Poitrine de porc laquée asiatique

Dégustée avec les doigts, après une soupe à l’oignon, au petit matin du Nouvel An, cette friandise nous a requinqués après nos excès liquides. C’est un plat bon marché et sans complexité technique qu’il faut juste prendre le temps de préparer.

Servi en grignotage et sans chichis, mais aussi pour accompagner une salade ou un riz sauté aux légumes, il vous ravira le palais avec ses textures croquantes et fondantes et la typicité de ses arômes.

Ingrédients :

2,5 kg de poitrine de poitrine de porc de bonne qualité

Pour la marinade et le laquage : Un demi oignon, 5 cl d’huile neutre, une belle cuiller à soupe de miel, 2 cl de vinaigre de riz, 4 cl de sauce soja, 2 cl de sauce nuoc màm, un pouce de gingembre frais, une demi cuiller à soupe de poudre de 5 parfums

Préparation

Entaillez la couenne de votre poitrine en raies obliques séparées de 2 cm.

Mixez tous les éléments de la marinade puis enduisez-en de bons coeur votre morceau de viande. Laissez mariner au frais au moins une bonne demi-heure dans un plat.

Préchauffer votre four à 110° . Évitez la chaleur tournante. Idéalement chaleur dessous et dessous. Couvrez votre plat d’un papier alu ou d’un couvercle. Oubliez au four au moins 3h30.

Mon test c’est une pique en bois qui s’enfonce sans forcer dans la couenne et le jus qui reste translucide. La viande doit être un peu confite. Température à cœur vers 85°.

Laissez tiédir. Récupérez le jus et filtrez le. Faîtes le réduire au besoin pour obtenir un glaçage épais.

Maintenant mettez votre viande sur une lèchefrite avec juste le grill à 220°.

Badigeonnez du glaçage et laissez caraméliser. Recommencez l’opération tant que vous avez du liquide.

Pas mal, non? Et admirez la coupe et la jolie couleur rosée !

Maintenant vous pouvez l’apprêter de plusieurs manières, voire vous en envoyer de belles tranches froides derrière la cravate quand vous avez une petite faim.

Mais le succès parmi les succès c’est de détailler des tranches en lardons et de refaire rissoler tout ça dans une poêle à feu plutôt vif comme montré sur la photo de couverture de l’article. En plus ça vous donne bonne conscience parce qu’il y a plein de gras qui fond !

Un petit régal je vous dis.

Ah oui, et j’allais oublier. Si vous la laisser au frais pendant au moins 48 h une fois cuite et laquée, la viande s’imbibera du goût, comme pour une terrine. Elle n’en est que meilleure.

C’est quoi le 5 parfums ?

C’est un mélange originaire de Chine, traditionnellement composé de cannelle, fenouil, anis étoilé, clou de girofle et poivre de Sichuan. Vous le trouverez tout près dans une épicerie asiatique ou un rayon spécialisé de supermarché.

Il donne une typicité au plat mais aussi le mélange sauce soja/nuoc mam.

Sinon vous avez compris que la marinade est un aigre-doux. Les proportions sont donc données à titre indicatif. N’hésitez pas à goûter la marinade jusqu’à ce qu’elle soit à votre goût.

Foie gras pomme/cannelle au pineau

Tout en douceur pour un repas de fêtes

Et bien voici une recette supplémentaire de foie gras poêlé fruits épices : les variantes sont infinies et toujours délicieuses. Spécialement créée pour un repas de dimanche soir entre amis de tous sexes (et surtout du beau), entre le 25 décembre et le premier de l’an.

Rien de compliqué ni de très technique. Il faut juste anticiper pour le jus (2 heures c’est très bien).

Ingrédients pour 4 :

4 tranches de foie gras à poêler – 2 pommes Dalinbel – 15 cl d’un bon pineau des Charentes – 2 bâtons de cannelle – 20 cl de fond de volaille – 20 g de poudre d’amande – sel – piment d’Espelette

Recette

Sauce cannelle/Pineau

On va d’abord faire la sauce (compter bien une heure avant, sinon ça se prépare à l’avance ce qui vous permet de ne pas trop quitter des yeux vos invitées qui sont capables de jacasser derrière votre dos)

D’abord faîtes bouillir votre Pineau et flambez-le. Je sais, ça fait mal au cœur mais c’est nécessaire.

