Encornets farcis « Felipe » au chorizo et trompettes de la mort

Encornets farcis au chorizo et trompettes de la mort

Mer et sous bois dans une tapa. Juste un délice.

Surprenant, mais au Mercadona (*) de Peniscola il y avait non seulement des petits encornets – il y en a toujours – mais aussi des trompettes de la mort, à un bon prix en plus. Je n’ai pas réfléchi et elles sont allées dans mon caddy. Mais une fois qu’on a tout ça au frigo avec force ail, oignon et charcuteries espagnoles, il faut bien sortir un plat. Et sur le coup je suis plutôt fier de moi…

Ingrédients

40 petits encornets (1 kg) – 80 g de trompettes de la mort – Un oignon rouge de Figueras de 100 g – Une gousse d’ail – 100 g de chorizo bellota – Un cuiller à soupe de jus de citron – 2 cuillers à soupe d’huile d’olive

Pour la sauce persil : une gousse d’ail – 5 cl d’huile d’olive – Une demi cuiller à café de jus de citron – un demi bouquet de persil – sel – pimenton de la vera

Recette

Videz les calmars, réservez les têtes.

Rincez les coffres. Mettez à chauffer deux litres d’eau.

Quand elle bout plongez la moitié des coffres une minute puis sortez les à l’écumoire dans une passoire et passez sous l’eau froide. Procédez de la même façon pour la seconde moitié.

En même temps faîtes votre farce avec les têtes et tentacules hachées menues, tout comme l’oignon, les trompettes de la mort et le chorizo. Faîtes revenir ce petit monde avec une demi cuiller à soupe d’huile d’olive (le chorizo lâchera du gras, ne vous inquiétez pas). Quand ça commence à fondre, citronnez et réservez.

L’opération ébouillantage aura coagulé la chair de vos encornets qui vous présentent maintenant une gueule béante, prête à être farcie. Alors faîtes le, qu’est-ce que vous attendez !

Vous pouvez maintenant les ranger bien soigneusement au frais pour être servis plus tard ou les cuisiner tout de suite.

L’avantage de la première solution c’est que vous pourrez les servir à l’apéro sans passer votre temps en cuisine et qu’en plus les trompettes de la mort en particulier vont bien diffuser leur goût.

Pour la sauce ail persil, c’est pas compliqué : réalisez là avec un bon mixeur sans réduire non plus l’herbe en purée.

Faîtes chauffer bien fort une poêle anti adhésive avec de l’huile d’olive, ou une plancha. Faîtes revenir les encornets une minute de chaque côté, le temps de chauffer et de colorer.

Servez avec l’huile à l’ail et au persil avec un un bon cava frais – ou un crémant – ou un champagne – ou un vin blanc – ou un vin rouge – ou un pastis…

Je ne sais pas vous mais mon pote Felipe a adoré. alors comme il se marrie aujourd’hui, je lui offre la recette !

Commentaires oiseux et sans grand intérêt

Vous avez remarqué que je n’ai pas épluché les encornets. Je suis feignant. J’aime la couleur rouge que la petite peau prend en cuisant et en plus je me persuade qu’elle renforce le goût, mais ça reste à démontrer…

L’oignon rouge de Figueras c’est juste pour faire le malin. D’abord celui de Toulouges est bien plus marqué en goût et ensuite tout autre oignon peut convenir.

Le pimenton de la vera, il entre dans la composition du chorizo mais bon si vous n’en avez pas le poivre ou le piment d’Espelette feront l’affaire.

Contrairement à la plupart des recettes d’encornets farcis, ceux -ci sont en cuisson rapide. Cela rend la chair très moelleuse sous la dent. Faîtes attention aux temps de cuisson. Si vous insistez trop vous aurez du caoutchouc.

Dans la plupart des recettes, les encornets farcis mijotent un bon bout de temps  ce qui les rend tendres sous la dent et parfume la sauce de cuisson qui est souvent aussi bonne que le céphalopode. Pour résumer : c’est 3 minutes maxi ou 30 minutes mini. Entre ce sera inmangeable.

