Jarret de porc et cocos aux herbes

Jarret de porc au cocos

Un plat unique parfumé qui au ventre

Les légumes secs sont de plus en plus oubliés. Bien sûr, il faut du temps pour les préparer mais quel plaisir à déguster une fois qu’ils ont bien mijotés! Et puis voilà encore un plat meilleur réchauffé. Il y a plein d’avantages, on peut le préparer à l’avance et même le manger sur plusieurs jours.

Ingrédients:

200 g de cocos secs – une pincée de bicarbonate

Un jarret avant de porc – 5 feuilles de vert de poireau – un petit oignon – 10 feuilles de sauge – Une carotte – gros sel gris – poivre

5 tomates à jus – Une carotte – Un oignon – Une gousse d’ail – 3 petites branches de livèche – Une belle branche de sarriette – 20 feuilles de sauge – Une tomate séchée – Saindoux

La veille faîtes tremper douze heures les haricots coco

Mettez au gros sel pendant 12 h votre jarret

Faîtes cuire à l’eau vos cocos avec une pincée de bicarbonate pendant 2 heures – Saler 10 minutes avant la fin de la cuisson sinon ils durcissent dit-on (à vérifier).

Laver le jarret, mettez le à cuire à part deux heures aussi avec la garniture aromatique indiquée (vous pouvez tout à fait en concocter une autre).

Dans une grande cocotte faîtes fondre au saindoux l’oignon.

Pendant ce temps  taillez en un hachis fin vos trois herbes : livèche, sauge – sarriette

Hachez l’ail.

Pelez grossièrement les tomates puis coupez les en quartier.

Coupez la carotte en petits cubes (5mm d’arête)

Quand l’oignon est fondu ajoutez les herbes et les carottes, laissez prendre le goût, puis le hachis d’ail (ne pas faire brûler).

Ajoutez les tomates puis la tomate séchée coupée en lamelle (ça renforce le goût, sinon un peu de concentré).

Versez les cocos avec leur eau de cuisson qui doit juste affleurer (au besoin faîtes réduire).

Mettez le jarret cuit.

Filtrez le bouillon du jarret et faîtes le réduire, ajoutez dans la cocotte. Poivrer

Laissez mijoter une à deux heures, ce n’est jamais trop.

Dégustez fumant et régalez vous !

Quelques conseils pour finir

Vous pouvez bien entendu utiliser des haricots préparés en boîte au naturel. Ce sera un peu moins bon. Ils sont déjà bien cuits, attention aux temps de cuisson.

Pour les tomates, je profite des dernières de la récolte mais sinon une petite boîte de tomates concassées peut faire l’affaire.

A défaut de livèche utilisez des feuilles de céleri.

Le bicarbonate comme les feuilles de sauge sont indispensables pour éviter les dommages collatéraux des légumes secs. Ils aident à la digestion.

Mettre le jambonneau au sel entre 8 h et 12h va vous le saler au cœur sans qu’il le soit trop. Un vrai plaisir. Par contre un sel gris est moins agressif et a plus de goût.

 

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Pommes de terre rôties aux herbes

Pommes de terre rôties aux herbes

Croustillantes et parfumées

Je ne suis pas un champion de la préparation de la pomme de terre mais là c’est un accompagnement  que je réussis bien et qui plaît toujours.

Ingrédients : pommes de terre grenaille idéalement, en tous cas pas trop grosses.

Pour le mélange aux herbes : mixez sauge, sarriette, et feuille de livèche (pas trop sinon ça couvre tout), une gousse d’ail, fromage de chèvre sec, poudre d’amandes, huile d’olive, sel, poivre.

Vous coupez les pommes de terre en deux puis vous creusez un quadrillage avec un couteau.

Chauffez votre four à 240° en position grill.

Sur la lèchefrite, étalez du papier cuisson ou un tapis de cuisson badigeonnés d’huile d’olive

Disposez vos pomme de terre  côté peau au dessus. Badigeonnez la peau d’huile d’olive et laissez la dorer.

Retournez les pommes de terre et mettez sur chacune une cuiller du mélange.

Faîtes dorer.

Servez.

En 20 minutes à peu près c’est cuit, ça dépend aussi de la grosseur de vos pommes de terre.

Commentaire : Bien entendu vous pouvez changer le mélange d’herbes, le type de fromage (prenez quand même quelque chose de puissant), le fruit sec

Terrine de chevreuil aux cèpes et au piment d’Espelette

terrine de chevreuil aux cèpes et au piment d'espelette

En une bouchée : le gibier dans son sous bois

Face au succès constant de la terrine de cerf déjà publiée ici, voici une autre recette de gibier pour ravir les chasseurs-cueilleurs aficionados de ce blog. Cette fois-ci ce sera le chevreuil que nous allons apprêter.

Ingrédients

400 g de viande de chevreuil – 300 g de poitrine de porc fraîche découennée – 100 g de gorge de porc – 8 g de sel – 6 g de piment d’Espelette – 10 noisettes – 10 g de cèpes secs – 2 cuillers à soupe de muscat de Mireval – 1/2 cuiller à soupe de bas-Armagnac – 5 feuilles de sauge – un oignon moyen – une belle cuiller à soupe de graisse de foie gras

Recette

Au hachoir grosse grille hachez viandes et gras. Salez et pimentdespeletez.