Ensuite à petite ébullition rajoutez les bâtons de cannelle et faîtes réduire en sirop.

Maintenant ajoutez le fonds de volaille et laissez – également à feu modéré – votre préparation arriver sur un jus.

Réservez (vous pouvez laisser les bâtons de cannelle jusqu’au service).

La poudre d’amande

Pendant ce temps, faîtes torréfier à sec dans un poêle votre poudre d’amande. Quand ça sent bon la praline, réservez la dans un récipient.

Les pommes

Un quart d’heure avant de servir, lavez vos pommes, évidez les et taillez les en quatre tranches chacune. Saupoudrez de cassonade et salez légèrement.

Dans une sauteuse faîtes fondre la graisse de foie gras et faîtes rissoler les tranches de pommes à feu moyen. Elles doivent dorer tout en gardant de la fermeté.

Le foie

Salez vos tranches et saupoudrez les légèrement de cassonade. Faîtes dorer vos tranches à feu plutôt fort.

Piment d’Espelette quand c’est cuit.

Dressez dans une assiette chaude (si possible) en saupoudrant de poudre d’amande grillée vos tranches de foie.

Quelques commentaires

La recette peut très bien se réaliser également avec un autre vin doux : Porto, Muscat, floc…

Vous pouvez aussi faire revenir vos pommes au beurre bien sûr ou à la graisse de canard. Tout dépend de ce que vous avez sous la main.

Pour le fond de volaille j’ai en fait pris du jus dégraissé de mon chapon du 25 décembre… Un régal !

La poudre d’amande torréfiée elle apporte un petit croquant et un petit goût en plus qui va bien. En fait ce sont des amandes que j’ai moulues en gardant une poudre grossière pour avoir ce croquant, justement ! Pas si bête, Sam !

Lactaires en soupe asiatique

Des lactaires dans une soupe asiatique, pourquoi pas?

En rentrant de ballade, nous sommes rentrés avec une poignée de lactaire, trop peu pour en faire une fricassée. C’est un champignon au gout délicat, qui reste ferme, c’est pour cela que je l’ai apprêté dans une soupe asiatique. Rien de compliqué

Ingrédients pour 2 assiettes :

500 ml de bouillon parfumé – 4 demies tranches de fenouil de 5 mm – 1 cm de gingembre frais – une carotte – 40 g de vert clair de poireau – Une cuiller à soupe de jus de citron – Une ciboule – une cuiller à soupe de coriandre hachée – 5 lactaires sanguins – Une cuiller à soupe de Noilly Prat

Recette :

Prenez vos sanguins et taillez les en tranches de 7 mm. Taillez la carotte en julienne. Préparez les tranches de fenouil ainsi que le vert clair de poireau (à 3 mm).

Rien de compliqué : d’abord vous emmenez votre bouillon additionné du gingembre et du jus de citron à petite ébullition puis vous y mettez vos tranches de fenouil et de poireau.

Juste une indication, j’ai pris une gelée de cuisson de poitrine de boeuf confite à la Dong ce qui donne au bouillon un caractère asiatique. Si vous utilisez un bouillon du commerce ajoutez un peu de sauce soja et de 5 parfums si vous avez, ça typera bien le bouillon. Mais pas obligé.

Laissez revenir à ébullition pendant 2 minutes puis mettez les lactaires et au bout de 3 minutes mettez la julienne de carottes.

Laissez cuire encore 4 minutes (tout doit être encore un peu ferme) puis rajoutez la cuiller de Noilly.

Dans les assiettes rajoutez la ciboule et la coriandre hachées.

C’est bien bon.