(*) chaîne de supermarchés espagnole

 

Publicités

Paleron en boulettes, à l’orientale

Paleron en boulettes, à l'orientale

 Le paleron en boulettes : de la texture, une cuisson lente qui parfume la sauce, et un festival de goûts quand on les mâche

La mort de Rachid Taha m’a peiné, comme vous certainement. Pour célébrer cette grande personnalité artistique, et malgré le temps encore ensoleillé, dimanche dernier, c’était boulettes pour tout le monde : un peu de l’Algérie au coin de ma douce France…

Mais je vous conseille ce genre de plat en des temps plus froids, c’est plutôt nourrissant.

Ingrédients pour 42 boulettes (je les ai comptées !) :

Boulettes : 1,4 kg de paleron – 2 oignons rouges – 3 gousses d’ail – 2 petites tiges de livèche (ou deux tiges de céleri) – 40 feuilles de menthe – 3 cuillers à soupe de persil plat – Une cuiller à soupe de paprika – 2 cuillers à soupe de cumin – 1 cuiller à soupe de cannelle – 12 g de de gros sel de Guérande

Sauce tomate : 2 carottes – Un bulbe de fenouil – Un oignon – Une cuiller à soupe de cumin – Une demi cuiller à soupe de paprika – 2 kg de tomate en coulis (ou en pulpe en conserve) – Une écorce de cannelle de chez Saladin à Marseille (ou d’ailleurs) – Une cuiller à soupe d’huile d’olive

Recette

Hachez le paleron à la grosse grille (ou faîtes le faire par votre boucher) . Attention aux morceaux nerveux. Si votre hachoir est paresseux commencez à couper ces morceaux fins au couteau.

Mixez l’oignon et l’ail, ça fera un jus parfumé que vous versez sur la viande hachée.

Réservez les feuilles de livèche (ou de céleri). Gardez les tiges pour la sauce.

Hachez les 3 herbes. Si vous faîtes au hachoir électrique faîtes par à coups et pas trop fin sinon vous aurez de « l’ensilage » sans goût.

Ajoutez les épices et le sel. Formez des boulettes de la taille d’une balle de ping-pong (appliquez vous mieux que moi).

Dans un grand fait-tout faîtes fondre l’oignon haché, les tiges de livèche ou céleri hachées aussi de même que le fenouil avec les carottes râpées large. Salez.

Quand ça fond ajoutez les épices puis mouillez avec le jus de tomate. Faîtes monter à ébullition puis ajoutez les boulettes et laissez cuire à petit bouillon pendant 2 heures.

Vous pouvez manger tout de suite ou laisser refroidir dans le jus, ça n’en sera que meilleur.

Vous verrez que la menthe parfume la viande mais pas la sauce. c’est une bonne surprise quand on y mord dedans.

La sauce est excellente et vous servira à améliorer un accompagnement (couscous, riz, quinoa, lentilles corail…).

Là nous les avons mangées avec 2/3 boulgour, 1/3 freekeh (blé vert séché au feu) cuit dans la sauce avec une courgette en dés.

Quelques commentaires

L’intérêt du paleron (peu gras ) c’est qu’il est riche en collagènes qui vont « coller » la boulette quand elle cuit, supporter une cuisson lente, donner du goût à la sauce. Si vous voulez un mélange plus gras, ajoutez de la poitrine de bœuf qui est aussi à cuisson lente.

Par contre évitez la viande hachée type steak. Elle conviendra parfaitement si vous voulez faire les même boulettes cuites dans l’huile quelques minutes. Je vous conseille de les rouler dans la farine ou pourquoi pas, de les paner.

Une fois n’est pas coutume : un peu de musique de Rachid Taha

 

 

Poulpe en rillettes

Poulpe en rillettes

Une boîte de poulpe en conserve, de l’ail, quelques herbes, de l’huile d’olive, un bon mixer : une mise en bouche, façon tapa, sans prise de tête

Que dire de plus sur cette recette, réalisée cet été pour accompagner un bon cava avec des potes  cet été ? Que j’ai mis dans ces rillettes les herbes cueillies dans la montagne, du fenouil, du thym, du romarin. Voilà vous savez tout.

Prenez une boîte de 160 g de « tacos de pota a l’ajo », c’est à dire tentacules de pieuvre à l’ail.

Ouvrez et versez dans le bol du mixeur.

Ajoutez une gousse d’ail, des herbes hachées.

