de poudre ce n’est pas si grave, ça renforce juste le goût.

Vous pouvez aussi mettre le parmesan à fondre dans le risotto au lieu de faire la tuile mais je ne peux pas m’empêcher de faire mon intéressant.

Mon pâté de tête

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ça vaut vraiment le coup de faire sa tête de cochon !

La couenne, le cartilage, la gelée : ou l’on déteste, ou l’on s’en régale. Pour tout vous dire, moi, c’est mon péché mignon. Alors de temps en temps je me cuisine un pâté de tête. la seule petite originalité est dans le bouillon qui a une petite touche asiatique.

Ingrédients : Une tête de porc déjà ébouillantée (en principe c’est vendu comme ça, sinon faîtes le),

Pour le bouillon : une carotte, un oignon, un vert de poireau, un peu de céleri (boule dans ce cas, mais branche si vous voulez), deux champignons bruns, 3 yeux de badiane, 4 clous de girofle, 3 tiges de persil plat avec les feuilles, un quart de bulbe de fenouil, un verre de vinaigre de cornichon, sel et poivre.

Pour le pâté : une vingtaine de feuilles de persil plat que vous hachez menu-menu.

La recette

Coupez en petits morceaux l’ensemble des éléments de la marinade et mettez les dans un grand fait tout avec votre tête (de cochon). Remplir d’eau à affleurement. Mettez à bouillir tranquillement puis laissez cuire à petit feu très doux. Vous devez avoir une ébullition très discrète.

Il faut au moins deux heures et demie pour que vos viande soient cuites, moi ça a même cuit 3 heures à partir de l’ébullition. Regardez avec la pointe d’un couteau et arrêtez quand ça vous plait.

Sortez la tête dans un grand plat.

Filtrez votre bouillon en laissant le fond où toutes impuretés se sont déposées. Faîtes le bouillir à gros feu pour qu’il réduise au moins à moitié, et même au trois quarts. Avec un litre et demi restant vous devriez avoir une belle gelée.

Détachez les chairs de la tête, taillez en petits dés. Mettez dans un grand saladier. Rajoutez votre bouillon (là aussi laissez le fond, il doit encore y avoir des impuretés) et votre persil. Mélangez. Rectifiez l’assaisonnement si nécessaire.

Constituez votre pâté de tête dans des moules.

Laissez prendre en gelée (il faut au moins douze heures).

Vous pouvez la manger avec des cornichons, en tranches fines avec une vinaigrette mais essayez la grillée en tapa, c’est un délice. Même les récalcitrants adorent. Allez voir la recette là.

 

Saint Jacques massalé au pleurotes, sauce corail

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Terrienne et souterraine, épicée et marine

Puisque l’on est en période fêtes, allons y pour des Saint Jacques. Comme j’ai ramené dans mon panier des pleurotes, autant essayer de marier les deux. Le résultat fût apprécié…

Ingrédients pour 4 personnes

12 coquilles saint Jacques – Un poireau moyen- 400 g de pleurotes – 20 cl de vin blanc – 20 cl de fond de poisson – Une cuiller à café de massalé – sel – Huile d’olive

Recette

Ne garder que la partie tendre du poireau, blanche et vert clair (vous pouvez gardez la partie vert foncé pour un bouillon)  – taillez en rondelles très fines (3mm) – rincez.

Faîtes fondre à feu doux avec du sel dans une bonne cuiller à soupe d’huile d’olive (20 à 30 minutes). Réservez.

Préparez vos saint Jacques en gardant la noix et le corail à part.

Si vous ne savez pas faire, allez voir ici ou demandez à votre poissonnier.

Nettoyez les pleurotes,  puis taillez les en morceaux réguliers. Faîtes revenir à l’huile d’olive avec du sel à feu fort pour qu’elle dorent puis abaissez le feu 3 minutes. Réservez.

Flamber le vin blanc, faire le réduire avec le fumet au 3 quarts.