Butternut et roquette en salade

Une salade d’automne, rustique

Les courges, ça ne se mange pas qu’en soupe ou en gratin ! Leur douceur sucrée a besoin d’être réveillée pour les mettre en valeur, d’où cette salade d’automne, avec la pluie d’octobre qui bat les vitres au dehors…

Ingrédients (pour 2)

2 belles tranches de butternut de 100 g chacune, 60 g de roquette, une tranche d’oignon rouge italien, 16 copeaux de fourme de Valcivières, 8 cerneaux de noix

Pour la vinaigrette : 1 cuiller à soupe de gelée de viande délayée dans 4 cuillers à soupe d’eau, poivre, 1 cuiller à soupe de vinaigre de Jerez, 1 cuiller et demi d’huile de colza, 1 cuiller et demi d’huile de noix, poivre

Recette

Au four, à 185° sous le grill, faîtes griller sur du papier sulfurisé vos deux tranches de butternut salées et enduites au pinceau d’huile d’olive. Retourner pour une cuisson homogène. Compter une demi heure à peu près. Avec une pique vous savez quand c’est cuit.

Laisser refroidir.

Casser vos cerneaux de noix grossièrement et faîtes les torréfier.

Lavez votre roquette et taillez la grossièrement.

A l’économe taillez vos tranches de fromage.

Faîtes une belle tranche fine d’oignon rouge.

Émulsionnez la vinaigrette au fouet.

Présentez une belle assiette et nappez de sauce.

Commentaires

Une vegan indécrottable et néanmoins fort sympathique m’interroge sur la possibilité de remplacer la gelée de viande pour la sauce. D’abord j’ai pris cette idée dans une émission de cuisine, elle vient de Rebuchon si je me souviens bien, donc que l’on ne m’em….. pas trop ! C’est vrai que les jus de viande d’une façon générale amènent de la sapidité (si vous voulez faire tendance dîtes umami), donc à la limite on peut remplacer par une sauce soja qui a des qualités similaires mais c’est pas pareil. Dans ce cas je pourrais vous conseiller de remplacer l’huile de noix par de la sésame et les cerneaux de noix par des graines de sésame. Vous aurez une forte empreinte asiatique qui doit bien marcher.

La roquette, prenez une roquette de jardin, mordante et piquante. Laissez tomber celle vendue vert clair, poussée trop vite, sans goût. C’est une moutarde, nom de dieu !

Vous pouvez remplacer la fourme de Valcivières par tout vieux fromage sec de haut goût. Un vieux comté doit être parfait.

Réussir la cuisson d’un poisson sur la peau

Une technique pour une peau croustillante et une chair moelleuse, sans rien qui attache

Pour préparer le poisson, l’essentiel c’est la cuisson, dit-on. Mais j’avais renoncé a essayer de le griller à la poêle ou à la plancha. Chaque fois le même problème : la peau qui reste accrochée au métal et on est obligé de gratter pour avoir le meilleur, c’est à dire le grillé.

Alors mon neveu m’a donné un truc, c’est l’utilisation du papier cuisson. Vous allez voir, ça change la vie. Il paraît que c’est un petit truc qu’utilisent les pros pour cuire le poisson « à l’unilatérale ».

La photo vous dit tout ou presque.

D’abord vous découpez un rectangle de la taille du poisson.

Ensuite vous huilez (ou vous beurrez) au pinceau votre surface de cuisson.

Vous y déposez votre – ou vos – rectangle.

Vous l’huilez (ou vous le beurrez) également au pinceau.

Vous déposez le poisson sur son rectangle et vous le cuisez d’un côté, puis de l’autre. Sauf si vous faîtes de l’unilatéral bien sûr.

Inutile je suppose de vous rappeler que le poisson doit être juste nacré sur l’arête, sinon c’est sec. Après démarrez à feu fort, à feu doux, l’essentiel est là, la différence est juste sur l’homogénéité de la cuisson.

L’intérêt de travailler avec un feu plutôt fort sur cette cuisson, c’st que vous avez une peau bien croustillante.

Bien sûr il faut pas oublier de saler et poivrer et d’accommoder si vous le souhaitez. De mémoire j’avais juste mis quelques pétales d’ail et feuilles de coriandre dans le ventre.

Les stries sur le poisson ne sont pas obligatoires. Je les fais avec le bar juste pour avoir des épaisseurs de chair à peu près équivalentes entre les la queue et le corps pour une cuisson plus régulière.

Voilà, vous savez tout.

Poulpe à la plancha, sauce crue

Pour un déjeuner au soleil, à l’heure espagnole

On dit tant de choses sur la cuisson du poulpe qu’on n’ose le cuisiner … Alors profitant lâchement de prix acceptables au marché de Benicarlo je me suis lancé et j’ai acheté une belle pieuvre de 3 kilos : tant pis si j’ai un morceau de caoutchouc au final, l’investissement n’aura pas été ruineux.