Mixez en ajoutant petit à petit de l’huile d’olive jusqu’à la consistance souhaitée. Pas trop quand même, il faut qu’il y ait un peu des morceaux.

Ah oui ! Aussi quelques gouttes de jus de citron, disons une petite cuiller et puis aussi du pimenton de la Vera. On est en Espagne ou non?

Et puis mon petit secret à moi, mais vous ne le répétez pas : pour qu’il y ait une  consistance homogène, j’ai aussi ajouté au départ une bonne cuiller de haricots blancs cuits, en boîte, le reste est parti dans une salade.

En fait on peut lier aussi avec de la crème fraîche épaisse mais je n’en avais pas dans mon frigo de vacances. En plus c’est pas trop mon truc.

Bon, la recette est un peu dans le désordre mais pour ce genre de préparation je vais pas me prendre la tête non plus avec les 1°, 2° …

C’était juste parfait avec le cava. Et après on a mangé des encornets farcis au chorizo et de la palette de porc confite en papillote.

Mais tout ça est une autre histoire…

Bon, je vous donne quand même les ingrédients :

160 g de tentacules de poulpe à l’ail

Une gousse d’ail

2 cuillers à café de mélange d’herbes (thym, fenouil, romarin)

Une cuiller à soupe de haricots blancs en conserve cuits

Un trait de jus de citron.

Huile d’olive

Pimenton de la Vera (ou piment d’Espelette ça doit le faire aussi, mais c’est pas fumé).

 

Piccata de filet mignon à la plancha, au chorizo et à la sauge – Légumes grillés au pesto

piccata de filet mignon au chorizo et à la sauge - légumes grillés au pesto

Très simple et léger, goûts prononcés : ça sent l’été et la Méditerranée !

Été et retour d’Espagne, envie de prolonger les vacances par un repas à la plancha avant que les jours ne déclinent et -tant qu’à faire- limiter les calories tout en se régalant. Voici donc cette petite recette toute simple à exécuter, très visuelle et appétissante et riche en goûts du Sud.

Pour 8 personnes :

Un filet mignon de porc – 8 tranches fines de chorizo (ibérico bien sûr !) – 8 grandes feuilles de sauge – 8 piques en bois – 2 tomates roma – 1 petite aubergine – Sel – Pimente de la Vera – Huile d’olive – Pesto au feuilles de radis

Recette

Taillez en 8 tranches fines, en biseau, votre filet mignon.

Posez sur chaque tranche une tranche de chorizo puis une feuille de sauge.

Roulez puis fermez avec une pique en bois

Taillez l’aubergine en tranches fines puis en losanges.

Coupez les tomates roma en deux dans la longueur.

Salez les légumes, le chorizo s’en chargera pour la viande.

Faîtes chauffer votre huile sur la plancha (ou une poêle) à feu moyen.

Faîtes rôtir les piccatas et griller les légumes.

Pour les tomates ce sera très vite fait, commencez par le côté peau puis l’intérieur. Attention, ça se défait vite !

Pour les aubergines maintenez appuyée votre spatule pour exprimer l’eau.

Pour les piccatas faîtes dorer. On voit à l’œil quand le filet est cuit sur toute l’épaisseur, inutile d’en rajouter, sinon vous aurez quelque chose de sec.

Saupoudrez les légumes cuits de pimente de la Vera, paprika fumé espagnol utilisé pour le chorizo. Sinon du poivre ou du piment d’Espelette feront l’affaire.

Présentez sur l’assiette avec le pesto.

Commentaire

J’avais fait du pesto de feuille de radis, donc je l’ai « passé » dans la recette mais ce sera très bon aussi avec une huile d’olive à l’ail et au persil ou mieux, à l’ail et à la sauge !

Pour cela vous mixez les ingrédients, tout simplement.

 

Gigolette de poulet à l’estragon

Gigolette de poulet à l'estragon

Après les gigolettes de poulet à la sauge, voici une recette similaire, servie froide ce coup-ci, avec de l’estragon et accompagnée d’un coulis de tomates, à l’estragon également.