Hachez fin vos oignons et faîtes les fondre dans la graisse de foie gras.Mélangez aux viandes.

Ajoutez les alcools.

Réduisez en poudre les cèpes secs. Le mieux est un robot mini hachoir. Mettez aussi avec les viandes.

A joutez les noisettes.

Déposez artistiquement les feuilles de sauge sur la terrine.

Mettez le tout dans la terrine et laissez au frais toute la nuit que les parfums se mêlent.

Préchauffer le four à 160° et cuire la terrine une heure et quart. En fait si vous avez un thermomètre de cuisson, arrêtez à 82° au cœur. Sinon piquez avec une aiguille et attendez le que ça coule translucide.

La terrine sera meilleure si vous la faîtes rassir. 3 jours c’est bien, 5 c’est l’idéal.

Petites astuces, conseils et autres divagations…

La terrine est très ferme comme vous le voyez. C’est parce que j’ai ajouté dans le mélange de la gélatine  que je récupère lorsque je cuis mes oreilles et autres pieds de cochon. Je concentre les bouillons. Je les mets à gélifier puis je les découpe en cube que je mets au congélateur.  Dans le cas présent il y a un cube dilué dans 5 cl d’eau.

Vous pouvez bien entendu utiliser je pense de la gélatine alimentaire.

Une autre façon plus classique d’avoir une belle texture et d’ajouter un mélange de mie de pain rassis trempée mélangée à un œuf. Je crains un peu dans le mesure ou il faut faire rassir 5 jours et l’œuf peut vite prendre des salmonelles.

Dernière astuce, c’est de récupérer la couenne de la poitrine de porc, de la paire bouillir une dizaine de minutes et de la casser avec les viandes ou de la coupez en petites lanières si vous préférez. Vous aurez un aspect plus rustique avec des petits bouts de couenne mais là votre terrine aura aussi une texture parfaite.

Sinon ne vous cassez pas la tête, les viandes lâchent du collagène en cuisant, vous aurez une terrine un peu plus cassante.

Si vous n’avez pas gardé la graisse de foie gras, ne vous cassez pas la tête non plus, faîtes fondre l’oignon dans le graisse de canard, du saindoux, du beurre, de l’huile.

Pour les alcools aussi, le seul principe c’est un vin doux, un alcool sec. L’idéal avec l’Armagnac aurait d’ailleurs été un floc de Gascogne mais comme je n’en avais pas, j’ai essayé de me rapprocher de la région de production.
Sur le même principe, essayez des alliages : Pineau-cognac, Sherry-Whisky, Gerwurstraminer vendanges tardives-mirabelle ou genièvre ou alcool de framboise, ou de poire…

 

 

Gigolette de poulet à la sauge

Gigolette de poulet à la sauge

Une cuisse de poulet travaillée

Voici un plat qui ravira les grands et les petits. Ce n’est rien d’autre qu’une cuisse de poulet, mais attention, ça en jette, même si la photo est pas grandiose, mais alors vraiment pas!

Ingrédients pour 4 personnes

4 cuisses de poulet de bonne qualité – 2 tranches de jambon cru – Une demi écorce de citron râpée – 20 feuilles de sauge fraîches et tendres – Une gousse d’ail – Huile d’olive

Pour le bouillon : Les zestes de l’autre moitié de l’écorce de citron – 2 gousses d’ail – 20 feuilles de sauge grandes – Les os du poulet

La première chose c’est de préparer les gigolettes ou jambonnettes. En fait il faut enlever l’os de la cuisse, couper le haut de la jambe et tirer la peau pour donner la forme d’un jambonneau. Sur internet il y a plein de démonstrations.

Je vous suggère celle-ci .

Ma farce c’est un hachis de sauge, d’ail, d’écorce de citron râpée, d’un peu de jambon cru et d’huile d’olive et de poivre.

Ensuite j’en ai farci chaque gigolette et au lieu de les attacher je les ai roulées dans du film alimentaire pour leur donner une belle forme conique.

Puis j’ai mis ces petits chefs d’œuvre (restons modeste) dans une cocotte, avec de l’eau, du sel du poivre, des écorces de citron, de la sauge, deux gousses d’ail entières, les os des poulets désossés et j’ai mis tout à mijoter dans le four à thermostat 115° (l’eau reste environs à 85/90°) pendant 2 heures et demi.

Ensuite j’ai laissé refroidir mes gigolettes dans leur bouillon puis je les ai réservées en les démaillotant de leur plastique peu esthétique.

J’ai filtré le bouillon et je l’ai fait réduire de moitié (j’ai même rongé les os parce que je suis gourmand).

Pour servir j’ai fait revenir les gigolettes dans une poêle avec un peu d’huile d’olive pour les réchauffer et les croustiller.

En accompagnement j’ai fait un pilaf de cheveux d’anges, oignon, céleri boule et carotte râpés bien entendu cuit dans le bouillon. Mon fils adore ça et ça lui fait manger des légumes, c’est plutôt régressif je sais.

La technique c’est de faire revenir dans un wok avec un peu d’huile (d’olive par exemple) les cheveux d’ange ou vermicelles, puis quand ils sont nacrés y ajouter dans l’ordre (oignon, carotte, céleri) légumes râpés puis mouiller avec le bouillon. Ça cuit en 4/5 minutes il faut bien maintenir le niveau du bouillon, ni trop ni trop peu.

Voilà un petit plat bien sympa!