Et sans bouchon de liège, sans incantations, sans pacte avec le diable, j’ai finalement bien réussi. Je vous donne ma recette pour vous décomplexer vous aussi totalement et que vous puissiez oser à votre tour. Vous verrez, ce n’est pas compliqué.

Ingrédients :

Un poulpe, pimenton de la vera fort, ombelles de fenouil sauvage, thym et romarin de la montagne

Pour la sauce crue : une tomate allongée, huile d’olive extra vierge, deux cuillers à soupe de jus de citron, un demi bouquet de coriandre fraîche, 3 cuillers à soupe d’oignon rouge haché fin, sel, pimenton de la vera fort

Recette

J’ai acheté mon poulpe à une poissonière qui me l’a préparé. Si ce n’est pas le cas, videz le et nettoyez le bien sûr.

La veille mettez votre poulpe entier au congélateur à température de conservation (-18° en général). Le but c’est que les paillettes de gel éclatent les fibres, ça vous évite de le battre.

Le lendemain vous le sortez du congélo et vous le mettez à dégeler tranquillement dans une grande casserole d’eau froide.

Quand c’est fait, faîtes bouillir avec les herbes et le pimenton à bons bouillons. Vous piquez régulièrement avec une fourchette et quand ça s’enfonce sans résistance dans la partie la plus charnue c’est cuit. J’ai bien mis 50 minutes. A voir chez vous selon la taille du céphalopode.

A partir de là vous avez du poulpe cuit que vous pouvez apprêter comme bon vous semble. Vous pouvez même le réservez au frais – ce que j’ai fait – pour laisser venir l’inspiration.

Dans ma location de vacances j’ai une plancha bon marché, électrique, 1500 W : je l’ai mise à contribution mais elle a fait son petit boulot pour griller le poulpe. Pour cela vous détaillez ses tentacules entières puis vous les fendez su la partie la plus charnue. Et vous coupez en anneaux la tête.

Vous préparez votre plancha en la mettant à chauffer (à fond pour celle-ci mais à mon avis c’est plutôt feu moyen/fort sur une bonne plancha) et vous l’huilez bien au pinceau. Vous y déposez vos tentacules et vous en profitez pour les huiler sur la seconde face. regardez comme c’est beau !

Vous retournez quand ça colore.

Pour la sauce crue, lavez la coriandre et hachez la. L’oignon rouge en petits dés aussi.

La tomate vous la fendez en deux puis vous passez chaque moitié sur les gros trous de la râpe à légume. Recueillez la pulpe dans un bol et bien sûr jetez la peau. Mélangez tous les autres ingrédients dans le bol et vous avez une sauce simple et sympathique.

Arrosez en généreusement votre poulpe qui n’attend que ça !

Dégustez, vous verrez, le poulpe est hyper tendre si vous l’avez bien fait cuire et la caramélisation le rend plus appétissant encore. Quant à la sauce elle apporte ce qu’il faut de fraîcheur, de goût et de piquant.

En accompagnement ce sont des pommes de terre dorées au four, pesto ail – persil – huile d’olive – graines de courges grillées – sel – pimenton.