Ingrédients :  4 cuisses de poulet – une branche d’estragon – un petit oignon blanc frais – deux cuillers à soupe de jus de citron – 4 cuillers à soupe d’huile de pépin de raisin – Un pouce de gingembre frais – sel

Coulis : 2 tomates allongées – une rondelle de citron – Une cuiller à soupe d’huile de pépin de raisin – Poivre – sel

Recette

Préparez vos cuisses : désossez les en laissant juste 5 cm d’os en haut du pilon. Coupez à de niveau au sécateur.

Mixez les ingrédients de la marinade puis étalez les sur la chair désossée.

Prenez du film alimentaire pour micro ondes puis roulez chaque cuisse en forme de cône, bien hermétiquement.

Dans une casserole mettez de l’eau, les os de poulet, les pluches de gingembre, de l’oignon, les branches de l’estragon, les zestes de citron, du sel.

Menez à petite ébullition autour de 70° et mettez vos cuisses emmaillotées à cuire environs une heure (ne vous inquiétez si vous laissez plus, compte tenu de la température aucun risque de surcuisson).

Laissez refroidir dans le bouillon puis mettez les au réfrigérateur, idéalement 24 h histoire que les parfums finissent de se fondre dans la viande.

Vous pouvez enlever le film plastique : ça tient bien, une petite gelée s’est formée. C’est bien dodu et appétissant comme tout.

Préparez votre coulis de tomates qui rajoute de la fraîcheur (sinon une mayo) et dégustez à l’ombre d’un arbre par grand beau temps. Avec un petit rosé, pourquoi pas?

Votre bouillon ? Filtrez le il pourra vous resservir. Pour une soupe refroidie, pourquoi pas? Ou un risotto, ou une soupe chinoise…

Si vous êtes esthète, vous pouvez faire griller la peau sous le grill une fois la gigolette refroidie, puis la refroidir à nouveau, ça n’en sera que meilleur et plus appétissant.

 

Tomates confites à l’origan

Tomates confites

Du fait maison pour vos plats d’été

La tomate confite à l’origan, ça explose en bouche telle une friandise. On peut l’utiliser dans des salades, dans des pâtes, pour faire une tartinade… mais elle ne sera jamais meilleure qu’avalée comme ça  : c’est l’été en une seule bouchée !

Ingrédients

1 kg de Tomates allongées – 3 cl d’huile d’olive – sel – origan

Préparation

Lavez les tomates, les fendre en deux puis les débarasser sommairement des pépins et de l’eau de végétation.

Disposez sur une grille avec du papier sulfurisé enduit d’huile d’olive au pinceau.

Salez les tomates.

Les badigeonner au pinceau d’huile d’olive.

Saupoudrez d’origan.

Tomates confites préparation

Enfournez à 95° pour 3 bonnes heures. Ouvrez le four de temps en temps pour faire sortir la vapeur.

Laissez refroidir et mettre au frais.

Digressions

Les tomates allongées c’est ce qui convient le mieux. Pas de gros diamètre donc mûres au cœur et pleines de goût. Bon marché en ce moment.

Si vous les couvrez d’huile d’olive vous les conserverez bien 3 semaines au frigo, sinon pas plus de 3-4 jours.

Vous pouvez aussi les appertiser dans des bocaux avec de l’huile en laissant ébouillanter 15 minutes (jamais essayé). Comme ça vous les sortez l’hiver mais perso j’aime bien cuisiner sur les saisons.

L’origan : indispensable à mon avis, bien mieux que le thym qu’on voit souvent dans cette recette. Le cri du cœur de ma belle sœur en goutant une de mes tomates confites : « ça a le goût de la pizza ! » Et pour cause; tomate concentrée, olive, origan : c’est le mélange gagnant et tu entends le pays qui te dit « reviens, petit ! »

Le must c’est de faire ça avec des tomates cerises. Pas besoin de les vider. Le temps est moins long aussi. Prenez des jaunes et des rouges, ça flattera l’œil.  Vous sortez  à l’apéro dans une assiette elles font pas 2 minutes et entre nous, les mecs, avec une telle recette, vous serez le chouchou de ces dames 🙂

 

Crêpes de pois chiches en roulade de brocolis et crabe

Crêpes de pois chiches en roulade de brocolis et crabe

Une entrée fraîche et un peu classe, et qui régale les victimes d’intolérances alimentaires…

Depuis que je me creuse la tête pour réaliser des crêpes sans gluten, sans œuf, sans lactose, j’ai enfin trouvé une recette qu’on ne peut pas rater et d’une simplicité extrême : la crêpe de pois chiches. Je vous la présente avec une préparation un peu recherchée (sans plus quand même), mais il va de soi que vous pouvez varier à l’infini les utilisations.