Dans une poêle, cuisez vos noix de saint Jacques quelques minutes avec un peu d’huile d’olive et de sel. Elles ne doivent pas devenir caoutchouteuses.

Pendant qu’elles cuisent, réchauffer ensemble poireau et pleurotes.

Versez votre réduction chaude de vin et fumet dans le bol d’un mixer, avec le massalé et le corail. Mixez. Vous avez une belle crème. Nappez en votre mélange de légumes.

Servez à l’assiette avec les saint Jacques poêlées.

 

 

 

Pot au feu de saint Jacques

pot au feu de saint Jacques

Un bouillon parfumé, une liaison au corail, un résultat goûtè et délicat.

On peut faire ce pot au feu en entrée ou en plat principal (comme ici), il suffit de changer les quantités.

Ingrédients pour 2 en plat principal : 2 verts de poireau, une tranche de céleri boule de 5 mm, les tiges de deux bulbes de fenouil, une tranche de citron non traité de 5 mm, une quinzaine de filaments de safran,  une tomate séchée, une cuillère à soupe d’huile d’olive, 40 g de lentilles vertes du puy, 40 g d’orge perlé, 10 coquilles saint jacques fraîches.

1 – Préparez votre bouillon de légumes. Taillez finement vos verts de poireaux dont vous conserverez néanmoins quelques centimètres dans la parti la plus tendre.  Épluchez votre rondelle de céleri et récupérez la peau et quelques tranches de blanc dans l’extérieur (réservez le reste). Taillez en rondelles vos tiges de fenouil et conservez là aussi dans la partie tendre quelques centimètres pour plus tard.

2 – Faîtes chauffer l’huile dans une casserole, faîtes revenir vos légumes à feu vif, quand ils ont bien sué, rajoutez la tranche de citron, puis mouillez avec 75 cl d’eau, salez et poivrez, ajoutez vos filaments de safran. Laissez prendre du goût 30 minutes.

3 – Dans une autre casserole faîtes bouillir de l’eau salée, ajoutez l’orge perlée puis 10 minutes après vos lentilles, laissez cuire ensuite le tout 20 minutes. Égouttez, refroidir.

4 – Pendant ce temps préparez vos saint Jacques, noix et corail,  si votre poissonnier ne l’a pas fait. Chef Simon comme d’habitude vous donnera la procédure à suivre.

5 – Occupons nous maintenant des légumes du pot au feu. Taillez le fenouil comme le poireau restant en très fines tranches, ainsi que la tomate séchée bien sûr – où avais-je la tête? Quant au céleri vous allez le tailler en tous petits cubes.

6 – Filtrez votre bouillon de légumes. Prélevez 5 cl que vous mettez dans le bol de votre mixer, laissez tiédir puis mettez vos coraux de saint jacques. Mixez, vous obtenez une crème un peu épaisse.

6 – Ramenez le reste du bouillon à petite ébullition, mettez les tranches de tomates séchée et le poireau, laissez revenir à ébullition. Allez-y, c’est au tour du fenouil. Laissez à petits bouillons 2 minutes puis allez-y, céleri ! Laissez revenir à légère ébullition. Prenez 5 cl de bouillon que vous filtrez et mixez avec le corail. Encore 2 minutes puis mettez vos saint jacques avec les légumes ainsi que vos lentilles et l’orge perlé. Laissez revenir à petit bouillon. Renouvelez encore deux fois l’opération de 5 cl de bouillon mixé avec le corail.

Guettez à la consistance la cuisson de vos saint jacques qui doivent devenir fermes tout en restant souples (peut être 5 minutes?). Quand c’est bon versez votre sauce au corail à tout petit feu toujours et mélangez. ça épaissit votre bouillon. Faîtes gaffe que ça ne coagule pas.

Si vous avez déjà fait une liaison au jaune d’œuf ça marche pareil.

Voilà, vous pouvez servir. C’est un vrai régal. Les légumes sont croquants. Le bouillon est iodé et crémeux, les noix de saint jacques savoureuses.