Et quelques réflexions sentencieuses pour terminer

  • J’ai lu que vous pouviez mettre directement le poulpe congelé à cuire. On m’a toujours dit de ne pas faire ça mais peut être que pour une cuisson bouillie c’est sans importance. En tous cas je suis tellement content du résultat que je ne changerai rien : superstition.
  • La sauce crue c’est du « comme ça vient dans le frigo ». En fait elle est entre la sauce vierge de Michel Guérard, un monument à ne pas toucher, et la salsa cruda mexicaine mais sans citron vert et avec du pimenton au lieu du piment japalena, quand ils n’y rajoutent pas du poivron vert haché ! Mais le résultat est bien sympathique et dans l’esprit du lieu où c’est cuisiné.
  • Choisissez une huile d’olive extra vierge pour la sauce. La mienne est une huile d’olive AOP « Les Guarriques » de Catalogne, région de Lleida, 100% arbequina avec un beau fruité et un goût d’amande en fin de bouche.
  • Pour le bouillon là aussi, petite coquetterie, je n’ai mis que les herbes de la montagne derrière ma location. Les portugais cuisent simplement avec du laurier. Vous pouvez aussi faire un court bouillon plus élaboré et pourquoi pas, cuire avec du vin blanc aussi, ça ne fera que parfumer votre poulpe. Mais là on était pas mal.
  • Si vous ne consommez pas tout, vous pouvez réutiliser dans une salade par exemple ou garder le jus de cuisson, faire réduire, et vous taper un riz pilaf au poulpe avec des vrais morceaux dedans. Par contre faîtes tout griller tant que la plancha est chaude, ça rajoutera un bon petit goût caramélisé de bon aloi, quelques soi votre choix. D’ailleurs si vous ne voulez pas vous embêter, froid avec une mayo ça le fait aussi.

Oreilles de cochon farcies aux crevettes, façon nem

Un terre-mer graphique et dépaysant

Vous connaissez maintenant mon faible pour l’oreille de cochon et c’est vrai que froide avec un cornichon, ou, pêché suprême, avec une bonne mayo, c’est déjà un régal (*). Mais chez nous on cuit aussi les oreilles de cochon farcies, traditionnellement avec de la chair à saucisse, alors j’ai eu envie d’innover et de réaliser une nem aux crevettes, roulée dans une oreille de cochon.

Le résultat n’a pas déplu et c’est parti en deux bouchées.

Voici donc la recette.

(*) Soit dit en passant, je ne suis pas le seul à apprécier cette friandise cartilagineuse puisque, si j’en crois mon tableau de bord, les recettes d’oreilles de cochon font partie de celles que vous lisez le plus, surtout celles des oreilles sautées en persillade.

Ingrédients

Oreilles au bouillon : 4 oreilles de cochon – gros sel – poivre – un vert de poireau – 4 brins de persil – 10 feuilles de sauge – un petit verre de vinaigre à cornichons – un oignon – une carotte – 2 clous de girofle – un œil de badiane – un quart de bulbe de fenouil – une petite branche de livèche – 4 piments oiseau

Nem : Une petite carotte – 6 cm de côte de céleri – 2 cm de gingembre frais – 15 queues de crevettes – un quart d’oignon – 5 champignons noirs – une cuiller à soupe de sauce soja – une cuiller à soupe d’huile d’arachide – une demie « feuille » de bulbe de fenouil – un cuiller à soupe de Noilly

Sauce nem : deux cuillers à soupe de jus de citron – une cuiller à soupe de sauce soja – gingembre en poudre – une cuiller à café de sucre en poudre – 3 cuiller à soupe d’huile d’arachide – une cuiller à soupe d’huile de sésame – deux cuillers à soupe d’échalotes hachées – une cuiller à soupe de coriandre hachée

Recette

La veille, mettez vos oreilles au gros sel. Il leur faut bien 12h pour prendre le sel, au maximum 24 h.

Rincez. Coupez en morceaux carotte, oignon, vert de poireau, et mettez à cuire doucement au coin du feu avec les oreilles et tous les éléments du bouillon. On sait que c’est cuit quand une pique en bois traverse le cartilage facilement. Pas moins d’une heure et demie.

Une demi heure avant la fin, préparez votre appareil à nem.

Dans le même temps prélevez deux louches de bouillon filtré que vous faîtes réduire à un quart du volume initial.

Taillez carotte, oignon, gingembre, champignons noirs, fenouil, céleri, en tous petits dés

Faîtes rissoler à feu moyen en tournant dans l’ordre oignon, gingembre, carotte, fenouil, céleri, champignons noirs.

On fait chauffer une minute l’ingrédient puis on rajoute le suivant.

On met la sauce soja et on fait revenir une minute en tournant encore.

Puis les crevettes taillées aussi en dés.

Puis on déglace au Noilly.

On verse la dessus le bouillon réduit qui doit être très sirupeux.

On laisse tiédir.

On sort ses oreilles de cochon aussi que l’on fait tiédir.