Pour 6 crêpes :

2 verres de cuisine de farine de pois chiche (110 g) – 2 verres de cuisine d’eau (220 g) – 2 cuillers à soupe d’huile d’olive – Une demi cuiller à soupe de curry – une demi cuiller à café de bicarbonate de soude – une pincée de sel

Pour le guacamole de brocolis

Un demi brocolis – Un jus de citron vert – 5 cl d’huile d’olive – sel – Une cuiller à soupe d’oignon rouge de Toulouges (ou d’oignon rouge, ou de cébette) – Quelques gouttes de Tabasco – Deux cuillers à soupe de coriandre hachée

Pour le crabe

Une boîte de 100 g de chair de crabe

Recette

Pour les crêpes, versez l’eau en tournant dans la farine de pois chiches jusqu’à l’obtention d’une pâte plutôt épaisse. Rajoutez l’huile, le curry, le sel et laissez reposer une demi-heure.

Rajouter le bicarbonate.

Dans une poêle sur feu plutôt fort, étalez un peu d’huile au pinceau. Ensuite vous versez votre appareil à crêpes (je me surprends moi même d’employer des mots savants) en le répartissant bien régulièrement sur toute la surface (ces précisions sont elles vraiment utiles?). Un millimètre ou deux, pas plus. Dès que les bords se soulèvent, retournez la crêpe et faîtes dorez la seconde face puis empilez sur une assiette rouge (ou d’une autre couleur).

Crêpes de pois chiches

Pour le guacamole de brocolis que vous pouvez tout à fait préparer pendant  que votre pâte à crêpes repose, faîtes cuire à la vapeur les bouquets de brocolis et aussi le cœur du trognon débarrassé de ses parties fibreuses pendant 10 à 15 minutes. Il faut que ça soit tendre sans se défaire, en gardant un peu de mâche.

Je plante une brochette en bois pour me rendre compte : un peu de résistance mais pas trop.

Rafraîchissez dans de l’eau glacée.

Ensuite versez dans le bol du mixer avec l’huile d’olive, le sel, et le jus du citron vert. Mixez par à coups pour avoir encore quelques morceaux. Au besoin rajoutez un peu d’huile pour avoir une belle texture, qui se tient.

Intégrez l’oignon rouge et la coriandre, quelques gouttes de tabasco.

Montage

Tartinez du guacamole sur le crêpes et sur un diamètre mettez un bande de miettes de crabe (vous devrez ouvrir la boîte au préalable) puis roulez la crêpe.

Servez.

Commentaires

La farine de pois chiches contient 22% de protéines, d’où la bonne tenue de ces crêpes. Vous pouvez vous faire pote avec les vegan avec la recette.

La recette du guacamole de brocolis, je l’ai piquée dans un bouquin de Julie Andrieu et c’est vraiment bluffant.

A la place du crabe, crevettes hachées…

Une autre crêpe possible : tzatziki, poisson fumé. C’est excellent aussi.

Le curry c’est pour casser le goût du pois chiches, mais vous pouvez parfumer les crêpes autrement : un hachis d’oignon, du cumin, de la cannelle…

De même l’huile d’olive n’est pas une obligation dans la pâte, vous pouvez choisir une autre huile ou aucune (c’est même la recette originelle). Cela met un peu de souplesse dans la crêpe.

 

 

 

Le houmous à Sam

Houmous à ma façon

La traditionnelle purée de pois chiches, avec quelques petites touches personnelles

Je ne voulais pas mettre cette recette sur ce blog, mais comme Tonio insiste, je ne peux lui refuser. Vous pouvez la trouver en des milliers d’exemplaires sur le net. J’ai juste fait une ou deux petites adaptations en fonction de la pénurie d’ingrédients de base mais ça ne change pas grand chose.