On étale du film plastique sur sa table de cuisine, trois épaisseurs. On verse de l’appareil à nem avec la gelée dans le trou de l’oreille, deux ou trois bonnes cuillerées puis on ferme et on roule dans le plastique.

Maintenant on oublie ça au frigo 24 heures.

Détaillez en tranches fines sur un plat. Admirez le graphisme !

Pour la sauce, diluer dans le jus de citron le sucre puis ajoutez la sauce soja et le gingembre en poudre. Émulsionner au fouet avec les huiles. Rajoutez échalote hachée et coriandre au moment de servir.

En arroser vos tranches avant de présenter à vos invités ébahis.

Commentaire

Il faut bien faire durcir la gelée et surtout en mettre en quantité. Moi j’ai été un peu radin et ça ne tenait pas partout comme vous pouvez le voir sur la photo. Mais bon, ça a quand même de la gueule, et du goût !

Terrine de foies de volailles

Une belle mosaïque, simple et bon marché, mais quelle classe !

Pas facile à réussir, une terrine de foie de volaille qui aie de la tenue et de la mâche. Alors je ne suis pas mécontent du résultat obtenu ce coup-ci. Et je vous dis tous mes secrets pour le même prix.

Ingrédients pour un kilo de terrine

450 g de foie de volailles, 550 g de gorge de porc, 50 g de poitrine fumée, un demi oignon, 10 g de sel, 5 g de poivre, 100 g de gelée de porc bien dure; une cuiller à soupe d’estragon haché, un cuiller à soupe de thym, 3 cuillers à soupe de persil haché, 10 noisettes, 2 cl de muscat, une demie cuiller à café d’Armagnac

Recette

Tout d’abord préparez vos foies de volaille en les dénervant et taillez les en gros dés de 1 cm.

Pendant ce temps faîtes fondre l’oignon haché à petit feu dans une cuiller à soupe de graisse de porc.

Faîtes également liquéfier à petit feu votre gelée de porc.

Ensuite hachez à grosse grille votre gorge de porc et taillez en lardons la poitrine fumée.

Mélangez ensuite l’ensemble des ingrédients de la terrine et laissez une nuit au frais (ou un jour).

Placez dans une terrine votre mélange.

Faîtes cuire à 120° chaleur dessus dessous.

Lorsque le cœur de la terrine est à 71° (quand vous plantez une aiguille et que le jus sort transparent) placez la terrine sous le gril à 250° quelques minutes afin de la faire (bien) caraméliser.

Laissez refroidir.

Consommez idéalement après 3 jours minimum, si vous tenez le coup bien sûr 🙂

10 commentaires qui se veulent savants pour faire le malin

1 – La gorge de porc est idéale pour les terrines. Jusqu’ici je les travaillais avec de la poitrine de porc mais le résultat est nettement meilleur. La graisse a plus de tenue et e plus le morceau est très facile à hacher. Mais il faut généralement la commander à l’avance à votre boucher. Aussi moi je m’en réserve maintenant toujours un peu au congélateur en cas d’envie subite de terrine.

2 – La gélatine est essentielle dans la recette, elle fait toute la tenue du bastringue. En plus c’est du fait maison. Quand je cuisine une tête de cochon, des oreilles, des jambonneaux je fais réduire mon jus de cuisson jusqu’à avoir une gelée très élastique (on peut toujours l’allonger avec de l’eau pour un aspic) et je congèle :

  • en petits cubes pour jeter dans une soupe, une sauce, une poêlée de légumes
  • en barquettes plus importantes pour mes terrines

Si vous n’êtes pas comme moi, genre « on jette rien » la gélatine de cochon se vend en poudre, à vous de connaître les bonnes proportions. J’ai lu d’ailleurs que les charcutiers mélangent la poudre directement dans le mélange. Moi je préfère une gelée. Je me dis qu’avec le liquide les chairs s’imbibent pendant la nuit et absorbent les collagènes, mais ce n’est pas prouvé scientifiquement. Par contre ce qui est certain c’est que à la cuisson ça sèche moins puisqu’il y a plus de d’eau. Et ça fait du poids en plus.

3 – Justement, venons en à la cuisson, vous avez remarqué que je ne couvre pas et que je ne mets pas au bain marie. Pour autant le résultat n’est pas sec et la terrine est bien entourée de gelée et de gras. C’est certainement du à la cuisson douce et aussi à l’humidification de la préparation.

4 – La poitrine fumée amène son petit goût de reviens-y bien planqué derrière le reste. En plus les lardons sont du plus bel effet dans la mosaïque. (Tiens, faîtes le jeu de l’été : 2 lardons fumés sont cachés dans la tranche de terrine, sauras tu les retrouver ? Le gagnant aura droit à toute mon estime).

5 – Vous pouvez sur cette base trouver plein de variantes dans les herbes, ou remplacer les noisettes par des pistaches : c’est encore plus joli mais je n’en avais pas sous la main.

6 – Pour les alcools, toujours un doux sucré surtout avec le foie qui est amer. Si vos n’aimez pas remplacez pas une poignée de raisins secs ou une cuiller à soupe de sucre si vous êtes radin.

L’armagnac ça donne une touche gasconne, mais tout autre alcool fort peut le remplacer (ne forcez pas pas, sinon ça bouffe tous les goûts). Ceci dit c’est pas obligé, juste ça fait riche.

7 _ Ah oui, j’oubliais : un autre truc pour remplacer la gélatine, les couennes. Faîtes les bouillir 5 minutes et cassez les avec la viande. Mais ça donne un aspect plus rustique à la terrine et tout les monde n’aime pas un morceau de gélatine dans son pâté. C’est ce qui se fait chez nous pour le pâté de foie paysan au four. C’est d’ailleurs là que j’ai pris l’idée de faire caraméliser à la fin : ça vous amène un sacré arôme. Quand bien même des grincheux penseraient que c’est brûlé, laissons les dire !

8 – Hacher les foies au couteau: essentiel, sinon vous avez une pâtée. D’ailleurs si vous n’avez pas de hachoir, essayez de faire de même avec la gorge…

9 – Et oui, pour conclure, il faut faire rassir la terrine, elle n’en est que meilleure. Les saveurs se fondent.

10 – Et un conseil pour terminer : ne préparez jamais juste un kilo. Tant que vous y êtes à sortir le hachoir et à faire chauffer le four, faîtes des provisions. Sur ce coup là j’ai cuit 6 kilos de terrine. Je mets sous vide et je congèle. On sort au frigo deux jours à l’avance. J’en ai une belle en réserve pour un anniversaire fin août et 3 autres à offrir.

Le reste est en échantillons de dégustation de 300 g pour les petites faims. Si vous passez par la maison, prévenez à l’avance, vous ne serez pas déçus !

Vous pouvez également mettre la préparation en bocaux sans la cuire et la stériliser 3 heures puis un tour de feu le lendemain. Plus simple pour ouvrir à la dernière minute . Mais le résultat sera beaucoup plus tendre. Attention à l’hygiène des bocaux, ça ne pardonne pas !

Plancha de dinde et de poivron, sauce aigre-douce

Explosion de goûts et de couleur pour une plancha simple et bon marché

J’ai depuis longtemps un petit faible pour les plats asiatiques au wok. J’ai voulu voir ce que ça donnait à la plancha, faut bien que je m’amuse avec mon nouveau joujou. Je vous assure qu’on a un résultat à la hauteur et ça évite bien de s’enfermer l’été dans sa cuisine.

Dinde, poivron, oignon, sauce aigre douce et le tour est joué. On prépare à l’avance et en 5 minutes c’est prêt !

Ingrédients pour 3 personnes

450 g de viande de dinde (j’ai pris du haut de cuisse, plus ferme que le filet) – 2 poivrons de couleur différentes (ici un rouge et un jaune) – 50 g d’oignon rouge de Toulouges

Sauce aigre douce : 5 cm de gingembre frais – Une cuiller à café de 5 parfums – une cuiller à soupe de miel – 3 cuillers à soupe de vinaigre de riz – 5 cl d’huile de pépin de raisin – une échalote – 2 cuillers à soupe de sauce soja – piment fort selon votre goût

Recette

Taillez votre morceau de dinde en petites lanières, y compris la peau.

Épluchez le gingembre et taillez le en petits morceaux, idem pour l’échalote puis mixe tous les éléments de la marinade pour un résultat homogène.