Juste une précision de départ  : « houmous » ne veut pas dire « purée », mais « pois chiche », en arabe. Je préfère expliquer parce que l’autre jour au restaurant on est venu m’indiquer qu’il y avait « du houmous de pois chiche » dans mon assiette, c’est à dire du « pois chiche de pois chiche » ! Et je ne parle pas des houmous de ceci ou de cela qui fleurissent sur le net et dans nos menus, mais c’est vrai que ça fait plus exotique que « purée de … » qui sonne un peu cantoche. Respectons les mots et leur sens et réservons le mot de houmous aux préparations où il y a du pois chiche.

Bon, ça c’était pour mon petit coup de gueule du matin, mais c’est très secondaire en définitive, voici la recette :

Ingrédients : Une boîte de pois chiches cuits de 400 g égouttés – 4 cuillers à soupe de sésame blond – Une cuiller à soupe de cumin en graines – 5 cl d’huile de colza grillée – 10 cl d’huile de colza neutre – une gousse d’ail – deux cuillers à soupe de jus de citron – sel – paprika fort

Recette

Égouttez et rincez les pois chiches.

Dans une poêle brûlante, à sec, faîtes torréfier (c’est à dire caraméliser sans griller) les graines de cumin. Réservez dans un mortier.

Dans la même poêle, faîtes torréfier également votre sésame. Attention, je vous conseille un couvercle parce que les graines ont tendance à faire « pop corn ». Mais pensez quand même à tourner régulièrement.

Mélangez dans le mortier avec le cumin et écrasez grossièrement . Vous pouvez également utiliser un robot hachoir, mais ça à tendance à faire une pâte et à chauffer à nouveau le mélange.

Épluchez et hachez grossièrement la gousse d’ail.

Dans le bol d’un mixer à vitesse moyenne mélangez vos ingrédients (sauf les pailletes de paprika qui sont  bien plus jolies entières) en ajoutant petit à petit l’huile neutre jusqu’à la consistance souhaitée. Vous pouvez aussi rajouter de l’eau pour un mélange moins gras, mais tout ça est plein de bons oméga 3 que diable !

A la fin mettez le paprika.

Vous pouvez présenter dans une assiette creuse en rajoutant de l’huile par dessus et en décorant avec quelques pois chiches entiers, un saupoudrage de paprika…

Commentaires

Normalement pour la recette il faut du tahiné (de la pâte de sésame), ou de l’huile de sésame grillée. La recette est née du hasard parce que je n’avais pas tout ça. Donc l’huile de colza grillée amène le grillé, quand au sésame torréfié, il amène une note de caramel dont je suis très fier et qui me permet d’intituler cette recette « le houmous à Sam ».

Je n’utilise pas d’huile d’olive parce que j’estime que ça brouille un peu le message avec le  sésame. Question de goût. C’est pour cela que j’ai choisi des huiles  plus neutres. D’ailleurs l’huile d’arachide conviendrait peut être mieux puisque l’arachide et le pois chiche sont des cousins, y compris en saveur.  Par contre les provençaux font une « poichichade » (à prononcer avé l’accent et à accompagner d’un rosé ou d’un pastis) sur le même principe sans sésame mais avec de l’huile d’olive et des herbes. Pour en avoir dégusté plusieurs fois, je trouve ça plus cohérent.

Mais  en cuisine, rien n’est écrit pour toujours… Heureusement !

Imparfait de foie de volaille

Imparfait de foie de volaille 2

Un pâté de foie de volaille et graisse de canard au mixer, vite fait et sans chichis.

Nous avons dégusté un excellent parfait de foie de volaille à l’Hôtel de la Poste et de Champanne à Brioude, avec un bon goût de beurre frais. J’ai voulu réaliser sur le même principe ce petit pâté de foie de volaille en utilisant de la graisse de canard (j’en stocke toujours des tonnes!) à la place du beurre.

La préparation est simplissime, sans cuisson au four,  et le résultat est vraiment agréable, non sans rappeler le foie gras.

Il vous faut juste un bon mixer.

Voilà qui égaiera un apéro prolongé, sans chichi.

Ingrédients :

400 g de foies de volaille – 200 g de graisse de canard – 3 cl de muscat de Mireval (ou tout autre vin cuit) – Une cuiller à café d’Armagnac (ou tout autre alcool) – Sel – Piment d’Espelette

Pour la gelée au Muscat si vous en faîtes : 5 cm3 de gelée de volaille – 5 cm3 de muscat de Mireval

Recette :

Enlevez les vaisseaux et parties fielleuses de vos foies (vos chats adoreront).