Réservez en la moitié et dans le reste, mettez les morceaux de dinde au moins une demi-heure.

Videz et épluchez les poivrons. Oui je sais, je fais toujours ça, ils sont plus digestes sans leur peau. Un bon économe ou un économe spécial et ça se fait tout seul !

Taillez l’oignon en gros morceaux.

Pour préparer, chauffez la plancha à feu moyen (je dirais 170/180°).

Versez un peu de marinade et faîtes y sauter les oignons une minute en tournant.

Rajoutez le viande de dinde avec sa marinade puis faîtes cuire 2 minutes en tournant.

Rajoutez les poivrons. Nourrir si besoin avec de la marinade et continuez à faire chauffer en tournant 2 bonne minutes.

Vous sentez la cuisson de votre viande lorsqu’elle offre de la résistance tout en restant élastique.

Quand c’est cuit, sortez dans une assiette et dégustez avec un riz basmati vapeur. A mon avis on peut aussi faire sauter le riz dans la marinade , une minute sur la plancha. Pas essayé mais je vois pas pourquoi ça le ferait pas.

Toujours est-il que c’est très bon.

La viande est caramélisée et juteuse, le morceau « haut de cuisse » à l’avantage d’avoir de la mâche. Les poivrons sont encore croquants, les oignons plus fondus ont perdu leur agressivité. La sauce aigre douce enrobe bien le tout.

Un petit repas de midi tranquille sur la terrasse à l’ombre du cerisier…

Pancake banane-maïs-huile de coco

Un dessert absolument végétal, et sans gluten, aux parfums des Caraïbes

Un nouveau dessert absolument sans œuf, ni gluten, ni produit laitier avec un résultat bluffant et des produits courants et plutôt bon marché. Pour cela j’ai utilisé la banane et ses extraordinaires propriétés liantes qui permettent un beau résultat.

Le plat a l’avantage d’être rapide à effectuer et d’une simplicité extrême. Il sera idéal pour un petit déjeuner ou un goûter.

Ingrédients pour 5 pancakes

2 bananes bien mûres – 80 g de fumetto (farine de maïs) – 40 g d’huile de coco + une cuiller à soupe pour la poêle – 5 gouttes d’extrait de vanille – une cuiller à café de rhum – une pincée de bicarbonate

5 cuillers à café de sucre

Recette

Tout d’abord écraser la banane à la fourchette en purée. Ajoutez la farine et la graisse puis mélanger pour obtenir une pâte souple.

Ajoutez les autres ingrédients et laissez reposer 20 minutes.

Faîtes chauffer à feu moyen dans une poêle l’huile de coco. A l’aide d’un cercle constituez vos pancakes sur une épaisseur de 5 à 10 mm.

Retournez quand c’est doré.

Saupoudrez d’une cuiller à café de sucre (idéalement un sucre brun non raffiné).

Le résultat a une bonne tenue tout en restant moelleux. Le mélange banane, coco, rhum, vanille fonctionne à merveille.

La farine de maïs donne la teinte jaune appétissante.

Et en plus il parait que c’est bien fluffy.

Quelques commentaires, il n’y a pas de raison.

La fumetto, farine de maïs, très utilisée en Italie mais aussi dans le Sud Ouest pour faire le fameux millas, gâteau au maïs (même si le nom vient du millet). Ce n’est pas de la maïzena (fécule) ni de la polenta (semoule). L’avantage c’est sa couleur mais vous pouvez utiliser certainement un autre farine sans gluten voire de la fécule à mon avis.

La banane remplace l’œuf, mais elle a un goût marqué.

Si vous trouvez l’huile de coco trop chère, vous pouvez utiliser une autre graisse végétale type margarine, mais vous aurez un goût moins typé. Je fais juste remarquer qu’on en utilise pas énormément dans la recette, même si c’est vrai que c’est pas donné.

Le truc du cercle pour donner la forme, c’est une coquetterie de cuistot. Vous pouvez également déposer vos cuillers de pâte telles quelles. Le résultat sera moins régulier, voire confectionner une grande crêpe épaisse façon matefaim et la découper ensuite.

Quelques variantes à essayer : incorporez des dés de fruits caramélisés dans la préparation style pomme ou mieux encore, ananas !