Dans un poêle anti adhésive, faîtes les sauter à feu fort avec une bonne cuiller de graisse de canard. Sel.

Dès qu’ils caramélisent, ajouter le muscat que vous faîtes réduire en y tournant les foies, il va pratiquement s’évaporer.

Terminez une minute avec l’Armagnac. Piment d’Espelette.

Dans le bac du mixer, mettez vos foies et la graisse. Mixez par à-coups.

Disposez dans une ou des terrines.

Pendant que ça refroidit, faîtes fondre puis réduire votre gelée avec le Muscat.

En fait j’ai utilisé un jus de volaille filtré bien gélifié, je garde toujours mes jus et même je les congèle.

Laissez là aussi baisser la température jusqu’à une consistance sirupeuse. Versez sur votre ou vos terrines. C’est la classe.

Je l’ai mise un peu trop chaude et du coup ça a fondu un peu de graisse, ne faîtes pas la même erreur !

Sinon vous pouvez aussi couvrir de quelques millimètres de graisse.

Attendez 24 h pour déguster, ce sera parfait au bout de 3 jours, mais quand on commence à y taper dedans, on ne s’arrête plus !!!

Imparfait de foie de volaille 1

Commentaire

J’ai fait une préparation minimale pour essayer mais il est évident qu’à partir de là les possibilités sont immenses : faire revenir de l’échalote préalablement, ajouter des herbes, du poivre vert, pourquoi pas des morceaux de fruits frais, secs, ou au sirop…

Pensez cependant toujours qu’une touche sucrée (ici le Muscat) compense l’amertume du foie.

L’avantage de cette préparation c’est sa simplicité pour un résultat flatteur et des matières premières très bon marché.

Très bien pour un buffet : ça se prépare à l’avance, on se prend pas la tête, c’est très bonne franquette.

PS : je crois qu’il existe des gelées en poudre au Porto ou au Madère. A ce moment là utilisez aussi Porto ou Madère à la place du Muscat.

Salade de raie aux pêches et au safran

Effilochée de raie aux pèches et au safran

Une salade d’été, délicate et colorée

Par ces jours de grande chaleur, voici une salade légère et toute en fraîcheur pour ravir vos convives.

Ingrédients pour 2 en plat principal, 4 en entrée

500 g d’aile de raie – une cuiller à soupe de jus de citron – 3 cuillers à soupe d’huile d’olive – 2 cuillers à soupe d’oignon rouge de Toulouges haché menu – Une cuiller à café de pistils de safran – une cuiller à soupe de pluches de fenouil – Une pêche jaune – Sel – Piment d’Espelette

Pour cuire la raie : Un cuiller à soupe de jus de citron – eau – sel

Recette

Faîtes chauffer l’eau à 80° (premiers frémissements), ajouter le sel et le jus de citron.

Pochez votre raie en maintenant cette température jusqu’à ce que la chair commence à se détacher du cartilage. Elle est cuite, légèrement rosée. Elle garde son moelleux.

Sortez là du bain puis décoller les chairs en les effilochant.

Dans un saladier préparer la sauce avec citron, sel, huile d’olive.

Mettez le poisson, ajoutez les oignons, le safran, le piment, les pluches de fenouil, la pêche coupée.

Laisser refroidir au frais.

Là, la photo est celle du saladier mais vous pouvez faire une présentation plus classe à l’assiette avec un cercle et entouré de mesclun.

Commentaires

  • J’ai fait ce plat à l’inspiration, donc la raie sort de mon congélateur. Je trouve que c’est un poisson qui perd peu de qualité en congelant. Juste faire décongeler tranquillement dans de l’eau froide. Qu’elle soit congelée au fraîche, bien cuire avec le citron sinon vous aurez un goût d’ammoniaque !
  • Oignon rouge de Toulouges. C’est une production quasi confidentielle des Pyrénées orientales. Il est très doux et sucré, bien plus que les oignons rouges italiens. Vous pouvez remplacer par de la cébette, oignon frais, ciboule…
  • Tenez, allez voir cet article qui chante les mérites de ce délicieux bulbe